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Aboubacar Demba Cissokho: A Tunis, l’Afrique noire semble loin, très loin !


abou

Hélas cher ami!, un sentiment de colère, de honte, d’amertume me secoue en lisant l’info. tu me cites dans cet article que tu as écrit en 2004 je crois et j’étais à l’époque pleine d’espoir et d’enthousiasme avec l’idée que la tolérance, la compréhension, l’amitié entre les peuples et notamment entre les Tunisiens et les subsahariens s’instaurent dans notre quotidien et dans notre culture. Avec le temps de l’imposture des printemps arabes, les choses s’aggravent en Tunisie comme en Libye et ailleurs. Je suis témoin comme beaucoup d’autres de l’installation de la haine, de l’ignorance, de la violence dans notre pays!!!! Je ne baisse pas les bras comme beaucoup d’autres. Je suis profondément triste.
Mabrouka Gasmi

Hélas cher ami!, un sentiment de colère, de honte, d’amertume me secoue en lisant l’info. tu me cites dans cet article que tu as écrit en 2004 je crois et j’étais à l’époque pleine d’espoir et d’enthousiasme avec l’idée que la tolérance, la compréhension, l’amitié entre les peuples et notamment entre les Tunisiens et les subsahariens s’instaurent dans notre quotidien et dans notre culture. Avec le temps de l’imposture des printemps arabes, les choses s’aggravent en Tunisie comme en Libye et ailleurs. Je suis témoin comme beaucoup d’autres de l’installation de la haine, de l’ignorance, de la violence dans notre pays!!!! Je ne baisse pas les bras comme beaucoup d’autres. Je suis profondément triste.
Mabrouka Gasmi
A Tunis, l’Afrique noire semble loin, très loin !
Publié le 7 juillet 2015 par kibilicissoko
La Tunisie se trouve bien sûr en Afrique. C’est un pays membre de l’Union africaine, mais une promenade dans les rues de la capitale, Tunis, une discussion à bâtons rompus dans un des nombreux cafés tunisois vous donnent l’impression d’être loin, très loin de l’Afrique noire.
Dix jours d’un séjour à Tunis – belle capitale de la Tunisie – laissent des images, des souvenirs et surtout une meilleure connaissance de la société tunisienne partagée entre la ‘’modernité’’ et la ‘’tradition’’.
Certains Tunisiens, surtout parmi les anciens, ont conscience de l’’’africanité’’ de leur pays. « Nous avons une culture arabe certes, mais nous appartenons à l’Afrique. Nous sommes Africains », dit Salem, un universitaire rencontré en marge d’une réunion de critiques de cinéma africain. Salem explique cette option par la « vision » de Habib Bourguiba, premier président de la Tunisie indépendante, qui estimait que ses compatriotes « auraient plus à gagner au contact des autres pays africains qu’avec les Arabes ».
Des échanges avec des Tunisois, même s’ils ne permettent pas de balayer d’un revers cette affirmation, amènent le visiteur à relativiser en dépit du fait que de timides tentatives de rapprochements commencent à changer la perception que les Tunisiens ont de l’Afrique noire.
Le regard des habitants de Tunis sur les originaires d’Afrique noire est frappant. Il traduit un étrange étonnement, comme si les Noirs venaient d’ailleurs. Ceux-ci peuvent être gênés, mais ils continuent leur chemin comme si de rien n’était. « Ce n’est pas étonnant, ils (les Tunisiens), surtout ceux qui ne voyagent pas. Beaucoup, développent ces attitudes parce qu’ils sont simplement ignorants », tente d’expliquer un journaliste ayant requis l’anonymat. Pour lui, la majorité de ses compatriotes sont plutôt tournés vers l’Europe et les pays arabes. Cet état de fait est visible jusque dans les étals des marchés. Il est quasiment impossible de trouver chez les disquaires des cassettes ou CD de musiciens africains. La même situation est visible chez les libraires qui ne vendent pas de livres africains.
A l’école, témoigne pour le déplorer Assma, 15 ans, « on ne nous fait pas connaître une Afrique noire différente de celle des guerres ». Assma est presque sûre de l’existence d’une « autre Afrique noire plus joyeuse, plus gaie et accueillante ».
Cependant, l’espoir est permis de voir les choses changer positivement, selon Mabrouka Gasmi qui travaille dans le développement. Mabrouka Gasmi s’est donné comme pari de contribuer, par le dialogue et les rencontres, à une meilleure compréhension des peuples d’Afrique par les Tunisiens et vice-versa.
« Jusqu’ici, les connaissances que les Tunisiens avaient de l’Afrique noire se limitaient aux guerres, à la famine, aux conflits », raconte Mabrouka Gasmi, soulignant toutefois que la présence de nombreux étudiants et sportifs bien intégrés et parlant bien la langue du pays « aident à changer de perspective d’analyse ».
« Il s’y ajoute, poursuit-elle, que depuis le déménagement de la Banque africaine de développement (BAD) D’Abidjan à Tunis il y a bientôt deux ans, les choses sont en train de changer dans le bon sens. Les Tunisiens découvrent des cadres qui renvoient une image positive. »
Ce que confirme Abdoulaye Sané, artiste sénégalais installé depuis douze ans en Tunisie. Il ne souligne pas moins que les Africains devraient aussi « sortir de leur torpeur » et faire un pas en allant à la rencontre des Tunisiens.
« Moi, je me sens bien ici. J’ai découvert mon art ici. Si j’étais resté dans mon coin, c’est sûr que je n’aurai pas eu tout cela », poursuit Sané qui parle couramment arabe et se sent « parfaitement bien intégré ». C’est dire que le changement viendra de gestes de part et d’autre.
Aboubacar Demba Cissokho
Tunis, le 12 octobre 2014
https://legrenierdekibili.wordpress.com/2015/07/07/a-tunis-lafrique-noire-semble-loin-tres-loin/

Lire aussi: https://tunisitri.wordpress.com/2014/10/11/racisme-lettre-poignante-dune-etudiante-africaine-aux-tunisiens/

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