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Plus de 65.000 mercenaires combattent en Syrie


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Exclusif : Plus de 65.000 mercenaires combattent en Syrie

La légion étrangère islamiste, financée par le Qatar et l’Arabie Saoudite, est composée de plus de 65.000 mercenaires islamistes, selon des confidences recueillies dans l’entourage de Lakhdar El Ibrahimi, l’envoyé spécial de l’ONU en Syrie et corroborées par des sources diplomatiques arabes présentes à Beyrouth et à Amman. Cheikh Ihsane Baadarani, uléma sunnite, ex conseiller de Bachar Al Assad pour les affaires religieuses, qui a fait défection et qui réside actuellement en Turquie, avance lui aussi ce chiffre de 65.000 djihadistes.

Exclusif : Plus de 65.000 mercenaires combattent en Syrie

Par Khidr Omar | 13/01/2013 | 15:36

La légion étrangère islamiste, financée par le Qatar et l’Arabie Saoudite, est composée de plus de 65.000 mercenaires islamistes, selon des confidences recueillies dans l’entourage de Lakhdar El Ibrahimi, l’envoyé spécial de l’ONU en Syrie et corroborées par des sources diplomatiques arabes présentes à Beyrouth et à Amman. Cheikh Ihsane Baadarani, uléma sunnite, ex conseiller de Bachar Al Assad pour les affaires religieuses, qui a fait défection et qui réside actuellement en Turquie, avance lui aussi ce chiffre de 65.000 djihadistes.

Selon les mêmes sources, ces chiffres recueillent aussi l’assentiment des services russes présents sur le sol syrien ainsi que des services de renseignement occidentaux présents en Turquie, au Liban et en Jordanie. Rien que dans ce dernier pays, stationnent 1.500 éléments des forces spéciales américaines. Cependant, publiquement ces mêmes services de renseignements occidentaux tentent de minimiser au maximum les effectifs des mercenaires islamistes en avançant des chiffres ridiculement bas allant de 800 à 1.500 combattants étrangers.

Faisant fi de cette grosse concentration de djihadistes en Syrie, les occidentaux ont gommé la contradiction principale qui les oppose à ces extrémistes en la rendant secondaire. Aujourd’hui, il s’agit de protéger Israël en mettant à genoux la Syrie ( cf les accords de Doha décidant de désarmer l’armée syrienne, après le départ de Bachar Al Assad, qui n’aurait plus que 50.000 hommes alors qu’actuellement elle en dispose de 350.000 à 400.000), isoler et affaiblir le Hezbollah libanais qui ne recevra plus d’armes, qui habituellement transitent par le territoire syrien (une guerre sera alors déclenchée par Israël pour vider le stock de missiles du mouvement de la résistance), soustraire la Syrie de son alliance avec l’Iran et faire perdre à la Russie toute présence et influence dans ce pays quitte à s’allier au diable et le diable ce sont les mercenaires islamistes chargés de la sale besogne.

Les effectifs des mercenaires présents en Syrie

65.000 mercenaires se trouvent donc sur le sol syrien, apportant guerre et malheur dès qu’ils prennent d’assaut villes et villages, ne laissant aux habitants, d’autres recours que mourir ou quitter leurs habitations investies pour aller gonfler le lot déjà impressionnant de réfugiés.

Plus de 65.000 mercenaires aujourd’hui alors que tous les jours, ce chiffre est donc dépassé car arrivent tous les jours des nouveaux venus du monde entier pour suppléer à la tiédeur des Syriens à aller faire la “révolution”. Pour preuve, la majorité des déserteurs de l’armée syrienne ont rejoint leurs familles et quitté le pays.

L’armée syrienne libre (ASL), qui est le bras armé de la confrérie des frères musulmans syriens, est quant à elle composée de 25.000 hommes sur le terrain en Syrie et de 6 à 7.000 présents en Turquie et en Jordanie, et semble avec ses effectifs faire pâle figure devant la légion étrangère islamiste.

Un recoupement de toutes les informations recueillies auprès des mêmes sources précitées permet de chiffrer comme suit les effectifs des mercenaires présents en Syrie :

Les Libyens (15.000) et leur nombre augmente continuellement, les Tunisiens (10.000) et non 3.500 comme rapporté par la presse tunisienne, les Libanais (10.000) payés chacun 500 dollars/mois par la famille Hariri, les Turcs (10.000) chiffre avancé par l’opposition turque, constituent le fer de lance de cette armée de mercenaires islamistes. Le reste ce sont les Jordaniens (4.000), les Irakiens ( 5.000), les Tchétchènes ( 1.000), les Egyptiens ( 1.500), les Africains, Maliens et Sénégalais, les Palestiniens (quelques centaines), les Bosniaques (1.000), Grande Bretagne ( 500), France (100), Australie (100) les Saoudiens (3.500), les Yéménites (1.500) alors que le chef d’Al Qaïda au Yemen, Tariq al-Fadhli, qui était un proche de Ben laden, est en train de recruter au Sud de ce pays 5.000 hommes à envoyer en Syrie, les Koweïtiens (300), les Afghans venus des pays du Golfe et des Emirats Arabes ( 700), les talibans pakistanais (1.500), présents quant à eux du côté des frontières avec l’Irak.

Par ailleurs, des sources très fiables notent la présence à Damas de 5.000 combattants iraniens de la brigade d’élite El Qods et autres gardiens de la révolution. Des milliers d’éléments du Hezboallah libanais, de leur côté, protègent, des deux côtés, les deux tiers de la frontière libano-syrienne des infiltrations de djihadistes alors que le dernier tiers, au Nord-Est, est tenu par les milices sunnites financées par l’ex premier ministre Saad Hariri qui a mis en grande difficulté son groupe industriel qui se trouve confronté à des problèmes graves de trésorerie et comptant tout de même sur un retour d’ascenseur des Saoudiens.

L’armement

Les armes, lance-roquettes, missiles anti-chars, kalachnikovs, mitrailleuses lourdes, mortiers, sont achetées sur le marché noir en Bulgarie, Bosnie, Liban, Tchéquie, Irak, Turquie, Libye… Tous les stocks ont été vidés par les achats massifs réalisés avec l’argent du Qatar et de l’Arabie Saoudite. Ce dernier pays commande des armes en Ukraine et fabriquées par la compagnie ukrainienne Dastan pour le compte des mercenaires via le territoire turc. L’Arabie Saoudite et le Qatar achètent aussi des armes fabriquées en Egypte par Sakr Factory for Development Industries (AOI) qui est une usine spécialisée dans la production de roquettes et d’obus d’artillerie.

Les occidentaux fournissent différents types d’armes (comme l’Anti-Material Rifle sur la photo), des gilets pare-balles, des  moyens de communication et des équipements à visée nocturne et hésitent à fournir des armes offensives comme les missiles anti-aériens. Cependant, les mercenaires islamistes utilisent des missiles anti-aériens portables SA-24 Grinch, de fabrication russe, provenant des stocks libyens.

Le recrutement

Des cellules de recrutement ont été ouvertes dans les pétromonarchies, en Libye, en Tunisie, au Liban, au Yémen, au Pakistan, dans les pays d’Asie centrale, dans des pays africains, en Europe, en Australie…Les mosquées et les associations sous couvert d’activités caritatives,  des ONG, font des appels au Djihad.

Dans les mosquées européennes, les prédicateurs vont embrigader des centaines de jeunes musulmans occidentaux. Pour l’Europe, c’est d’ailleurs  le Groupe Shari’a uk , dirigé par Anjam Choudary et sous les ordres d’un Libano-Syrien installé à Tripoli (Liban-Nord ) qui est chargée d’envoyer des Djihadistes.

En Allemagne, les groupes du Cheikh Issam Al Attar avec une logistique turque et saoudienne, recrutent à tour de bras des jeunes désœuvrés pour combattre en Syrie.

En Belgique, c’est la branche belge des Mouhajiroune qui s’occupe du recrutement des combattants volontaires, sharia’a Belgium, dont le chef, un certain Abou Amrane, d’origine marocaine, purge actuellement une peine de six mois de prison. Poursuivi par la justice de son pays natal, le Maroc, pour divers trafics d’armes et drogue, il a apporté un soutien public aux attaques de Mohamed Merah et à d’autres actes de terrorisme dans le monde .

Ces dizaines de milliers de djihadistes arrivent ensuite principalement dans trois pays de transit que sont la Turquie, le Liban et la Jordanie où il leur est fourni formation militaire, treillis, armes et moyens de transport et de communication. La plupart de ces islamistes sont transportés dans des avions de compagnies privées affrétés par le Qatar et l’Arabie Saoudite alors que d’autres sont transportés dans des bateaux. C’est un véritable corps expéditionnaire venant de l’étranger, ce qui accrédite l’idée que c’est une guerre orchestrée et alimentée de l’extérieur.

Ces combattants sont ensuite dispatchés dans des brigades comprenant en moyenne de cinquante à cent individus chacune mais relevant de plusieurs factions toutes idéologiquement proches ou relevant de l’organisation terroriste internationale Al Qaïda de l’égyptien Aymane Al Zawahiri.

Le frère de ce dernier, Mohamed Al Zawahiri, présent en Syrie, est chargé de superviser les djihadistes en les intégrant dans différents groupes terroristes en Syrie. Certaines sources affirment que Mohamed Al Zawahiri a été finalement arrêté par l’armée régulière.

Les différentes factions islamistes

Les différentes factions islamistes présentes en Syrie sont  Hizb ut-Tahrir, Jund al-Sham et Fatah al-Islam, des groupes sunnites libanais, Liwa Al Tawhid, l’armée syrienne libre, Jabhatou Al Nosra, Ghouraba al-Sham (des Turcs et des combattants venus d’Asie centrale), Front de libération de Syrie qui comprend de puissantes unités comme les Brigades Farouq de Homs, les Divisions Suqour al-Sham d’inclination salafiste à Idleb et l’alliance Ansar al-Islam, qui domine l’insurrection autour de Damas. Les Brigades Ahrar al-Sham, (un groupe de salafistes syriens, épaulés par des Irakiens et des Libanais) bien implanté dans le nord-ouest de la Syrie et qui a commis des attentats-suicides et veut établir un régime théocratique. La Division Haqq rassemble plusieurs groupes à Homs, le Groupe islamique d’avant-garde, les martyrs de Lattamneh, Bataillon Abdallah ibn Al-Zubayr, les  brigade Fateh, Brigade Ahfad Al Rassoul(petits-fils du prophète), la brigade Souqour Al-Ezz (les Aigles de la volonté), la brigade Hamza Abou Moutalib, Jabhatou AnNasr, Ahrar Al Islam, Jabhatou Thouar Al Cham,  Tajamaou An Nçar Al Islam, Liwa Al Islam, Liwa Darea Al Cham, Rijal Al Moussalihoun Lil Ikhwa Al Mouslimine, Liwa Achahba, Liwa Al Habib Al Moustapha, Ferkatou Souleimane Al Hamwi…

Les principales brigades islamistes: Brigade Ibad Rahman, brigade Salahuddin, brigade Khalid Ibn al-Walid,  Brigade montagne valide, brigade Shaimaa, brigade de succession, Brigade Hassan ibn Thabit, brigade du monothéisme et de la foi, brigade des aigles d’Alep, brigade des soldats de la droite, brigade al-Taliaah al-Islamiyeh, brigade des martyrs, brigade du  critère, brigade des compagnons,  brigade Hamza bin Abdulmutallab, brigade Abu émirat, brigade  Harmoush, brigade de l’âge, brigade Ababil, brigade d’Abou Fida, brigade Al Farouk, brigade des partisans de la vérité, Brigade des Martyrs, brigade  Hamad bin Jassim (du nom ministre des Affaires étrangères du Qatar)

Liwa at tawhid, qui a été créée à l’été 2012 en vue de l’offensive surprise sur la ville d’Alep, grâce à l’union d’environ 170 groupes totalisant 10. 000 combattants, a elle aussi un discours ouvertement religieux.

D’autres formations, comme Suqour al-Islam, les Faucons du Levant, implantés dans le Djebel Zawiya, près de la frontière turque, les Brigades de Libération du Levant, complètent cette nébuleuse de djihadistes qui en fonction des arrivées des nouvelles recrues se forment au fur et à mesure de nouvelles brigades toutes sans exception portant des noms à connotation religieuse ou en référence avec des faits historiques religieux. Les liens de ces organisations avec les réseaux d’al-Qaida sont plus ou moins diffus. Une chose est sûre: la faune des djihadistes étrangers a trouvé un terrain de prédilection après l’Iraq et surtout après leur déconvenue en Afghanistan. Depuis la mort de Oussama Ben Laden, les islamistes étaient à la recherche d’un paradis djihadiste, une terre où ils reconstitueraient  ”Al Qaida” (la “base” ) à partir de laquelle ils exporteraient le Djihad dans le monde entier.

Jabhat al-Nosra, émanation de la branche irakienne d’Al-Qaïda

Jabhat al-Nosra (Front al-Nosra), créée fin 2011, émanation de la branche irakienne d’Al-Qaïda, est le plus grand groupe islamiste en Syrie et est devenu par la force des choses le fer de lance de l’insurrection. Son nom est une abréviation de «Front de l’aide au peuple des moudjahidins du Levant sur les champs de bataille du djihad”. Il apparaît publiquement début 2012 dans une vidéo annonçant sa création en vue de mener le djihad dans le «pays du Cham»( le Levant), terme utilisé par les islamistes pour désigner la Syrie. Son chef est un certain Abou Mohammad el-Joulani, citoyen irakien, qui n’est autre que le dirigeant d’Al-Qaida, Ayyad Toubassi, qui est le beau-frère de l’ancien dirigeant d’al-Qaida dans le pays de la Mésopotamie, Abou Mousaab Zarkaoui tué en Irak en 2006.

Des informations émanant de sites proches de services de renseignement occidentaux indiquent que Jabhat Al Nosra a été créée par le prince Bandar Ben Soltane, le chef des renseignements saoudiens qui entretient des liens très étroits avec les milices djihadistes en Iraq. D’autres sources révèlent quant à elles que le front al-Nosra a été fondé en Turquie, par le commandement des Frères Musulmans syriens, et en particulier son vice-secrétaire général Farouk Tayfour. De son coté le journal satyrique français, Le canard enchaîné, a lui affirmé que le Front Al-Nosra est encadré par des officiers français, américains, qataris et Turcs.

Jabhat al-Nosra est présent dans différents secteurs de la Syrie et déploie plusieurs milliers de combattants à Alep. Cette nébuleuse est engagée sur toutes les lignes de front en Syrie, combats de rue dans les villes et villages, assassinats de personnalités, de médecins, de scientifiques, de cadres du gouvernement, de militaires, de policiers, de fonctionnaires, massacres à grande échelle de civils, qui subissent des fatwas du genre “celui qui n’est pas avec nous est contre nous” (dixit cheikh Adnan Al-Arourst, ancien soldat de l’armée syrienne, exclu pour une sombre histoire de viol), des attentats suicides à la voiture piégée qui témoignent d’un niveau technique et d’organisation supérieur à celui de beaucoup d’autres groupes islamistes grâce à l’expertise Al Qaida en Irak qui lui a fournit argent, combattants aguerris et experts en explosifs.

Les combattants de cette organisation terroriste sont reconnaissables au bandeau – noir ou vert – noué autour du front, marqué de la « chahada » (la profession de foi musulmane). Le drapeau noir frappé de cette même « chahada » flotte sur presque tous leurs moyens de transport et leurs campements. Beaucoup d’autres factions ont également adopté l’étendard noir frappé du sceau du Prophète, qui fut la bannière de l’« État islamique d’Irak », la sanguinaire branche d’el-Qaida en Irak, et l’oriflamme des shebab somaliens.

Rejet de la Coalition nationale syrienne

 

Les groupes islamistes armés, notamment les deux plus importants, Liwaa al-Tawhid et Front al-Nosra, ont annoncé leur rejet de la Coalition nationale syrienne, soutenue par l’Occident et les pétromonarchies, et se sont prononcés pour un Etat islamique, selon une vidéo diffusée sur internet. Souqour el-Sham (faucons de Damas), Liwa el-Islam (brigade de l’islam), Ahrar el-Sham (les hommes libres de Syrie), Katibat el-Ansar (bataillon des premiers combattants de l’islam)… ont affirmé leur désir d’instaurer un « État islamique juste » et d’imposer la charia, tout en privilégiant la guerre contre le régime de Bachar el-Assad.

“Nous, les factions combattantes sur le terrain de la ville d’Alep et de sa province, annonçons notre rejet du complot que représente ce qu’on appelle la Coalition nationale et nous sommes mis d’accord à l’unanimité sur l’instauration d’un Etat islamique juste”, affirme t-ils dans la même vidéo.

Abou Mohammad el-Joulani, le chef suprême de Jabhat-Al-Nosra a même accusé Washington, qui a inscrit cette organisation sur sa liste des organisations terroristes, de prolonger les jours du régime.
Dans un enregistrement audio mis en ligne, il a  affirmé à plusieurs reprises qu’une fois le régime de Damas renversé, le pouvoir devra revenir aux « moudjahidine » (…) et ne doit pas être perdu dans les ténèbres de l’Occident. Celui qui sème doit pouvoir récolter lui-même les fruits » ajoute t-il.

Le 01 janvier 2013, Jabhat Al Nosra, pour ceux qui en doutent encore,  a rejeté catégoriquement  dans une vidéo ci-dessous, “la démocratie impure ” que propose Moaz al-Khatib, chef de la “coalition des opposants syriens” .

“Ce que nous cherchons, c’est d’instaurer un Califat, ni plus, ni moins, et cette sale et impure démocratie occidentale que la Coalition de Doha nous propose ne nous convient pas” a dit, dans une vidéo Samer Ahmad Khalil le porte parole du Front Al -Nosra.

Le Front Islamique Syrien (FIS)

Jabhat al-Nosra veut être la plus grande organisation en Syrie, celle qui maîtrise la situation et surtout celle sans qui rien ne peut  se faire sans elle ou sans son accord.

Pour cela, elle mène depuis quelques jours une offensive pour reprendre les positions de Liwa Tawhid dans la région d’Alep et d’Idleb afin d’affaiblir sa concurrente proche de l’armée syrienne libre (ASL). De nombreux accrochages ont opposé les deux formations à l’avantage de Jabhat al-Nosra. Cette dernière s’attaque aussi aux autres factions islamistes afin de régner en seul maître sur le terrain.

Devant le danger créé par les ambitions de leadership de Jabhat al Nosra et pour contrer ses velléités de s’imposer comme le seul mouvement militaire sur le terrain, diverses factions islamistes ont décidé de s’unir et depuis le 22 décembre une autre nébuleuse terroriste formée de onze factions islamistes est née, le Front Islamique Syrien (FIS), qui, selon Abou Abdel-Rahman al-Souri, son porte-parole, veut l’instauration d’un Califat islamique en Syrie une fois l’objectif atteint de faire tomber le régime syrien, pour établir un Etat  islamique avec la charia comme constitution et imposer cette loi aux musulmans et non musulmans selon le même porte parole.

Les 11 groupuscules sont :
1-Bataillons des libres du Levant dans tous les gouvernorats (Kataeb ahrar al-Sham)
2-la brigade du Vrai (liwa al-Haq) de Homs
3- le mouvement de l’Aube (Al-Fajr) à Alep et sa province
4- le groupe de l’avant-garde islamique dans la province d’idleb
5- les bataillons des partisans du Levant ( Ansar esh-Sham) à Lattaquié et ses environs
6- le bataillon Moussaab ibn Oumayr dans la province d’Alep
7- l’armée de l’Unicité (Tawhid) à Deir Ezzor
8- les brigades de la foi (kataeb al-Imane)
9- la brigade des aigles de l’islam (kataeb sokour al-Islam)
10- les unités des missions spéciales
11- le bataillon Hamza ben Abdel Mouttaleb à Damas et sa province.

Épuration ethnique 

Les différentes factions islamistes, en sus de s’attaquer au pouvoir et à l’armée arabe syrienne, ont depuis le début du conflit déclaré la guerre aux différentes minorités, en premier lieu les Alaouites, traités d’hérétiques  mais aussi les Arméniens, les Chrétiens, les Druzes, les Palestiniens, les Kurdes et les Turkmènes…

Mosquées, églises, mausolées, cimetières sont dynamités systématiquement, tous les symboles de religions qui coexistent depuis des millénaires sont la proie des flammes et de la destruction. Les Alaouites et les chrétiens, par dizaines de milliers, sont soit massacrés soit poussés à l’exil forcé.

Les milices islamistes poursuivent depuis plusieurs mois une opération d’épuration ethnique visant à vider les localités et villages de leurs habitants Chrétiens et Alaouites particulièrement dans le Nord du pays afin de déclarer l’émirat islamique d’Alep. Homs a été vidé, quant à elle de 90% de ses habitants chrétiens soit 10.000 personnes. Des ultimatums sont adressés aux habitants afin de les obliger à quitter leurs demeures qui sont ensuite pillées et saccagées. Les réfractaires seront égorgés et pour certains leurs corps brûlés ou découpés en morceaux et jetés aux chiens.

 Le pillage des biens syriens

Appliquant le principe du butin, les différentes factions islamistes sont de plus en plus préoccupées par cette nouvelle forme de pillage qui a créé des dissensions entre elles au point d’en venir à faire parler les armes pour s’accaparer du maximum de marchandises.

Ainsi des milliers d’usines sont démontées et revendues en Turquie. Des médicaments, de la farine, du blé, des produits de première nécessité, du carburant, des armes lourdes, des munitions, des voitures, des camions sont saisis et revendus. Le kidnapping de commerçants et d’entrepreneurs est devenu florissant et rapporte beaucoup, le rançonnement des taxieurs et des routiers aux barrages tenus par les mercenaires se généralise. Une véritable mafia a vu le jour, avec ses principes, ses méthodes, ses territoires, ses gangs, ses réseaux…Tous les groupes armés sans exception participent au pillage à tel point que la frontière entre terrorisme et grand banditisme est devenue ténue.

Un cours sur le partage du butin entre les différents groupes 

Des milices sont créées du jour au lendemain pour gérer ce fructueux et alléchant marché du butin. Pour des dizaines de factions islamistes, la “révolution” est devenue le dernier de leurs soucis tant la course au butin est l’essentiel de leurs activités. Le pillage est devenue la règle d’or des milices qui sont traitées aujourd’hui de voleurs par la partie de la population qui leur était favorable au début des troubles.

La Syrie est un pays très riche en sites archéologiques ce qui a poussé la mafia islamiste à récupérer des centaines de pièces archéologiques, comme en Iraq après l’invasion américaine, dans un trafic bien rodé vers le Liban et la Turquie. Dans ces deux pays, les pièces sont remises à des experts qui les évaluent, règlent en dollars les intermédiaires, et ensuite les revendent dans le monde entier et particulièrement en Europe et aux Etats-Unis.

La guerre économique

Depuis deux mois, les mercenaires ont engagé une guerre économique contre l’Etat et le peuple syriens, en s’en prenant à trois secteurs stratégiques : l’approvisionnement alimentaire, l’énergie et l’eau à l’effet de causer un effondrement du pays.

En effet, les silos de blé contenant des millions de tonnes de blé, farine et autres denrées alimentaires sont vidés systématiquement et revendus en Turquie et lorsque le transport n’est pas possible, ils sont brûlés. Poussant à la famine, les mercenaires s’en prennent alors aux meuneries et aux boulangeries possédant quelque stocks de farine qui font l’objet d’attentats en faisant accroire que ce sont les forces régulières qui sont à l’origine des attaques. Le prix du pain a augmenté de 40 à 50%, la farine, le carburant indispensable aux livraisons et le gaz de cuisine se font rares.

Des convois transportant des denrées alimentaires envoyés par le gouvernement sont bloqués sur les routes et pillés. Les paysans sont chassés de leurs terres afin que plus aucune production agricole ne soit possible.

les maisons investies par les mercenaires jettent sur les routes des centaines de milliers de syriens dans une opération planifiée et programmée. Le rituel est toujours le même, des villes et des villages restées calmes et sans incidents sont tout à coup prises d’assaut par des milliers de mercenaires qui investissent les maisons, les écoles, les mosquées, les administrations…et font fuir les populations en arguant ensuite de propagande faisant accroire que les populations fuient les bombardements de l’armée régulière. Ainsi peut-on compter aujourd’hui deux millions de personnes déplacées à l’intérieur des frontières et plus de 550.000 réfugiés dans les pays voisins. La guerre médiatique c’est aussi cela, montrer des milliers de réfugiés dans un état de dénuement total et accuser le gouvernement d’être responsable de cette situation.

Cette gigantesque opération de sabotage touche aussi les raffineries qui sont incendiées, les pylônes électriques sectionnés, les  oléoducs et les gazoducs dynamités, les barrages de retenue de l’eau détruits… alors que les Etats-Unis et l’Union Européenne imposent depuis mars 2011 des sanctions économiques et commerciales contre la Syrie visant les sociétés, le pétrole, les avoirs bancaires, l’interdiction de voyage…

La stratégie militaire

Agissant comme conseillers militaires, les services de renseignement de l’Otan et les forces spéciales américaine, britanniques et françaises, présents en Turquie, Jordanie et dans le Nord de la Syrie prodiguent à ceux que la presse occidentale désigne comme insurgés, révolutionnaires, rebelles ou opposants, entraînements, formations et renseignements grâce aux écoutes des communications de l’armée régulière syrienne, aux drones et aux images des satellites espions ainsi que des renseignements sur l’emplacement des troupes syriennes et leurs mouvements.

Ces conseillers militaires distillent aussi de la propagande afin de rendre le combat des mercenaires plus soft, incriminent le pouvoir syrien en l’accusant d’exactions et de massacres et attentant au moral des troupes de l’armée syrienne… Ils contribuent aussi à l’organisation et à la coordination des rebelles, à développer des routes logistiques et à faire passer du matériel en Syrie. Pour coordonner ces activités, une structure d’échange de renseignements et de planification en soutien aux rebelles est opérationnelle dans la base aérienne de l’OTAN à Incirlik en Turquie.

Bénéficiant de ce soutien multiforme de l’Otan, les mercenaires et les éléments de l’ASL vont attaquer dans toutes les directions dans le but de disperser les troupes régulières et par la même les épuiser. Attentats suicides contre les institutions, opérations ciblées contre les hauts gradés de l’armée, les agents des services de sécurité, les scientifiques, les médecins, les artistes, les journalistes… Attaques contre les écoles militaires, les bases de défense anti-aériennes, les dépôts d’armes, les aéroports militaires et civils, les postes frontières, les casernes…contraignant l’état-major syrien à mobiliser d’importants moyens à la surveillance des sites stratégiques. Cette stratégie consiste à étendre et à multiplier les lignes de front dans le but d’affaiblir les forces armées syriennes et de créer ainsi des failles susceptibles d’être exploitées.

L’armée syrienne n’étant pas préparée au terrorisme, ni à cette guerre mondiale, a réussi, malgré de très grosses pertes dans ses rangs et des désertions de soldats et d’officiers, à s’adapter à la nouvelle situation qui lui a été imposé par un agenda extérieur.  Au lieu de se disperser et de s’user, comme on a tenté de lui imposer, l’armée se retire des zones sans importances stratégiques, comme de petites villes ou villages, de régions montagneuses ou désertiques, de casernes… mais ne cède rien sur les grandes agglomérations, les autoroutes,  les sites stratégiques…sans toutefois abandonner définitivement les endroits désertés puisque l’armée laisse faire puis revient en force et réoccupe le terrain conquis en suivant cette fois-ci son propre cahier de charges.

La prise de l’aéroport militaire par les mercenaires de Jabhat Al Nosra et ceux de Ahrar Al Cham est l’illustration de cette  nouvelle stratégie. L’état-major de l’armée syrienne a ouvert une brèche par le coté Est de l’aéroport pour laisser quelque 1.000 terroristes s’engouffrer tout en évacuant les quelque 200 militaires et laissant sur place la vingtaine d’hélicoptères tous usagés et réformés, cloués au sol, et servant de pièces détachées aux autres aéronefs (Si ces hélico étaient opérationnels, il aurait suffi que les pilotes les récupèrent pour aller les faire poser ailleurs). Une fois que les assaillants, bercés par l’illusion de la bataille gagnée, aient investi les lieux et attendant qu’ils se concentrent pour fêter la victoire, du ciel ont surgi les MIGS et les hélicoptères de combat pour écraser de leurs bombes les hordes de mercenaires qui ont perdu 200 hommes lors des premiers bombardements.

La guerre sera longue, parce que l’armée continue à s’adapter à cette situation inédite, en décentralisant ses différents commandements pour pouvoir répondre sur le champ aux situations d’urgence sur le terrain sans en référer au commandement central et ensuite attendre les ordres. L’armée avec l’aide des patriotes et des résistants syriens de toutes confessions n’a pas d’autres choix que d’éliminer tous les mercenaires présents sur son territoire. Le flot de mercenaires finira alors par s’estomper. Cela dit une certitude aujourd’hui  la guerre ne sera en aucun cas gagnée par ceux qui l’ont déclenchée. (Avec Tarek Farhat)

Préparation d’un attentat kamikaze du Front Al-Nosra

Un massacre revendiqué dans la vidéo par le Front Al-Nosra

http://www.algerie1.com/actualite/exclusif-plus-de-65-000-mercenaires-combattent-en-syrie/

 

Un commentaire sur “Plus de 65.000 mercenaires combattent en Syrie

  1. […] Plus de 65.000 mercenaires combattent en Syrie | ITRI : Institut Tunisien des Relations Internationa…. […]

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