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Abdessalem Larif: L’exotisme dérisoire des Poivre D’Arvor.


arvor

L’exotisme dérisoire des Poivre D’Arvor.
Par Abdessalem Larif
Tunis 30-10-2016

Les historiens sont des rêveurs puisqu’ils se projettent dans le passé. Quand ils le font par coquetterie comme Olivier et Patrick Poivre d’Arvor, ils ne rêvent pas, ils rêvassent. Le premier qui nous intéresse, ambassadeur de France à Tunis dont la nomination à ce poste a amusé le monde de la culture et intrigué celui de la politique, n’oserait point démentir quiconque lui aurait prêté la sensation intime d’entrer, ainsi qu’il l’a fait aujourd’hui dans l’antre de Montplaisir, sous la défroque du colonel, alors lieutenant, T.E. Lawrence dans la tente de Fayçal. Poussée plus loin, la comparaison serait trop injuste pour la mémoire de ce dernier.
De quelle mission cet ambassadeur se croirait- il investi, sous la prétention affichée d’ « accompagner » notre pays sur le chemin de la démocratie, si ce n’était de l’entraîner, selon la représentation fantasmatique qu’il s’en fait, sur celui de Damas ? Je devrais ajouter, dans une histoire en miniature, par un François Hollande qui y paraîtrait encore plus petit.
Certes, l’histoire du monde arabe est pleine de ces personnages louches, entichés de culture, surtout d’archéologie, qui, enrôlés par le Foreign Office pour y préparer l’extension de la domination britannique, ont cajolé des monarques probables, poussé des carrières, éveillé de funestes vocations et y ont semé en livres Sterling les germes de sanglantes discordes. Dans le même propos, la tentation était grande pour Hollande d’avoir, lui aussi, son John Philby, sa Gertrude Bell, donc de réembaucher Bernard Henri Lévy, et, suprême inspiration, de mettre à contribution le penchant littéraire épique d’Olivier Poivre d’Arvor pour de lointaines aventures, révélé notamment par une biographie de Lawrence d’Arabie cosignée avec son frère Patrick et qui, dans le rayon de ma bibliothèque réservé à l’officier anglais, fait office d’album complet de photographies, sans plus.

Abdessalem Larif

2 commentaires sur “Abdessalem Larif: L’exotisme dérisoire des Poivre D’Arvor.

  1. « par un François Hollande qui y paraîtrait encore plus petit. »
    vous voulez dire par la taille …….. Mais par l’honnêteté, il est comme le nez de Cyrano petit tout petit, minuscule – voire rien du tout – abject et minable

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