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Pour la mémoire: Front Tunisien de Salut National, Tunis, le 10 Avril 1990


ben ali

Front Tunisien de Salut National(F T S N)

Tunis, le 10 Avril 1990

L’ITRI publie, tel quel et sans le moindre commentaire, ce tract anonyme qui a circulé à Paris au cours des années 1990 et 1991 et dont la paternité n’a jamais été revendiquée par aucun groupuscule ou individu.
A cette époque il n’était pas rare que les activistes politiques tunisiens à l’étranger et peut-être aussi en Tunisie, reçoivent des tracts de ce genre, hostiles au pouvoir tunisien mais aussi d’autres de propagande pour le régime, l’anonymat étant la règle dans un cas comme dans l’autre.
A notre connaissance, l’auteur de ce tract, le FTSN, ne s’est guère plus manifesté après cette date du 10 avril 1990.
ITRI.

Aux citoyens de Tunisie, Progressistes ou Islamistes, Socio- démocrates ou Socialistes destouriens, Indépendants, Syndicalistes, Etudiant (es), Travailleurs
La situation est devenue grave, notre destin est le même, notre responsabilité est une…
Tunisien (ne}s, patriotes : Réveillez-vous !!!
Tunisien(ne)s Nationalistes : Unissez-vous.

Le bureau politique du Front Tunisien de Salut National, formé de 10 membres élus par un comité central de personnalités tunisiennes toutes tendances politiques confondues, actuellement dans la clandestinité à l’intérieur du pays et à l’étranger, du fait que le régime a rejeté toute solution visant à la transparence de l’action politique et instauré de fait la pratique de la terreur et de la délation, a tenu par ce communiqué numéro 2, à éclairer l’opinion publique nationale et internationale sur 1a situation de blocage politique de déliquescence économique , d’aggravation des atteintes aux droits de L’homme et des artifices institutionnels dont souffre le pays depuis le 7 novembre 1987.
Le climat est de plus marqué par le pouvoir absolu personnel et népotique du Général Ben Ali ainsi que par une répression systématique des forces de la nation qui a frappé en février dernier particulièrement plus de 1500 jeunes étudiants tunisiens, arrêtés, torturés ou enrôlés de force dans l’armée et privés de la poursuite de leurs études.
Tous les partis d¹opposition crédibles ont certes stigmatisé cette terreur érigée en système ainsi que la dégradation du niveau de vie des Tunisiens.
Leurs leaders se sont vus accusés, condamnés et certains jetés en prison. Tel était le cas de Maître Béchir Essid, leader du Parti Unioniste, encore détenu dans des conditions humiliantes, de monsieur Jelloul Azzouna, secrétaire général du Mouvement de l¹Unité Populaire, de monsieur Hamma Hammami, secrétaire général du Parti communiste ouvrier et de son épouse, maître Radhia Nasraoui.
Monsieur Ahmed Ben Salah et ses amis du Parti de l’Unité populaire ont été aussi les victimes d¹agressions barbares dont l’origine est connue.
Le dernier mois de mars vient d’être couronné par l¹arrestation et la torture de 231 militants de Ennahdha ainsi que d’autres tendances à Tunis, Sousse et Bizerte accusés de distribuer des tracts politiques non autorisés.
Le récent remaniement ministériel opéré par le Général Ben ALI traduit en fait une volonté d’aller encore plus loin dans la répression et d’imposer les solutions de la terreur policière dans une société tunisienne pacifique composée à 70 % de jeunes qui aspirent légitimement à la Démocratie et à la Liberté.
Il est aujourd’hui acquis que le régime de BEN ALI est décidé à poursuivre la politique de double langage et de double visage.
– Au discours pseudo -démocratique la triste réalité a substitué le maintien du parti unique avec l’arrivée d’un nouveau ramassis d’affairistes et d’opportunistes venus de tous les horizons pour réunir quelques malheureux privilèges en échange de leur caution à un régime qui a fait faillite et que l’histoire jugera sévèrement..
– Au discours de l’Unité Nationale et de l’Etat de droit, la réalité est une Tunisie toute entière livrée au bon plaisir du tristement célèbre QUATUOR : Eltaief, Chaibi, Moncef BEN ALI et CHIBOUB, la nouvelle famille dirigeante de la Tunisie en cette année 1990, tous cousins, frères et gendres de Ben Ali, l’incontournable mafia des marchés internationaux, des appels d’offres et des commissions qui a fait main basse sur le pays. Ce qui a fait dire à des experts étrangers en visite dans notre pays que l’Etat Tunisien est en fait une filiale du groupe Eltaief, Chaibi et Associés.

MAIS CE QUI EST GRAVE ET INQUIETANT POUR LE PRESENT ET L’AVENIR. C’est que pour asseoir sa mainmise totale sur le système politique, des structures parallèles aux structures légales ont été créées.
Elles sont sous l’autorité directe du palais et disposent d’un budget et de moyens chiffrés à plusieurs centaines de milliers de dinars. Actuellement ces cellules sont au nombre de quatre.

l/ La cellule dite des BRIGADES FANTOMES.

Elle est chargée des règlements de comptes dissuasifs et violents à l’encontre des personnalités politiques ou de leurs proches allant du tailladage des pneus des véhicules et des coups de téléphones anonymes jusqu’à l’assassinat. Depuis sa création, une dizaine de victimes sont tombées sous les coups de la torture et des armes des membres de cette équipe spéciale dont la dernière est un jeune originaire de Mahdia un certain B.Z.(1) ,informaticien qui a pénétré par inadvertance le réseau informatique du Palais de Carthage et que l’on a retrouvé au mois d’août gisant au creux d’un fossé

Créée depuis début 1987 à l’insu de BOURGUIBA, cette brigade spéciale a abattu 5 citoyens après le 7 novembre 1987 dont un officier supérieur de 1’armée. Elle est à l’origine des deux explosions spectaculaires dans deux hôtels du Sahel l’été 1987, mises sur le compte des islamistes dans le but de justifier la répression de la contestation et qui a coûté la vie à deux innocents jugés par un tribunal criminel et irresponsable.
Elle dispose de moyens financiers et matériels importants, de véhicules le plus souvent portant une immatriculation étrangère, de deux habitations retranchées, dont la plus importante se trouve dans la banlieue ouest de TUNIS,

Son budget est évalué à 450 000 dinars, puisé dans le fond de souveraineté de la présidence.
Le responsable politique de cette unité est en FAIT LE SECRETAIRE PERSONNEL DE Ben Ali alors que le responsable des opérations techniques est un ancien de la DST qui avant le 7 novembre était responsable du tabassage et de l’assassinat de BOUTHEINA BEN OUANES et de KHLEAIEF BEN MANSOUR, respectivement décédés le 24 avril 1987 et le 2 mai 1987 après d’horribles sévices ainsi que de NAB1L BARAKATI de GAAFOUR le 13/4/87.
BEN ALI, alors Ministre de l’intérieur, supervisait personnellement les interrogatoires des suppliciés grâce à un système électronique reliant son bureau personnel aux salles des interrogatoires et de tortures.
Après le 7 novembre c’est cette même équipe qui a tabassé BECH1R ESSID et Hamma HAMMAMI le mercredi 30 novembre 1988 et qui ont tailladé les pneus des véhicules de AHMED Ben Salah – Leader du MUP ainsi qu’à l’origine des agressions physiques contre les militants du MTI (Ennahdha).

Avant le 7 novembre, seize (16) citoyens et une (1) citoyenne ont été tués après torture dans les locaux de la police de BEN ALI en 1987 (rapport d’Amnesty international)
Ces véritables escadrons de la mort dépendent directement de l¹autorité du palais et ont pleins pouvoir en aval et sont même en mesure d¹utiliser si nécessaire la logistique du Ministère de l’intérieur par le biais d’un coordinateur de la DST.

Ils ont pour objectif d’agir dans la clandestinité pour des opérations punitives ou dissuasives évitant les désagréments et la publicité des procès politiques à l¹encontre des victimes.

LA CELLULE DE DÉSINFORMATION.
Elle est chargée de diffuser à travers le pays des fausses nouvelles, désinformations, bobards, à la fois en faveur de BEN ALI et du régime et négativement, à l’encontre dos structures ou de personnalités que l’on veut démolir. Même les Ministres des Gouvernements du 7 novembre n’ont pas été épargnés par cette brigade qui a été chargée de préparer l’opinion publique à leur déchéance, comme ce fut le cas pour HABIB AMMAR contre qui on a fait circuler un tract faisant état de tous les abus de pouvoir et passe-droits durant sa période au ministère de l¹Intérieur.

C’est elle qui a également préparé la chute de HEDI BACCOUCHE, ex-Premier ministre et pourtant cerveau du 7 novembre, sacrifié pour justifier le bilan trop négatif de son gouvernement.

Elle influence et contrôle directement la presse satellite. Elle est très puissante et est à 1’origine de 80 % des BOBARDS circulant à Tunis, au point que les Tunisiens sont réellement victimes d’une désinformation des plus organisées dans le Tiers-Monde.
Cette cellule est dirigée techniquement par Fethi Houidi, haut cadre de l’information promu pour ses » loyaux services », assisté de 4 collaborateurs dirigeants de Journaux satellites de la place et est contrôlée par un cousin et intime de BEN ALI un certain, ELTAIEF KAMAL qui est en fait le vrai VICE PRESIDENT de l¹État Tunisien, la fonction de Premier ministre étant devenue simplement protocolaire. .

Monsieur HEDI GRIOUI actuellement promu Secrétaire d’état, était chargé de la coordination avec les services du Ministère de l’Intérieur.
Cette cellule coûte aux Tunisiens d’être bernés mais elle revient également à 250 000 dinars de frais de fonctionnement annuellement.
Cette cellule existe en fait depuis 1986 et s’est renforcée considérablement durant l’année 1987 avec l’avènement de Ben ALI à la présidence.
Elle est à l’origine de nombreux tracts et lettres anonymes de menaces à l’encontre de certaines personnalités progressistes dont la dernière est le tract signé  » ENNAHDHA » mais préfabriqué par cette même cellule condamnant à mort Mr CHARFI, actuel Ministre de l’Education nationale et destiné à préparer et à justifier la répression.
Il y a deux ans, Ben Ali a promis aux Tunisiens la démocratie et une vie meilleure.
Aujourd’hui les Tunisiens vivent la dictature policière et la régression économique.
Alors aujourd’hui le peuple tunisien et les forces patriotiques demandent au Général et à ses proches d’éclairer l’opinion publique sur sa gestion politique ainsi que la gestion des deniers publics alors que le pays est au bord du gouffre.
Que dire du YACHT choisi et acheté par BEN ALI pour ses loisirs, son agrément et sa sécurité personnelle ayant coûté là bagatelle de 600 millions de millimes et équipé de la plus haute technologie de communication et de sécurité et dont l’entretien mensuel revient à 80 millions aux malheureux contribuables Tunisiens.
DES DEPENSES DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE :: le montant et la destination du nouveau  » fond de souveraineté » communément appelé caisse noire qui est passé de 380 millions de millimes à 3 milliards et demi . (Voir les textes du Journal officiel consacrés au budget 1989).
De L’Extension dans l’enceinte du Palais, de nouveaux espaces par les soins de l’entreprise M’Henni et Eltaief associés et qui coûtent la bagatelle 2,5 milliards transformant le tout en véritable BUNKER équipé des installations les plus modernes en matière de communications et de renseignements.
Ces aménagements ont entraîné par ailleurs des destructions du site historique et prestigieux de Carthage qui ont été récemment dénoncées par le Directeur du site archéologique de Carthage et condamné avec force par le Service Méditerranéen de l’UNESCO.
DU COUT DE LA SECURITE PERSONNELLE: qui n’a d’égale que la peur que ressent BEN ALI vis-à-vis de son peuple. Les déplacements présidentiels constituent un véritable calvaire pour les Tunisiens bloqués sur les routes durant des heures, choqués par l’étalage d’un tel arsenal de protection que les Tunisiens appellent communément «LE SYNDROME DE CEAUCESCAU».
Est il possible d’imaginer qu’aucun gouvernorat n’a reçu à ce jour son « Président ». Même les ministres se plaignent d’être débarqués de leurs voitures devant la grille du palais pour monter dans des voitures blindées de sécurité à chaque audience présidentielle-
A la phraséologie du changement, s’oppose la réalité des milliers de militants Tunisiens jetés dans les cellules des prisons ou privés de leurs passeports et de leur travail.
C’est pour toutes ces raisons que le F.T.S.N. préoccupé et conscient des graves dangers qui guettent la Tunisie à court terme en appelle à la conscience de tous les Tunisiens et Amis de la Tunisie afin de se ressaisir et d’agir dans le sens d’une DEMOCRATIE RÉELLE ET PROFONDE, celle qui n’est pas un discours anesthésiant nais bien une méthode d’exercice du pouvoir, seul et meilleur garant du consensus national.
Le FTSN quant à lui a pris l’engagement solennel de défendre avec force et détermination aux côtés de toutes les autres bonnes volontés ce qui reste des acquis de la Tunisie actuellement en cours de dilapidation et de veiller à ce que s’instaurent dans notre pays les libertés individuelles et la démocratie réelle, seules garantes d’un authentique État de droit.
BIENTOT TRENTE MOIS DE POUVOIR :
Quelle est la réalité du Paysage Tunisien dans lequel vivent actuellement les Tunisiens et Tunisiennes, après 30 mois de pouvoir.
Un REGIME POLICIER renforcé ayant pour objectif sournois l’embrigadement et la mise au pas des Tunisiennes et Tunisiens par une stratégie de surveillance, écoutes téléphoniques, chantages, pressions, délations plaçant toute la communauté non encore incarcérée en état de liberté conditionnelle et surveillée.
Pas une famille Tunisienne n’a été épargnée par l’arrestation arbitraire d’un de ses fils depuis que Ben Ali a accédé au Ministère de l’intérieur en 1986 puis à la Présidence en 1987.
Tous ces complots, ces techniques de dissuasion sournoise, ces crimes camouflés faisant partie des techniques de renseignements des pays qui s’apparentent au fascisme spécialisés dans l’embrigadement des populations civiles sont déjà connus et dénoncés par les Tunisiens et même et par certains responsables autour de Ben Ali.
Toutes ces dépenses, ainsi que 1’enrichissement explosif de sa famille et des proches du palais parallèlement au montage médiatique du « scénario de secours social » de Ben Ali auprès des couches défavorisés constitue encore une fois une atteinte à la bonne foi et à la conscience des Tunisiens sans compter certains comportements immoraux et anti sociaux des Maîtres du Palais.
Le temps du double langage et du double discours, des promesses stériles et de la » volonté du prince » sont devenus le lot quotidien des Tunisiens qui ne sont plus dupes.
Le F T S N salue tous ceux Qui  » disent tout haut ce que le peuple pense tout bas ».
Il salue le courage et le patriotisme de l’union des forces progressistes ainsi que l’engagement des dirigeants et militants d’Ennahdha.
IL salue la dernière prise de position de Ahmed MESTIRI de réviser sa position après avoir été trompé par le double discours du pouvoir ainsi que l’engagement remarquable de MOADDA et ses collaborateurs pour l’instauration d’une véritable société civile.
Comme il salue les prises de position de tous ceux présents ou absents du pays qui ont participé à la construction de la Tunisie aux cotés du Leader BOURGUIBA dont on salue la longue lutte pour l’indépendance et la construction de l’Etat Moderne et dont on reconnaît les sacrifices et les retombées positives surtout mises en valeur après l’incapacité de gestion de l’équipe actuelle au pouvoir.
Il salue les autres forces politiques et leurs dirigeants qui ont gardé leur dignité et ne sont pas tombés dans le piège facile des Ministrables Pressentis, véritable outil du pouvoir pour appâter les dirigeants des partis dits d’opposition qui eux ont réellement compris le « discours et la méthode  » du président du RCD et qui se passent d’éditoriaux flatteurs.
Enfin il rend hommage aux personnalités et aux .familles de ceux qui, pour leurs idées, leurs convictions, leurs appartenances à une structure politique ont souffert, souffrent ou souffriront encore des sévices et de 1’emprisonnement.
Ils ont inscrit, Inscrivent et inscriront en lettres d’or l’histoire de la démocratie en Tunisie.
Compte tenu de la détérioration sans précédent du paysage politique, économique et social, le F.T.S.N. se fait un devoir de mettre Ben Ali devant ses responsabilités historiques.
C’est pourquoi le F T S N exige :
– La suppression des cellules et brigades spéciales parallèles et leur système de pression sur toutes les structures publiques, privées et les individus afin d’assurer le rétablissement de l’état de droit réel et d’une justice souveraine.
– L’arrêt de toutes les poursuites , instructions de dossiers, règlements de comptes à l’encontre des hommes politiques et des individus ainsi que la libération immédiate et sans conditions de tous les prisonniers politiques.
-Une Amnistie générale réelle, appliquée sans exclusive aucune ainsi que le rétablissement dans leurs droits de toutes les victimes des règlements de comptes.
– La libération immédiate et sans conditions du LEADER BOURGUIBA actuellement séquestré à qui le peuple Tunisien pardonne « les écarts de l’âge « et rend hommage à son action globale.
II doit bénéficier de tous les soins que nécessite son état de santé.
– La gestion saine de ce qui reste des deniers de l’état par la famille dirigeante dont le comportement aurait du être conforme aux sacrifices consentis par l’ensemble du peuple Tunisien : l’état n’étant pas la propriété d’un seul homme ou d’une famille mais bien celle du Peuple souverain,
– L’établissement de contacts sérieux avec les différentes tendances et forces politiques et la mise en place d’une plate forme de travail révisant et réhabilitant le code électoral , le code de la Presse et le code des partis ainsi que 1’octroi de visas aux partis non reconnus, première étape en vue du renouvellement du parlement, du changement de la Constitution et la mise en place d’un Gouvernement d’Entente National.
Une Economie EN RUINE, une monnaie totalement dépréciée, un endettement poussé à son paroxysme, un pouvoir d’achat réduit à sa plus simple expression par une inflation galopante et un blocage des salaires, un chômage accentué alors que s’épanouit autour du Général une nouvelle race d’arrivistes, authentiques spécialistes du passe droit, véritables rapaces écartant tous les concurrents possibles dilapidant sans mesure les plus déshérités.
– UN PARLEMENT supposé « représentant du peuple » mais l’isolant davantage de l’exercice de ses droits, véritable chambre d’échos faite sur mesure par un code électoral sur mesure et après des élections truquées sans mesure et présidé par celui qui, depuis 1957 a été le procureur de tous les procès politiques.
Ainsi Ben Ali, fidèle à sa formation confie les hautes charges à ceux dont le dossier est le plus chargé.
– Des PARTIS POLITIQUES: dont certains fabriqués et montés de toutes pièces par BEN ALI pour renforcer le triste décor de la tragi-comédie d’un Pacte National, réduits actuellement à leur expression la plus simple par un code des partis, de la presse et un code électoral honteux, véritable affront à tous les Tunisiens, symbolisant admirablement la stratégie de la duplicité et du maquillage, enregistrant une véritable régression par rapport à la situation d’avant le 7 novembre.
UNE JUSTICE .-loin d’être indépendante conformément à la constitution et aux promesses du 7 Novembre, demeure plus que jamais muselée, aux ordres directs de BEN ALI et de ses hommes, chargée de tisser à travers le pays les trames de l’injustice , du passe droit, des règlements de comptes, des parodies de procès et des procès d’opinions, comme il le fit avant le 7 novembre lorsqu’il avait la charge du ministère de l’intérieur.
Une justice manipulée aujourd’hui par ces mêmes hommes, qui, trois années durant tiraient les « ficelles de la honte ». Une justice dirigée vers la répression des opinions et des oppositions.
UNE JUSTICE AUXILIAIRE DE LA POLICE.

UNE TUNISIE SEULE: discréditée, isolée du Maghreb, du Monde Arabe et de l’Occident.
Tous les acquis diplomatiques de la Tunisie dilapidées en quelques mois, le dernier en date étant le transfert du siège de la ligue Arabe à l’unanimité des Etats Arabes.
VOILA CE QU’EST DEVENUE LA;TUNISIE AUJOURD’HUI.

Des élections législatives basées sur la transparence doivent être fixées pour la création d’une assemblée constituante qui a pour mission d’élaborer la nouvelle constitution qui tiendra compte d’un nouvel équilibre entre les trois pouvoirs : Exécutif, Législatif et. Judiciaire et qui met fin définitivement à l’Arbitraire, à toute possibilité d’accaparement du pouvoir par un seul individu et l’instauration irréversible d’un système démocratique,
Cette nouvelle constitution sera le ciment de la stabilité et de l’entente de demain.
– L’évacuation immédiate et totale des forces de police de l’enceinte Universitaire et le respect de la volonté exprimée légitimement par les Etudiants et le corps Enseignant.
Par ailleurs le F. T. S. N met devant leurs responsabilités envers la patrie et le peuple tous les collaborateurs de Ben Ali afin qu’ils assument entièrement leurs actes légitimant un système plaçant la Tunisie dans l’orbite des DICTATURES BANANIERES.
Il lance un appel à l’ensemble de l’opposition Tunisienne à unifier leur rang et coordonner leur action pour un objectif prioritaire et commun qui est la mise en place dans les plus brefs délais d’une législation et de structures démocratiques réhabilitant le pouvoir des « actuels sans pouvoirs » c’est à dire le peuple dans toutes ses composantes.
Il invite les Tunisiens et les Tunisiennes à boycotter les prochaines élections MUNICIPALES qui seront comme les précédentes une nouvelle farce mettant encore les institutions Républicaines entre les mains des amis de la famille dirigeante et de quelques affairistes locaux et régionaux qui ont applaudis tous les régimes.
Il invite également les Tunisiens à BOYCOTTER toute autre manifestation ou initiative politique gouvernementale tant que le cadre objectif de la démocratie et des libertés n’aura pas été mis en place.
Une résistance passive ferme, résolue évitant toute forme de violence à 1’image de la maturité du peuple Tunisien s’impose.

Archives de l’Institut tunisien des relations internationales (ITRI)

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