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Ahmed Manai à AfricanManager: Ennahda n’a pas de projet national tunisien!


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Ennahda n’a pas de projet national tunisien et Rached Ghannouchi a un projet de revanche contre l’État National et le Sahel !

Le président de l’Institut Tunisien des Relations Internationales (I.T.R.I), Ahmed Manai nous a déclaré dans un entretien avec « African manager », que le parti Ennahda n’a pas de projet national et qu’il est plutôt engagé dans un projet régional sous la conduite du Turc Erdogan, que notre interlocuteur considère comme un agent des USA, et du capitalisme international.

AfricanManager: 10-03-2013

Maha Kallal

Ahmed Manai :  Ennahda n’a pas de projet national tunisien et Rached Ghannouchi a un projet de revanche contre l’État National et le Sahel !

 Le président de l’Institut Tunisien des Relations Internationales (I.T.R.I), Ahmed Manai nous a déclaré dans un entretien avec  « African manager », que le parti Ennahda n’a pas de projet national et qu’il est plutôt engagé dans un projet régional sous la conduite du Turc Erdogan, que notre interlocuteur considère comme un agent des USA, et du capitalisme international.

Ahmed Manai considère que Rached Ghannouchi exécute un projet de revanche contre l’État national construit par le parti destourien. Il prend pour exemple, les déclarations « révisionnistes » de ce dernier, lors de la fête commémorative de l’évacuation des troupes étrangères dans lesquelles il a dit que « les martyrs de Bizerte étaient des victimes du narcissisme de Bourguiba ».

 Rached Ghannouchi est en train de falsifier  l’histoire, en affirmant que les jeunes qui s’étaient engagés pour combattre à Bizerte *en 1961, ne l’avaient pas fait pour leur patrie, mais qu’ils avaient été les victimes du narcissisme de Bourguiba. Cette déclaration constitue un outrage à la mémoire des patriotes et de la jeunesse tunisienne, et une insulte pour le rôle joué durant la libération, par le Président Bourguiba.

Ahmed Manai considère que Rached Ghannouchi, président du parti Ennahda, a un projet revanchard contre l’État national tunisien et contre le Sahel et les Sahéliens, rappelant qu’il n’y a dans le conseil de la Choura de ce parti que cinq ou six membres originaires de cette région.

En outre, et selon notre interlocuteur, Ennahdha tient un discours politique, idéologique  et religieux, dangereux et binaire, tendant à faire croire que les Tunisiens sont divisés entre laïques et islamistes alors que l’extrême majorité des Tunisiens sont des musulmans ordinaires ; les islamistes étant une minorité et les laïques encore moins nombreux.

 

Les explosions terroristes de 1987

Ahmed Manai a rappelé que le pays avait connu  une très grave crise politique et économique en 1986 et 1987 et que le  Mouvement de la Tendance Islamique (MTI), l’actuel Ennahda, avait des contacts avec les USA, à travers certains étudiants tunisiens dans ce pays, et qu’il avait tenté d’exploiter la situation en demandant l’intervention des Américains ; mais ces derniers s’en étaient abstenus prétextant l’absence de manifestations de rue dans le pays.

Il convient de rappeler que le militant des droits humains, Ahmed Manai, avait joué un grand rôle dans la défense des islamistes et qu’il a beaucoup participé à faire connaître leur cause auprès des organisations des droits humains, internationales et américaines, et que certains de leurs membres, dont l’actuel ministre de l’enseignement supérieur, Moncef Ben Salem, devraient attester de ce rôle positif.**

Notre interlocuteur a expliqué que le MTI avait décidé en conséquence de créer les conditions favorisant une ingérence des États Unis et ce, en organisant opportunément, pour répondre aux vœux et à la manipulation des Américains, des manifestations de rue et des protestations en tout genre. Il s’en est suivi de nombreuses arrestations par les autorités et ce, jusqu’au 2 août 1987, veille de l’anniversaire de Bourguiba, au cours de laquelle, des explosions ont eu lieu dans des hôtels de Sousse et Monastir.

Évidemment, ce sont les islamistes du MTI qui étaient derrière tout cela et le chef d’Ennahda de l’époque, feu Salah Karkar, l’avait reconnu.

Ahmed Manai a rappelé qu’entre 1987 et 1988, le président Ben Ali avait fait un certain nombre de gestes en faveur des islamistes, tels que l’amnistie générale, la libération de Rached Ghannouchi, la nomination de Abdelfettah Mourou au sein du Conseil supérieur islamique, la libération de 156 membres du complot du 8 novembre 1987, sans procès, et l’intégration des civils dans leurs fonctions antérieures, la participation d’Ennahda au « Pacte national », à travers la signature de Noureddine Bhiri, qui y représentait ce parti. Mais cela ne les a pas empêchés de se retourner contre lui et de tenter de le renverser quelques années plus tard.

Ennahda c’est Rached Ghannouchi

Ahmed Manai estime d’autre part, que le parti Ennahda n’est essentiellement, que la projection et l’instrument de son chef, l’Emir Rached Ghannouchi qui a un pouvoir autocratique sur tous les dirigeants et tout l’appareil du parti. Il considère que ce parti était pratiquement laminé en 2010, après plus de vingt années d’absence sur le terrain. Son retour en force en 2011 et son succès aux élections de 2011, ne s’expliquent que par le vide créé par la chute de l’ancien régime et sa récupération des troupes demeurées en déshérence et sans leadership.

Cependant il est certain que ce parti n’a pas de projet national tunisien et que l’expérience de leur prise de pouvoir, a prouvé s’il était encore nécessaire de le démontrer, que les « islamistes » étaient incapables de gouverner un pays. Ahmed Manai reconnaît cependant que malgré les différends et les clivages qui traversent ce mouvement, ces facteurs seraient insuffisants pour y créer une rupture ou pour pousser certains à s’en séparer.

Maha Kallal pour AfricanManager: 10-03-2013

* Ahmed Manai est un ancien combattant à Bizerte et son témoignage a paru dans le numéro du mois de septembre de la Revue féminine Faïza.

**Ahmed Manai a diligenté une plainte auprès de l’Unesco contre l’Etat tunisien en faveur de Monsieur Moncef Bensalem en 2002.

 Traduit de l’arabe par Elhaj Si Abdelmajid Aït Sâadi

5 commentaires sur “Ahmed Manai à AfricanManager: Ennahda n’a pas de projet national tunisien!

  1. […] par Candide le 14 avril 2013 dans Actualités, Ghannouchi, Nahdha, Tunisie, turquie, […]

  2. A propos du projet d’Ennahdha, si on peut considérer qu’ils raisonnent en termes de projets, c’est aux médias et aux militants d’autres mouvances de demander aux responsables d’Ennahdha s’ils ont un projet. Autrement, s’il s’agit uniquement que dans quelques années cela consiste à voir tous les hommes porter le qamis et s’accroupir dans et autour des mosquées la tête en bas le cul en haut à longueur des journées et enterrer les femmes chez elles pour ne faire que la cuisine et les enfants. Cela ramènera l’ignorance, les épidémies et la misère qui ont sévi dans nos contrées pendant des siècles et qui ont fini par nous amener le colonialisme….

  3. les positions présentées par si Ahmed revèlent une sincérité évidente et un sens tres élevé de la responsabilté

  4. La Bataille de Bizerte: juillet 1961 C’était il y a quarante deux ans: La bataille de Bizerte Du 19 au 23 juillet 1961 Les Tunisiens ayant vécu ou connu la bataille de Bizerte étant en voie d’extinction, il n’est pas étonnant que les jeunes n’en connaissent pratiquement rien. D’autant que l’Etat Tunisien n’a jamais pris soin de célébrer l’anniversaire de cette bataille. Elle rappelle pour les responsables le souvenir pénible de lourds sacrifices, pratiquement inutiles, puisque l’évacuation de la base était programmée, mais surtout celui d’une faute politique impardonnable et d’une mauvaise conduite des opérations militaires. Aussi fête-t-on officiellement le jour anniversaire de son évacuation, le 15 octobre 1963. Quant à ses morts, dont le chiffre exact demeure inconnu, ils sont fêtés avec tous les martyrs Tunisiens le 9 avril. Il y a quarante deux ans et durant les cinq jours allant du 19 au 23 Juillet 1961 au matin, la Tunisie a été confrontée à une véritable guerre qu’elle n’avait pas déclarée et encore moins souhaitée. Et pour cause. L’écrasante supériorité militaire des troupes françaises présentes à Bizerte et les renforts rapidement mobilisables, pouvant être dépêchés en quelques heures de France et de l’Algérie voisine, étaient de nature à dissuader le plus écervelé des responsables tunisiens à lancer les maigres effectifs d’une armée tunisienne, encore embryonnaire, dans un combat inégal et perdu d’avance. Bourguiba qui n’avait rien d’un va-t-en-guerre l’avait pourtant fait, profondément convaincu que c’était là l’ultime bataille pour concrétiser la souveraineté de la Tunisie et que le coût humain, politique et économique importait peu. Il y avait certes aussi un fond de compétition avec l’Algérie voisine, qui était en passe, à l’époque, de remporter une victoire historique sur la colonisation et aussi avec l’Egypte de Nasser qui avait réussi à transformer sa défaite militaire à Suez en 1956 en victoire politique. « La bataille dans Bizerte aura été très coûteuse en vies humaines » écrit Patrick- Charles RENAUD : La Bataille de Bizerte. Ed l’Harmattan page 145. Paris 1996. Pour les journées des 21 et 22 juillet, les pertes françaises s’élèvent à 10 tués et 77 blessés. Côté tunisien, c’est ahurissant : 431 tués. A cela il convient d’ajouter les pertes civiles, difficilement dénombrables. C’est là où justement le bât blesse. Aucun chiffre officiel des morts civils n’a été donné depuis plus de quarante ans. Très peu de chercheurs et d’historiens tunisiens s’en sont préoccupés, à part peut-être un livre de propagande politique de Nouri El Boudali dans les années soixante dix. Les sources officielles tunisiennes parlent vaguement d’un peu plus de mille morts. Mais la rumeur et plus tard la mémoire populaire, parle de 5000 morts. Plus de deux fois de victimes en deux ou trois jours qu’en près de trois ans de lutte de libération nationale. A tous les Chouhadas et les rescapés. Ahmed Manai http://www.tunisnews.net/1aout03.htm/ J’étais volontaire à Bizerte Par Ahmed Mennai Revue FAÏZA – Tunis, Septembre 1961. Il est venu nous voir avec 5 feuilles de papier quadrillé. Des feuilles de cahier de classe au verso desquelles était écrit un devoir de calcul. Sur l’endroit, il y avait son récit sur les quatre journées meurtrières de Bizerte. Il a 19 ans, compte passer son oral de 1ère partie de baccalauréat en septembre. Il vient de Sousse et a voulu se battre pour sa patrie. Voici son récit : Mardi 18 juillet, poussé par un violent désir de lutter, moi aussi pour ma patrie, je suis allé m’inscrire comme volontaire, à Sousse. Mes parents ne voulaient pas, je les ai convaincus. J’ai dû aussi persuader le délégué politique et lui prouver que j’étais apte à manier les armes. J’ai passé ensuite la nuit avec les autres volontaires, à la maison de la jeunesse, à Sousse. Nous étions deux cents et je peux vous assurer qu’aucun de nous n’a pu fermer l’œil. Mercredi 19 juillet à 6 heures : Nous partons, acclamés par la foule immense qui était venue nous saluer et animés d’un état d’esprit, nouveau pour nous : le sacrifice. J’ai appris ce jour là le sens de « solidarité », « fraternité », « patriotisme ». Nous faisons une entrée triomphale à Tunis, précédés d’une Jepp de l’armée nationale et continuellement acclamés. Petite escale à Bab Souika, puis en route pour Bizerte. 11 heures : Les chants prennent fin. L’atmosphère d’enthousiasme s’altère pour faire place à un silence odieux. Nous sommes à 15 km de Bizerte. L’apparition de cinq avions français nous plonge dans l’angoisse ( l’ordre de tirer sur chaque avion avait déjà été donné). L’officier qui nous escorte nous ordonne de descendre. Et chacun se protège comme il peut sous les arbres. Les avions repartent sans nous voir. A Menzel Djemil, nous passons la soirée au centre d’hébergement ( l’école) qu’on avait préparé pour nous. Les soldats français de la caserne empêchent toute tentative de sortie. La nuit : avec trois compagnons, je parviens à passer dans une région contrôlée par les français, où des amis scouts sont encerclés par la mer d’un côté et l’ennemi de l’autre. 22 heures : Un ordre de l’armée nous confie la garde des côtes. Nous avions pour toute arme, le revolver, le fusil et la mitraillette de la direction des eaux et forêts. Nous mettons sur pied des patrouilles. La mienne se compose de quatre « routiers » et d’un garde de la forêt. 24 heures : nous repérons les signaux de trois barques françaises qui viennent du côté du porte avions ancré au large. Nous tirons trois coups de feu. Les barques se retirent précipitamment croyant affaire à un bataillon tunisien . Nous demandons alors des renforts. Jeudi 6 heures : Notre drapeau flotte sur les tentes. Des avions de reconnaissance nous survolent. Un quart d’heure plus tard, six avions, des B26, commencent à lancer des grenades et des bombes et à mitrailler nos tentes. Nous étions 76 éparpillés sous les arbres. Pendant les bombardements, vingt quatre sont blessés. Les plus graves sont envoyés à l’hôpital. L’un d’eux est mort quelques jours après. Les autres sont soignés sur place. C’est à ce moment que nous prenons conscience d’une rupture profonde entre les français et nous qui les considérions comme les champions de la liberté et de la fraternité. Nous réalisons que tout cela n’est que principe et qu’il y a loin de la théorie à la pratique. Au même moment, la caserne tunisienne qui se trouvait à proximité avait également été attaquée par les avions (un mort). Après leur avoir porté secours, nous rentrons à Menzel Jemil, toujours harcelés par les mitrailleuses installées sur les hauteurs et les avions . Nous prenons un peu de repos au camp d’hébergement. Une heure après, trois avions viennent nous bombarder. Les soldats postés à l’école ripostent et réussissent à en toucher un. Dans l’intervalle, nous avons reçu l’ordre de quitter les lieux. Nous avons perdu deux soldats, trois gradés et trois camions de l’armée. 14 heures : deux chars français pénètrent à Menzel Jemil, dans le camp tunisien et emportent une jeep de notre armée, sans que nous ayons pu réagir : nous n’avons plus de munitions. 16 heures : Trois avions bombardent pendant 15 minutes le poste de la garde nationale : dégâts matériels seulement : deux camions vides et un camion de munitions…Le bruit court qu’on se bat dans les rues à Bizerte. Je demande à y aller et à pénétrer dans les lignes ennemies. Vendredi : 5 heures et demi : on me laisse en tenue de civil. Je pensais que les français ne s’attaqueraient pas à des gens non armés. J’ai été vite détrompé. Les hélicoptères qui contrôlent toute la route nationale, ne cessent de lancer des grenades sur la foule de réfugiés. 8 heures : je parviens à Bizerte, en passant par les collines et les forêts de la montagne. Je pénètre dans la ville européenne avec un agent de presse allemand. Les combats font rage. Nous sommes obligés de nous séparer, je me cache. Voyant tomber un policier, je le traîne jusqu’à mon abri et le signale à une ambulance.. On l’emmène à l’hôpital. Je m’empare alors de sa mitraillette et je commence à participer effectivement à la bataille. Je me joins à un groupe de volontaires, soldats et destouriens, formés pour faire face aux attaques de l’artillerie française. Avec seulement des armes légères, nous réussissons à faire replier des chars pendant un certain temps. Mais ne pouvant résister longtemps, nous prenons la direction de la Médina, laissant sur place les soldats mieux armés que nous. 16 heures : Le bombardement de la caserne Mangalla et des positions tunisiennes commence sous un soleil brûlant. Au bout de 3 heures, les cadavres jonchent le sol. Nous restons à nos postes toute la nuit. Samedi : Très tôt, l’attaque française reprend. Nous n’étions plus que trente, puis nous sommes maintenant dix. Mais nous restons quand même. Les avions lancent maintenant des tracts où il est écrit que l’Amiral Amman « reconnaît en nous des hommes courageux et qu’il nous demande de nous rendre, pour ne pas compromettre les liens d’amitié avec la France… ». Mais nous avions devant les yeux des cadavres de femmes, de vieillards, d’enfants.. Nous répondons par des attaques encore plus acharnées. En vain. Nous devons bientôt nous replier sur la Médina. Nous manquons de munitions, mais le moral est assez haut. Nous aidons à l’organisation de la défense de la cité arabe et sillonnons les rues pour séparer les morts des blessés pour les envoyer aussitôt à l’hôpital. Quatre éléments français tentent de s’infiltrer, ils sont faits prisonniers. Puis l’eau vient à manquer. 24 heures : L’ordre du cessez-le- feu nous est transmis. Nous respirons. Mais nous n’avons pas été vaincus. ____________________________________________________________________________ Bibliographie : Sébastien Abis, L’affaire de Bizerte (1956-1963), éd. Sud Éditions, Tunis, 2004 Philippe Boisseau, Les loups sont entrés dans Bizerte, éd. France-Empire, Paris, 1998 (ISBN 2704808422) Noureddine Boujellabia, La bataille de Bizerte : telle que je l’ai vécue, éd. Sud Éditions, Tunis, 2004 (ISBN 9973844416) Omar Khlifi, Bizerte. La guerre de Bourguiba, éd. MC-Editions, Carthage, 2001 (ISBN 9973807197) Abdellatif Menaja, La bataille de Bizerte, éd. Imprimerie Artypo, Tunis, 1984 (ASIN B0000EA67X) Patrick-Charles Renaud, La bataille de Bizerte (Tunisie). 19 au 23 juillet 1961, éd. L’Harmattan, Paris, 2000 (ISBN 2738442862) Publié par Ahmed Manai à l’adresse 6:01 PM Email ThisBlogThis!Share to TwitterShare to FacebookShare to Pinterest 4 comments: kotb mounir boudali said… en passant en revue google autour du thème « nouri boudali », je tombe sur ton article-ci. le livre de nouri boudali, grand militant syndicaliste et nationaliste décédé le 25 janvier 2009, auquel tu a fait allusion, n’est pas du tout un écrit de propagande politique. l’a-tu lu, pour le moins? son titre est « défence et indépendance » (1977, puis éd. en arabe 1979).. ou bien tu faisais allusion au livre « protectorat et indépendance » (1992), ou peut-être bien à « être et durer, la vérité prévaut, la réalité domine » (1995)…etc. alors, de quel livre de ce grand penseur et homme d’action tunisien tu parlais dans ton article? pui-je recevoir une réponce de toi? merci Kotb mounir boudali mounir2858@yahoo.fr 2:38 PM k. m. boudali said… en passant en revue google autour du thème « nouri boudali », je tombe sur ton article-ci. le livre de nouri boudali, grand militant syndicaliste et nationaliste décédé le 25 janvier 2009, auquel tu a fait allusion, n’est pas du tout un écrit de propagande politique. l’as-tu lu, pour le moins? son titre est « défence et indépendance » (1977, puis éd. en arabe 1979).. ou bien tu faisais allusion au livre « protectorat et indépendance » (1992), ou peut-être bien à « être et durer, la vérité prévaut, la réalité domine » (1995)…etc. alors, de quel livre de ce grand penseur et homme d’action tunisien tu parlais dans ton article? puis-je recevoir une réponse de toi? merci Kotb mounir boudali mounir2858@yahoo.fr 2:40 PM k. m. boudali said… voici, cher ami, un aperçu succint en relation avec mohamed nouri boudali. bonne lecture, et je reste à ta disposition pour plus d’informations. merci kotb mounir boudali .Naujienos:Carthage, 26 janvier 2009 – A la suite du décès du militant syndicaliste et nationaliste Nouri Boudali, le Président Zine El Abidine Ben Ali a adressé un message de condoléances à la famille du défunt et à la grande famille syndicaliste, dans lequel il leur fait part de ses sentiments de compassion et de sympathie. Dans ce message, le Chef de l’Etat souligne les qualités syndicalistes du défunt et ses contributions à la lutte pour la libération nationale. ********************************** La Presse28 Janvier 2009 — Tunisie: Décès de Nouri Boudali – Une flamme patriotique à jamais allumée — Par F.A. Né le 20 mars 1919 au Kef, Mohamed Nouri Boudali est une grande figure du mouvement syndical et national. Cofondateur de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt) le 20 janvier 1946 avec le leader Farhat Hached, dont il était le fidèle compagnon, il se retrouva suite à l’assassinat de Hached, le 5 décembre 1952, à la tête de l’Organisation syndicale qui participait, à cette époque là, activement à l’insurrection populaire contre l’occupation, déclenchée en janvier 1952. Plus exactement de juin 1953 à juillet 1954 (il en reprendra les rênes en 1965). Militant nationaliste au sein du Néo-Destour, il avait participé aux manifestations du 8 avril 1938 et pris part activement à l’assistance des victimes de la répression colonialiste suite aux événement du 9 avril 1938, en tant que personnel de la santé mais aussi en tant que cofondateur de la cellule destourienne de Bab Souika. Il a pris part aussi au Congrès de 1946 dit de la Nuit du destin et siégea au bureau politique clandestin du parti après les événements de janvier 1952 aux côtés de Farhat Hached. Cela afin de diriger la résistance armée contre les forces de l’occupation. Le défunt avait auparavant cofondé en 1936 le syndicat indépendant des agents de la santé publique. Entre 1954 et 1956, il fut chargé par la Cisl (Confédération internationale des syndicats libres) de superviser les formations syndicales-membres au Moyen-Orient. Il était ainsi l’âme du mouvement syndical tunisien qui n’hésitait pas à le saisir pour les grands dossiers à chaque fois que les circonstances l’imposaient. Le martyr Hached lui avait toujours en effet recommandé de bien veiller sur la destinée de l’organisation qu’il surnommait «l’embarcation». Après l’indépendance, Nouri Boudali a assumé plusieurs responsabilités. A la tête de la mairie du Bardo par exemple ou en tant que député pour trois mandats successifs (1959, 1964 et 1969). Il a été aussi délégué du Parti entre 1961 et 1964 puis élu membre de son Comité central au congrès de Bizerte en 1964 et au congrès de Monastir en 1971. Nouri Boudali a également pris part à une multitude de conférences nationales et internationales et a été, dans ce sens, auteur de plusieurs ouvrages qui font autorité dans la littérature de l’histoire du Mouvement national. Tels «Défense et indépendance» paru en 1977 dans lequel il explique les détails de la stratégie de la «Défense populaire généralisée» (DPG) adoptée par le Mouvement dans sa lutte contre l’occupation. Ou son livre Al Haq wal Haqiqa (Droit et vérité) ou encore ses ouvrages intitulés Protectorat et indépendance en 1992, Etre et durer, en 1995. La Tunisie vient ainsi de perdre l’un de ses fils les plus fidèles et les plus sincères et engagés 2:49 PM Ahmed Manai said… Cher Si Kotb Salam, Merci de votre commentaire et je vous réponds directement et simplement, je n’ai pas lu le livre du regretté Nouri Boudali, mais c’est ainsi qu’on me l’a présenté à l’époque ou du moins ce que je crois. Concernant le regretté Nouri Boudali dois-je vous dire que je l’ai bien apprécié et surtout respecté l’ayant connu et ce depuis le congrès du L’UGTT en 1953 mais surtout après. Il faut dire que j’étais très jeune à l’époque, mais si vous êtes son fils, je vous dirai plus tard comment. Je serai heureux de pouvoir lire ce livre si vous disposez d’une copie; Merci Ahmed Manai 7:47 PM

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