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Livre: Des morts en guerre. Rétention des corps et figures du martyr en Palestine


mer. 23 nov. à 05:14

Stéphanie Latte Abdallah Jeudi 1er décembre de 19h à 21h
La librairie Résistances aura le plaisir et l’honneur de recevoir Stéphanie Latte Abdallah pour la présentation de son dernier livre « Des morts en guerre. Rétention des corps et figures du martyr en Palestine », le jeudi 1er décembre à 19 H.Spécialisée dans les recherches sur la Palestine, et notamment sur la détention, l’auteur qui nous avait présenté en octobre 2021 son ouvrage magistral « La toile carcérale. Histoire de l’enfermement en Palestine », revient avec un sujet tellement douloureux et incroyable, qu’il est le plus souvent occulté.Y a-t-il d’autres États dans le monde, en dehors d’Israël, qui se refusent à rendre à leurs familles les corps de personnes qu’ils ont assassinées ?C’est une spécialité réservée aux Palestiniens et Palestiniennes. Des morts en guerre. Rétention des corps et figure du martyr en Palestine
Israël ne se contente pas de démolir les maisons des familles de martyrs, de retirer à leurs proches leurs permis de travail, de circulation, voire leur statut de résidents à Jérusalem. Il y a des centaines de personnes de tous âges qu’Israël ne rend jamais, qui ont été tuées lors d’attentats ou bien par erreur, et dont les dépouilles sont conservées dans des « cimetières des nombres » ou encore dans des morgues.Stéphanie Latte Abdallah a enquêté sur ce sujet très peu connu, car la plupart des familles palestiniennes sont dans l’incapacité d’engager des actions judiciaires, ou bien se taisent dans l’espoir que leur silence permettra de récupérer un jour les corps de leurs enfants, de leurs frères ou de leurs sœurs.L’auteur, en s’appuyant sur divers exemples, montre les conséquences dramatiques de cette pratique sadique pour les familles qui ne peuvent enterrer leurs morts, ne peuvent faire leur deuil, et finissent par perdre la santé et la vie dans leurs recherches et démarches angoissantes.Souvent déchirées entre le sentiment de culpabilité de ne pouvoir offrir une sépulture digne à leurs enfants, la nécessité de ne pas craquer publiquement, le désir de solitude et l’abondance des condoléances, les familles dépérissent littéralement.Parfois, Israël finit par leur restituer, au bout de mois, d’années ou de dizaines d’années, ces corps outrageusement congelés, mais en posant des conditions dégradantes. Toute procession est interdite, l’enterrement doit se faire de nuit, et ailleurs que dans la ville ou le village du mort. Pas le droit à plus de 20 participants à l’enterrement, et leur liste doit être transmise à Israël. Les téléphones portables sont interdits pour empêcher la diffusion de la moindre image, et une caution de 5 à 6.000 euros doit être versée pour assurer l’application de ces conditions.En fonction de quels critères ? Une infinité, dont l’auteur donne un aperçu. Et quel intérêt pour le régime israélien, puisque l’histoire a montré l’absence d’effets dissuasifs de ce type de représailles ?Le livre n’épuise pas le sujet même si on apprend beaucoup de choses. La discussion après la présentation, sera bienvenue.Merci à Stéphanie Latte Abdallah.

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