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Les prisonniers palestiniens sous occupation sioniste: maltraitance, torture et négligence médicale. Zohra Credy et Ahmed Manai


Prochainement aux éditions de l ITRI

Zohra Credy et Ahmed Manai

Avant-propos

Dans ce contexte marqué par l’offensive impérialiste qui tente de défendre ses intérêts géostratégiques face au bloc euro-asiatique en encourageant la politique de « normalisation » des pays arabes avec l’ennemi sioniste au détriment des aspirations à la dignité et à la liberté des peuples du Levant et notamment celles du peuple palestinien, l’Institut tunisien des relations internationales a tenu à publier cet ouvrage pour rappeler la centralité de la cause palestinienne et démontrer au vu des crimes abominables commis envers ce peuple, que la paix ne peut être envisagée avec les sionistes, porteurs d’une idéologie raciste, suprémaciste et fasciste.

La paix des braves, pour reprendre une expression chère au grand leader Yasser ARAFAT, se fait avec les hommes d’honneur et non avec les criminels sionistes qui n’ont ni foi, ni loi et qui la rejettent catégoriquement.

Dans la rhétorique sioniste, les palestiniens n’existent pas. D’ailleurs, les accords d’Oslo engagés en 1991 et signés en 1995 entre les Palestiniens et les colonialistes sionistes sont une preuve indubitable de l’immoralité politique de ces derniers. Contrairement à un certain discours, qui pour justifier la normalisation avec l’ennemi sioniste, accuse les Palestiniens d’avoir manqué les occasions de faire la paix, tous les observateurs intègres s’accordent pour dire que les accords de paix d’Oslo ont échoué en raison de l’absence de volonté réelle de paix chez les colonialistes sionistes qui ont utilisé ces prétendus accords comme subterfuge pour saper l’Intifada, ce vaste soulèvement palestinien qui a éclaté en décembre 1987 contre l’occupation et qui a porté un coup dur au projet sioniste.

Ce simulacre d’accords de paix ne visait en fait qu’à redorer l’image des colonialistes sionistes, une image ternie par la violente répression menée contre le peuple palestinien. Par cette manœuvre, Les sionistes voulaient aussi barrer la route à l’éventualité de l’internationalisation de la cause palestinienne rendue possible par les manifestations de soutien et la massive mobilisation des opinions internationales en sa faveur de la cause palestinienne.

Loin de proposer une solution juste aux Palestiniens, les accords d’Oslo ont non seulement sapés leurs droits sur la Palestine historique mais réduit davantage le territoire de l’Etat palestinien tel que défini par la résolution 181. En effet, en 1948, les Nations Unies ont donné 44% de la Palestine aux autochtones palestiniens, ce qui est déjà une grande injustice sachant que les colons juifs malgré les multiples vagues d’immigration représentaient moins du tiers des habitants. Or les accords d’Oslo n’accordent que 22% aux palestiniens et 78% à l’occupant sioniste. Ce qui constitue un recul.

Par ces accords d’Oslo, qualifiés de no man’s land juridique par Georges CORM, les sionistes voulaient se débarrasser de la gestion des affaires quotidiennes des palestiniens en les confiant à l’Autorité palestinienne créée dans ce but afin de poursuivre tranquillement leur politique de spoliation de ce qui reste de la Palestine en faisant traîner les négociations selon la politique de la « petite cuillère » chère à Shamir, surtout que les négociateurs palestiniens ont renoncé à leurs droits à la lutte.

La finalité des accords d’Oslo n’était en aucun cas la reconnaissance d’un Etat palestinien et des droits du peuple palestinien à vivre librement et souverainement dans son pays, mais l’installation d’une administration « arabe » sous occupation comme l’avaient prévu les sionistes en 1968 et qui servirait de bouclier à l’occupation.

La récente décision du Fonds national juif, créé en 1901 pour la mise en place de la colonisation territoriale et de peuplement de la Palestine, de changer de politique en optant pour l’acquisition de terres en Cisjordanie occupée, atteste de la poursuite du projet colonialiste sioniste et de la volonté du sionisme de déposséder les Palestiniens de leur Terre et de leur droit à un Etat, et ceci en infraction à l’esprit des accord d’Oslo et au droit international qui considère illégale l’occupation des territoires palestiniens de 1967.

Dans cette perspective de quelle paix peut-on parler ? Alors que le sionisme, cette machine colonialiste, qui s’est imposée par la falsification de l’Histoire et par la violation du droit, continue son projet d’éradication des Palestiniens au détriment de dizaines de résolutions votées par les Nations Unies en leurs faveur et des accords et protocoles internationaux protégeant leurs droits humains et politiques.

Le rapport établi par Issam Younès publié en 2013 et que nous proposons dans une première partie de ce livre traite des multiples violations du droit international par les colonialistes sionistes. Au vu de l’examen des conventions et accords internationaux vous verrez à quel point les autorités sionistes colonialistes se conduisent en hors-la-loi. Le système militaire colonial sioniste ignore totalement le droit international, et piétine les conventions qu’il a lui même paraphées.

Dans ce système militaire de colonisation tout est organisé et minutieusement ordonné pour maintenir les Palestiniens sous contrôle. La politique sioniste ne reconnaît aucun droit humain aux Palestiniens. Elle dépossède le Palestinien de sa dimension humaine en le réduisant à un statut d’animal ou pire encore.

Le crédo de la propagande idéologique sioniste : «Un peuple sans Terre (les juifs) et une Terre sans peuple (la Palestine) » est chargé de sens. Il signifie que les Palestiniens sont inexistants pour les propagandistes sionistes en tant que peuple habitant la Palestine depuis des siècles.

Parce que les Palestiniens existent en tant que peuple sur la Terre de Palestine, parce que les Palestiniens sont des êtres humains, des enfants, des femmes et des hommes qui souffrent de ce déni et de la barbarie de la colonisation sioniste, nous avons choisi de nous arrêter dans une seconde partie sur la situation et le vécu de certains prisonniers palestiniens et décrire le calvaire que vivent les Palestiniens sous occupation à travers ces exemples.

Nous n’avons pas la prétention d’avoir fait le tour de la question du fait qu’aucune famille palestinienne n’est épargnée par la machine oppressive et criminelle sioniste. Nous avons seulement tenté de vous restituer à partir de cas présentés les conditions objectives de vie sous occupation. Il est évident que les cas des enfants, femmes et hommes que nous vous présentons ne rendent pas compte de l’horreur de la politique sioniste dans son ensemble.

La présentation de ces enfants, femmes et hommes ne restitue qu’une partie de la barbarie et de l’arrogance des sionistes qui se placent au-dessus du droit international. En présentant ces victimes palestiniennes, nous voulons non seulement démasquer le visage du sionisme, mais surtout relayer ces voix palestiniennes et sortir leurs combats de l’anonymat. La souffrance du peuple palestinien, sa détermination à arracher ses droits aux prix d’infinis sacrifices physiques et psychologiques ne peuvent se réduire à des faits divers ou à des faits d’actualité laissés aux oubliettes.

Le combat des Palestiniens participe à l’Histoire, pas seulement la leur, mais à celle de l’Humanité toute entière. Lutter pour sa liberté et sa dignité, refuser la soumission et l’avilissement sont des actes pleinement humains. C’est pourquoi, la Charte des Nations Unies donne le droit à tout groupe humain, à tout peuple souffrant de l’oppression de lutter par tous les moyens pour son émancipation et sa libération.

En vertu de ce droit inscrit dans la Charte des Nations Unies, il est mensonger et injuste de considérer le militantisme palestinien comme un acte de terrorisme comme le prétendent les colonialistes sionistes, mais aussi les puissances impérialistes qui leurs assurent soutien et protection. C’est d’autant plus révoltant, que ces mêmes puissances sont elles mêmes derrière la rédaction et l’adoption de ce droit international.

Le palestinien n’est pas un terroriste, mais un être humain qui combat pour sa liberté et ses droits légitimes à vivre dignement sur sa Terre.

Bien au contraire, eu égard au droit international, le terrorisme est l’apanage de la machine militaire sioniste qui le dépossède de sa Terre, de ses richesses naturelles et énergétiques, de ses ressources, de sa Culture, de son identité, de sa Mémoire et de son Histoire. Et qui lui prend la vie.

C’est le sionisme, qui par les exécutions sommaires, les détentions arbitraires, la systématisation de la pratique de la torture sur les prisonniers palestiniens y compris les enfants comme nous l’abordons dans ce travail, qui est l’incarnation du terrorisme. Le sionisme est le pire des systèmes colonialistes, car contrairement aux autres qui ont cherché à dominer, à assujettir, à exploiter la population autochtone, le sionisme cherche à éradiquer le peuple palestinien tout en lui s’appropriant son Histoire, son identité et sa Mémoire.

Rien ne peut légitimer les crimes commis par la machine sioniste barbare envers les Palestiniens, et encore moins l’instrumentalisation de l’holocauste. L’holocauste ne peut servir d’alibi à la trahison de la Palestine comme on a pu le voir dernièrement à Dubaï.

En effet, Les abominables crimes nazis commis envers les juifs ne peuvent légitimer les crimes commis par les sionistes envers les Palestiniens. Au contraire, sur le plan moral, le sionisme est une insulte à la Mémoire des victimes juives de la barbarie nazie. Hajo MEYER, un juif rescapé du camp d’Auschwitz a écrit : «Si nous devons véritablement demeurer des êtres humains, nous devons nous lever et qualifier les sionistes pour ce qu’ils sont : des criminels

Zohra Credy et Ahmed Manai

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