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Les correspondantes de guerre arabes aux premières lignes au Liban


Les correspondantes de guerre arabes aux premières lignes au Liban

Traduit de l’arabe par Ahmed Manaï
15 Août 2006

 

Les correspondantes de guerre arabes aux premières lignes au Liban
La couverture médiatique de la guerre israélienne contre le Liban se caractérise par une présence remarquée de la gente féminine. La plupart des chaînes satellitaires arabes ont choisi en effet de confier le soin de couvrir cette guerre à des journalistes femmes et les téléspectateurs arabes se sont habitués à les voir aux premières lignes, s’exposant aux pires dangers et rivalisant de courage et d’audace avec leurs confrères mâles.
En fait ce n’est pas la première fois que des femmes journalistes arabes se transforment en correspondantes de guerre. Leurs consœurs irakiennes sont depuis longtemps au centre des événements qui secouent la vie des irakiens au quotidien et certaines d’entre elles l’ont payé de leur vie, comme la journaliste Atwar Bahjat, correspondante d’Al Jazzera puis d’Arabya.
Au cours de la guerre actuelle, une seule journaliste a trouvé la mort jusqu’ici. Il s’agit de Lael Najib (23 ans), cameramen free lance dont le taxi qui lui faisait parcourir les villages frontaliers du sud Liban a été frappé de plein fouet par une fusée israélienne.
Quoique nouvelle venue sur les champs de bataille, le visage de Katia Nasser, correspondante de la chaîne Al Jazzera, est devenu très familier aux téléspectateurs arabes, au bout de seulement quelques jours. Ses correspondances directes des collines et villages du sud Liban sont très appréciées par le public.
Katia Nasser n’a jamais été correspondante de guerre par le passé. Elle travaillait au studio central à Doha et s’est portée volontaire pour couvrir la guerre au Liban. Sa direction a respecté son choix et n’a pas voulu l’en empêcher au motif qu’elle était une femme.
Katia reconnaît qu’elle a souvent peur, ce qui, ajoute-elle, est tout à fait naturel, le courage étant justement de maîtriser ses peurs et ses émotions et d’éviter qu’elles n’apparaissent sur le petit écran.
Katia a bien senti cette peur quand il s’est avéré que les attaques israéliennes visaient aussi les convois de journalistes se retirant de la zone des combats par suite de l’intensification des bombardements.
Katia, la fille du sud Liban, est parue sur le petit écran plusieurs fois, portant gilet pare-balles et casque, en essayant, non sans difficultés, de cacher sa compassion envers les populations du sud, les siens, victimes des bombardements sauvages et contraints de quitter leurs foyers et de se réfugier dans des zones plus sûres.
De l’autre côté de la frontière, ses consœurs, Shirine Abou Akla et Gifara Al Bidiri, sont des vétérans depuis qu’elles couvrent les affrontements des Palestiniens avec les troupes israéliennes. Cette fois-ci elles se retrouvent sur la frontière avec le Liban à envoyer des leurs reportages et correspondances sur les mouvements de l’armée israélienne et les fusées Katioucha du Hizbullah bombardant les colonies du nord d’Israël.
Les règles de sécurité :

La chaîne satellitaire Al Arabya ayant son siège à Dubaï a envoyé aussi ses correspondantes couvrir les violents bombardements de la banlieue sud de Beyrouth par l’aviation et la marine israéliennes.
A plusieurs reprises l’angoisse est apparue sur les visages de Najoua Kacem et Rima Maktabi qui suivaient de la colline Matella, le bombardement de la banlieue sud de Beyrouth, fief principal du Hezbullah.
Les envoyées spéciales des chaînes privées libanaises sont aussi présentes dans les points chauds et elles se sont révélées supérieures à leurs confrères mâles.
La correspondante de LBC est apparue à Beit Jebeil bien avant que la localité ne s’illustre au plan international par les violents combats et l’âpre résistance des combattants du Hezbullah face aux troupes conquérantes israéliennes.
La correspondante de NTV, Nancy Sabâa quant à elle, est apparue avec son gilet pare-balles, à parcourir les champs de ruines de la banlieue sud.
Les correspondantes de guerre femmes se sont avérées plus professionnelles et surtout plus respectueuses des règles de sécurité en zone de danger que leurs confrères. Ainsi les nombreux correspondants hommes sont souvent apparus à l’écran à se déplacer sans leur gilet pare balles et celui d’entre eux qui l’a fait a omis de porter le casque.

Original : http://www.aljazeera.net/NR/exeres/35361BDF-91FF-4DF7-B09A-41BE6E9EA0CD.htm/

Traduit de l’arabe par Ahmed Manaï
http://www.tunisitri.net/

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