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Jacques Baud: Mensonges politiques et stratégies fatales de l’Occidnet


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Jacques Baud, ancien des services secrets suisses : « Le terrorisme est né d’une résistance contre les interventions militaires occidentales, presque toujours illégitimes »
par Ian Hamel
samedi 3 septembre 2016

 

 

 

 


Sans l’imposture des armes de destruction massive irakienne, et l’intervention américaine dans ce pays, l’Etat islamique n’existerait pas. C’est ce que répète Jacques Baud, colonel d’état-major général, et ancien des services secrets suisses, dans son dernier livre, « Terrorisme, mensonges politiques et stratégies fatales de l’Occident » (1).

Entre 2009 et 2014, les actions des drones américains au Pakistan, un pays qui n’est pourtant pas en guerre contre les Etats-Unis, ont tué 2 379 personnes, dont seules 84 ont été identifiées comme appartenant à Al-Qaïda ! Ce n’est pas un “complotiste“ anonyme qui l’écrit, mais un colonel de l’armée suisse, connu depuis une vingtaine d’années pour ses ouvrages sur le terrorisme et les services secrets. Il est notamment l’auteur d’une « Encyclopédie du Renseignement et des services secrets », qui fait autorité. Analysant les deux chiffres données, Jacques baud constate : « En clair, 4 % seulement des victimes relèvent de la lutte contre le terrorisme, les 96 % restants sont au mieux des sympathisants inconnus et au pire des innocents ».
Il ajoute que les victimes innocentes ne sont jamais dédommagées. Washington n’adresse même pas d’excuses aux victimes. Les raisons ? Les Américains estiment que « les mâles en âge d’être combattants dans une zone de frappe sont des combattants, sauf si on peut démontrer explicitement de manière posthume qu’ils ne l’étaient pas ». En d’autres termes, Les Etats-Unis n’ont plus à prouver que vous êtes terrorisme, c’est à vous (ou plutôt votre famille) de démontrer que vous ne l’êtes pas… après votre mort. L’ancien analyste des services de renseignement stratégique suisses revient sur Guantanamo, qui n’a toujours pas été fermé malgré les promesses du président Obama. Il rappelle au passage que le plus jeune prisonnier avait 13 ans, et le plus vieux, 89 ans.
Les prisonniers de Guantanamo, souvent innocents
« Après quinze ans de détention, les Américains n’osent plus libérer ces individus innocents, qui ont été torturés sans raison. Ils ont trop peur que ces personnes qui, à l’origine, n’étaient pas des terroristes, ne le soient devenus pour se venger de ce qu’ils ont subi », constate Jacques Baud. Selon un rapport confidentiel du département de la Défense, environ un prisonnier libéré sur sept a pris les armes contre les Américains. Plus grave encore : les 779 détentions à Guantanamo « semblent n’avoir prévenu aucune action terroriste » ! Car, souvent, ces malheureux avaient été livrés par des chasseurs de primes pakistanais contre paiement. Ils n’avaient souvent aucun lien avec Al-Qaïda.
Pour l’auteur de « Terrorisme, mensonges politiques et stratégies fatales de l’Occident », le terrorisme doit bien évidemment être combattu. Le problème, c’est que toute cette violence « a été provoquée par des gouvernements occidentaux en quête de succès extérieurs pour compenser leurs déboires en politique intérieure ». Pour le colonel de l’armée suisse, le terrorisme est né d’une résistance « contre les interventions militaires occidentales, presque toujours illégitimes et souvent illégales, oubliées ou camouflées par des mensonges ».
En 2011, Oussama Ben Laden était prisonnier
En Irak, après la chute de Saddam Hussein, Washington a soutenu inconditionnellement le gouvernement Maliki, pro-chiite, qui commettait des exactions contre les populations sunnites. Faut-il s’étonner si ces dernières, pour se protéger, aient été contraintes de se tourner vers les djihadistes ? D’autant que les militaires sunnites avaient été chassés de l’armée. Pour Jacques Baud, « il ne fait aucun doute que les Occidentaux sont à l’origine de l’émergence de l’EI ». Toutefois, il ne s’agit pas de machiavélisme, l’ancien des services secrets helvétiques penche davantage pour de la sottise, de l’aveuglement, des visions à court terme, une connaissance médiocre du contexte culturel.
Mais c’est surtout la fin de Ben Laden, racontée par l’ancien agent secret, qui risque de donner des boutons à la Maison blanche : il s’agit d’une imposture. Le fondateur d’Al-Qaïda aurait été mis dès 2006 en résidence surveillée par les autorités pakistanaises à Abbottabad. Les Américains savaient qu’Oussama Ben Laden ne comptait plus dans l’organisation. D’ailleurs, les écrits retrouvés après sa mort l’attestent, il ne décidait plus de rien, n’étant même pas au courant des diverses initiatives prises par ses adeptes à travers le monde. C’est donc un prisonnier qu’un commando américain a exécuté en 2011. « L’opération des forces spéciales américaines n’a été qu’une mise en scène en vue de préparer la campagne présidentielle d’Obama – peu de bravoure, peu de courage… la simple exécution d’un homme déjà prisonnier », lâche Jacques Baud. Décidément, un Suisse bien peu neutre.
(1) Editions du Rocher, 420 pages.
http://oumma.com/223584/jacques-baud-ancien-services-secrets-suisses-terroris/

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