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Abdessalem Larif: FRANÇOIS LA GUIGNE !


Abdessalem Larif 1

 

 

Abdessalem Larif
27 novembre 2015

FRANÇOIS LA GUIGNE.

Le 15 mai 2012, comme beaucoup d’autres, l’euphémisme est inévitable, j’avais trouvé l’homme qui gravissait d’un pas décidé le perron de l’Elysée fort sympathique, tout en rondeur dans un costume coupé au plus juste, mais surtout, derrière ses lunettes de novice industrieux et appliqué, porteur d’une promesse d’accalmie après les tempêtes soulevées par un Sarkozy plus repoussant que jamais et dont le fantôme hante encore les lieux.
L’image d’un « président normal » qu’il n’allait pas tarder à donner de sa haute fonction se confond dans ma mémoire, sur un scooter, sous un casque et, somme toute, sans conséquence notoire avec celle d’un respectable livreur de pizzas.

FRANÇOIS LA GUIGNE.

Abdessalem Larif. 27/11/2015.

Le 15 mai 2012, comme beaucoup d’autres, l’euphémisme est inévitable, j’avais trouvé l’homme qui gravissait d’un pas décidé le perron de l’Elysée fort sympathique, tout en rondeur dans un costume coupé au plus juste, mais surtout, derrière ses lunettes de novice industrieux et appliqué, porteur d’une promesse d’accalmie après les tempêtes soulevées par un Sarkozy plus repoussant que jamais et dont le fantôme hante encore les lieux.
L’image d’un « président normal » qu’il n’allait pas tarder à donner de sa haute fonction se confond dans ma mémoire, sur un scooter, sous un casque et, somme toute, sans conséquence notoire avec celle d’un respectable livreur de pizzas.
Le 8 octobre dernier, de l’eau ayant coulé sous les ponts, je l’ai revisité dans un statut publié sous le titre « Hollande aux abois » qui me dispense de m’attarder aujourd’hui sur la loque d’homme d’état qu’il était devenu dans sa quête éperdue de quelques maigres points dans des sondages d’opinions historiquement accablants.
Ce qu’il en a coûté à la France, l’heure n’étant pas encore aux bilans, c’est à l’évidence le prix sanglant de l’alignement irraisonné de son président sur une politique étrangère des USA ayant pris pour pivot central le Moyen-Orient, selon un choix de stratégie que nul ne leur contesterait, mais par application de laquelle et pour en arriver à plonger la région dans l’apocalypse, ils avaient aventureusement déployé les seules capacités d’intrigue de la CIA.
Que dire alors du chef de guerre réapparu à Versailles le 18 de ce mois devant la représentation nationale française réunie en congrès sinon que, sous le choc des horribles carnages lâchement perpétrés à Paris cinq jours plus tôt, l’appui unanime de celle-ci à une guerre totale contre le terrorisme lui était acquis, de rigueur, comme toujours en pareilles circonstances ?
Mais en l’occurrence, l’émotion ne doit et ne peut cacher l’erreur, car ce que Hollande était allé chercher en Iraq puis en Syrie, sous les ailes de ses Mirage et Rafale, lourds de paresse, n’était point la destruction de Daesh. Le genre lui ayant réussi au Mali pour le sortir quelque peu des abysses d’impopularité dans lesquelles les échecs répétés de ses politiques économique et sociale l’avaient précipité, il était preneur du rôle de comparse qu’Obama lui donnera dans son jeu pervers et maladroit au Moyen-Orient où les intérêts français, purement commerciaux, n’étaient menacés d’aucune manière. On retiendra de cette malencontreuse connivence, mise à nu par l’entrée en scène de la Russie dans les conditions et avec les résultats que l’on sait, le maelström de contradictions dans lequel Hollande s’est retrouvé, lâché par son tuteur américain après l’avoir déjà été sur le front diplomatique d’Ukraine, et en demeure de s’en expliquer devant une opinion publique de plus en plus gagnée aux approches russophiles, esquissées sur des registres variés et fédérateurs, par des personnalités écoutées telles que Gérard Depardieu et Philippe de Villiers. Pour s’en défendre et donner l’illusion de garder un certain cap en pensée et en action il ne lui restait plus qu’à s’accrocher à Bachar El Assad comme un naufragé à une bouée de sauvetage. Trop tard, son ennemi fétiche était déjà sorti des collimateurs d’une coalition bigarrée et improbable, le laissant cruellement seul, en proie à l’insoutenable interrogation : que suis-je venu faire ici ? Donc, premier échec.
Par un retournement de situation comme l’histoire n’en offre que de rares exemples, les innommables actes terroristes du 13 novembre, revendiqués par Daesh, ont indubitablement ouvert les yeux de Hollande sur la réalité de cette entreprise diabolique et, lui faisant faire vœu de la combattre autrement qu’à la traîne d’Obama, l’ont métamorphosé, à son corps défendant, de mené en meneur. Que ne l’avait-il été plus tôt !
La suite montre que la malchance n’en avait pas encore fini avec lui, à Washington d’abord, puis à Paris, enfin à Moscou, donnant la mesure de l’ancrage de trois interlocuteurs dans une remarquable constance de portraits.
Obama, requis en bonne et due forme et en pleine conférence de presse commune de détruire l’état dit islamique, s’est montré plus condescendant qu’ému ou compatissant. Il a même eu la délicatesse de plomber son hôte en lui faisant partager, au pied levé et avant que le Conseil de l’Atlantique Nord officiellement saisi ne se fût prononcé sur l’accrochage aérien de Turquie, une déclaration justifiant le comportement belliqueux de cette dernière à l’égard de la Russie dont il devait rencontrer le président dans deux jours. Deuxième échec.
De la part de Hollande, c’était aussi mal connaître Angela Merkel, venue présenter ses condoléances à Paris et pressée publiquement de répondre séance tenante à sa demande d’une contribution militaire massive à la guerre contre Daesh, que d’attendre d’elle plus que des boniments exprimés en termes de lutte contre le terrorisme en général. La chancelière, déjà difficile de la bourse, se refuse à mettre le doigt dans un engrenage où ses origines teutonnes lui feraient plutôt flairer un grossier piège à loups. D’ailleurs, la Lüfwaffe et la Bundeswehr sont des forces introverties, emmitouflées dans des frontières verrouillées de l’intérieur et vraisemblablement entourées de blanc sur les cartes de l’état-major allemand. Troisième échec.
Reste Poutine. Le réquisitoire aura été sans appel et Hollande devra choisir sa place sur le futur tableau de chasse de Vladimir La Gagne. Abdessalem Larif. 27/11/2015.

Un commentaire sur “Abdessalem Larif: FRANÇOIS LA GUIGNE !

  1. éventuellement ce n’est pas à hollande de choisir, mais au peuple français – même aux « sans dents » – un « président » n’est là que pour servir le peuple – et nous n’avons pas besoin de Gérard Depardieu ou même de Ph de Villiers, pour comprendre le mauvais jeu des yankees, particulièrement dans la construction de l’union européenne – au travers de Monnet, Shumann et du père de Martine Aubry dont je ne me souviens plus du nom ; beaucoup de français ont compris que nous avions plus ‘affinités avec la Russie éternelle que vers les usa – produit d’une colonisation et éventuellement d’un génocide.

    Malgré tout, je crois me souvenir que c’est Ph de Villiers seul qui a dénoncé l’union européenne

    Le préjudice sera éternel en ce qui concerne la Syrie –

    quant à l’aspect physique, le clown à Versailles se prenaient pour le roi soleil – et je ne comprends pas ce que les femmes lui trouvent, l’attrait du pouvoir sans doute –

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