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L’opération « BADR »: L’une des opérations les plus intelligentes de l’histoire militaire mondiale.


etoiles de la colèrePour remonter le moral!

 

L’une des opérations les plus intelligentes de l’histoire militaire mondiale.
L’opération « BADR ».

extrait du livre « Les Etoiles de la Colère »

Abdelaziz Belkhodja.
Dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 octobre, soixante équipes de plongeurs de la marine égyptienne furent envoyées pour boucher, à l’aide d’un ciment spécial, les canalisations d’essence destinées à enflammer la surface du canal. Chaque poste de la ligne Bar-Lev était en mesure de déverser 200 tonnes d’essence, ce qui, en cas d’offensive, aurait retardé les Égyptiens de plusieurs heures, le temps d’appeler l’aviation à la rescousse.

Pour remonter le moral!

L’une des opérations les plus intelligentes de l’histoire militaire mondiale.
L’opération « BADR ».

Extrait du livre « Les Étoiles de la Colère »

Abdelaziz Belkhodja.
Dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 octobre, soixante équipes de plongeurs de la marine égyptienne furent envoyées pour boucher, à l’aide d’un ciment spécial, les canalisations d’essence destinées à enflammer la surface du canal. Chaque poste de la ligne Bar-Lev était en mesure de déverser 200 tonnes d’essence, ce qui, en cas d’offensive, aurait retardé les Égyptiens de plusieurs heures, le temps d’appeler l’aviation à la rescousse.
Les Israéliens s’aperçurent trop tard du sabotage opéré par les Égyptiens car, samedi à 14 heures, couvert par quatre salves d’artillerie tirées par mille canons dissimulés dans les dunes de la rive occidentale, l’assaut égyptien déferla à travers le canal de Suez sur trois grands axes : au sud de Kantara, et au nord d’Ismailia et de Suez. 8000 fantassins traversèrent le canal sur des canots pneumatiques. À la grande surprise des Israéliens, certains soldats portaient un long tube en travers du sac qu’ils avaient sur les épaules, et d’autres tenaient une valise. Les tubes étaient des RPG-7 et les valises contenaient chacune un missile antitank téléguidé : le Sagger.
En quelques minutes, les abris secondaires et les tanks israéliens furent réduits au silence par cette première vague.

badr
Au moment où la seconde vague de fantassins passait à l’assaut des fortins de la ligne Bar-Lev avec grenades, fumigènes et mitraillettes légères, la première vague réceptionnait des buggies acheminés par chars de débarquement et chargés de missiles. Une fois à bord des petits véhicules aux grandes roues parfaitement adaptées au désert, les troupes disparaissaient derrière les dunes, à trois kilomètres de la rive. Une fois retranchés, les soldats sortirent à nouveau les missiles antichars puis la troisième et la plus perfectionnée de leurs armes : le missile antiaérien portable Sam-7.
La seconde mission de cette première vague consistait à tenir le terrain en prévision d’une contre-attaque des blindés ou de l’aviation, le temps de faire traverser les chars et l’armement lourd égyptiens. Cette opération, la plus importante et la plus délicate de cette phase, était celle sur laquelle comptaient les stratèges israéliens pour se donner le temps d’intervenir. Le général Ali Mohamed déjoua leurs calculs en utilisant un procédé révolutionnaire – dont les Israéliens ne soupçonnaient même pas l’existence – imaginé par un jeune officier du Génie pour percer la réputée infranchissable ligne Bar-Lev. Des pompes flottantes de grande puissance furent installées au centre du canal et des lances à incendie se mirent à balayer les remparts de sable.
En l’espace de trois à cinq heures, des trouées de plus de 6 mètres de large – assez pour faire passer un tank – furent creusées.
Pendant ce temps, les artificiers firent sauter les berges abruptes du côté oriental du canal pour les araser au niveau nécessaire à la pose des ponts destinés à l’acheminement du matériel lourd. Ici aussi, les hommes du Génie égyptien déjouèrent tous les calculs de leurs ennemis en adaptant pour la première fois un procédé de pontons-caisses pliables et rattachables. Ces ponts avançaient à la vitesse de cinq mètres à la minute. En l’espace d’une demi-heure, le canal de Suez était enjambé.
Ainsi, quelque trois heures après le déclenchement de « Badr », les troupes égyptiennes escaladaient les berges orientales du canal de Suez. Trois heures plus tard, les compagnies du Génie avaient opéré soixante percées dans la ligne Bar-Lev, mis en place dix ponts et cinquante bacs.
Cette nuit-là, grâce à une organisation sans faille, les Égyptiens avaient rassemblé sur la rive orientale du canal quelque cinq cents chars et des centaines de batteries de missiles antiaériens. Israël et ses stratèges avaient été complètement pris au dépourvu, toutes leurs contre-attaques stoppées. La première phase de la guerre d’Octobre fut un véritable triomphe.
Extrait du livre « Les Étoiles de la Colère »
Le plus poignant des romans d’Abdelaziz Belkhodja.
Menée d’une main de maître, ce roman, profondément humaniste, est un appel à la raison, à la résistance et à la sauvegarde de la mémoire.

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