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A quoi jouent donc les Américains en Irak?


ait saadi

A quoi jouent donc les Américains ?

 

Abdelmadjid AIT SAADI

A quoi jouent donc les Américains ?

Abdelmadjid AIT SAADI
madjidaits@yahoo.fr
Après avoir détruit l’Irak, et actuellement la Libye, l’Égypte, le Yémen, bientôt la Tunisie, ils se préparent à définitivement détruire la Syrie, et le convalescent Irak, pour mettre en place leur GMO, qui n’aura plus que deux capitales, Jérusalem, pour les sionistes et Ryadh, pour les « jihadistes » de service, pourvoyeurs de fonds à leurs frères sionistes et aux impérialismes de toute nature.

Que l’on ne s’y trompe pas, la religion n’a rien à voir dans les calculs des stratèges US, et bien entendu, elle n’est utilisée que comme appoint, pour envenimer les relations entre « frères-ennemis », arabes, ou musulmans du Moyen Orient.

Juifs, musulmans et chrétiens, n’ont-ils pas vécu des siècles en parfaite harmonie, dans les pays musulmans ?

Mais la nouvelle donne, vient de l’exacerbation des différences, entre sounis, pardon, entre hérétiques sectaires Wahabis et salafis, d’une part, et musulmans sounis et chiites, d’autre part.

Pourtant, les chrétiens, dont les guerres de « cent ans », ont défrayé toutes les chroniques, se sont unis, dans un moule, l’Union européenne; pourquoi donc les « chèques » pétrodollars asservis aux « suceurs de pétrole », pour ne pas dire de sang, préfèrent-ils le double langage, du « combattre le terrorisme », et en faire dans la même foulée, leur « armée » pour « détruire toutes les dictatures », SAUF celles mille fois saintes, des émirs et autres roitelets du pétrole…? Et Ô comble du blasphème, au nom d’un ALLAH, qui condamne à l’Enfer, quiconque « Tue », et quiconque Agresse autrui.
وَمَا كَانَ لِمُؤْمِنٍ أَن يَقْتُلَ مُؤْمِنًا إِلَّا خَطَأً وَمَن قَتَلَ مُؤْمِنًا خَطَأً فَتَحْرِ‌يرُ‌ رَ‌قَبَةٍ مُّؤْمِنَةٍ وَدِيَةٌ مُّسَلَّمَةٌ إِلَىٰ أَهْلِهِ إِلَّا أَن يَصَّدَّقُوا فَإِن كَانَ مِن قَوْمٍ عَدُوٍّ لَّكُمْ وَهُوَ مُؤْمِنٌ فَتَحْرِ‌يرُ‌ رَ‌قَبَةٍ مُّؤْمِنَةٍ وَإِن كَانَ مِن قَوْمٍ بَيْنَكُمْ وَبَيْنَهُم مِّيثَاقٌ فَدِيَةٌ مُّسَلَّمَةٌ إِلَىٰ أَهْلِهِ وَتَحْرِ‌يرُ‌ رَ‌قَبَةٍ مُّؤْمِنَةٍ فَمَن لَّمْ يَجِدْ فَصِيَامُ شَهْرَ‌يْنِ مُتَتَابِعَيْنِ تَوْبَةً مِّنَ اللَّـهِ وَكَانَ اللَّـهُ عَلِيمًا حَكِيمًا ﴿النساء: ٩٢﴾
Il n’appartient pas à un croyant de tuer un autre croyant, si ce n’est par erreur. Quiconque tue par erreur un croyant, qu’il affranchisse alors un esclave croyant et remette à sa famille le prix du sang, à moins que celle-ci n’y renonce par charité. Mais si [le tué] appartenait à un peuple ennemi à vous et qu’il soit croyant, qu’on affranchisse alors un esclave croyant. S’il appartenait à un peuple auquel vous êtes liés par un pacte, qu’on verse alors à sa famille le prix du sang et qu’on affranchisse un esclave croyant. Celui qui n’en trouve pas les moyens, qu’il jeûne deux mois d’affilée pour être pardonné par Allah. Allah est Omniscient et Sage. (92) َAn-Nissa 4

Ou encore, ce verset autrement plus général, et qui s’adresse plus particulièrement aux émetteurs wahabis ou salafis, sur les ondes des médias de la HAINE, comme lorsque certains chouyoukhs girouettes ont appelé en direct, à l’assassinat de Qadhafi, alors qu’ils connaissent le verset, sachant qu’ils ont pris la peine, au préalable d’excommunier Qadhafi, pour tromper Allah…une énième fois, et ceci n’est point un plaidoyer pour feu Qadhafi…,
مِنْ أَجْلِ ذَٰلِكَ كَتَبْنَا عَلَىٰ بَنِي إِسْرَ‌ائِيلَ أَنَّهُ مَن قَتَلَ نَفْسًا بِغَيْرِ‌ نَفْسٍ أَوْ فَسَادٍ فِي الْأَرْ‌ضِ فَكَأَنَّمَا قَتَلَ النَّاسَ جَمِيعًا وَمَنْ أَحْيَاهَا فَكَأَنَّمَا أَحْيَا النَّاسَ جَمِيعًا وَلَقَدْ جَاءَتْهُمْ رُ‌سُلُنَا بِالْبَيِّنَاتِ ثُمَّ إِنَّ كَثِيرً‌ا مِّنْهُم بَعْدَ ذَٰلِكَ فِي الْأَرْ‌ضِ لَمُسْرِ‌فُونَ ﴿المائدة: ٣٢﴾
C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre. (32)- Al-Mâ’ida 5.

13 commentaires sur “A quoi jouent donc les Américains en Irak?

  1. le guerre de cent ans n’était pas une querelle religieuse, mais la revendication de l’Angleterre à l’époque, sur le royaume de France – à cause de je ne sais plus quel mariage entre une princesse française et d’un roi anglais ………..

    Si vous souhaitez voir du côté querelle religieuse chrétienne, cherchez des informations sur la « Saint Barthélémy » et vous aurez de l’eau pour votre moulin – vous ne serez pas déçu -(en ce qui concerne la France)

    Quant à l’union européenne, elle tire a sa fin – nous n’en voulions pas – c’est une manoeuvre US – ils ont habillement manoeuvré via Jean Monnet – Schuman et Delors –
    une certaine oligarchie veut nous imposer le « nouvel ordre mondial »

    Pour plus d’info, allez sur le site de François Asselineau – UPR

  2. en ce qui concerne l’inquisition – voir l’histoire des CATHARES – et allez à Montségur –

  3. Il n’est pas question de renvoyer paresseusement dos à dos toutes les horreurs criminelles alors commises. En toutes circonstances, et sans excuser rien, il reste une minorité jadis ou présentement persécutée, et une majorité hégémonique. Mais ce qui unit les deux, c’est la même communion dans le rejet de l’idée non seulement de tolérance mais de pluralisme religieux. À un catholique lui exposant que le but, c’est qu’il n’y ait qu’une seule religion en France, un protestant répond : le nôtre aussi, simplement il faut que ce soit la nôtre.

    Les guerres de religion sont un conflit international où tous les pays voisins et lointains se sont un instant mêlés directement des affaires de la France, de l’Espagne à la Pologne en passant par les princes allemands, le Saint-Siège ou l’Angleterre. Sous Elizabeth Tudor, l’anglicanisme s’est stabilisé, passée une radicalisation dans un sens protestant d’abord, puis une violente réaction catholique sous le règne de Mary Tudor (1554-1559). Cette dernière, épouse de Philippe II d’Espagne, a habitué les Anglais à associer le catholicisme à la pire image : la domination étrangère des papistes espagnols, les plus intolérants d’Europe avec ça, et le règne possible de la Spanish Inquisition sur les bords de la Tamise. Or en 1571 le pape Pie V, d’abord hésitant, excommunie Elizabeth : les catholiques risquent le billot dans ce monde s’ils se révoltent, et l’enfer dans l’autre s’ils ne le font pas. Et de fait un catholique qui tuerait sa reine ne serait pas en état de péché. La tragédie se referme plus que jamais sur de nombreux prêtres, jésuites ou simples fidèles qui tentent juste de vivre en secret leur foi sans la moindre intention de sortir du loyalisme envers leur pays. Plus que jamais les martyres catholiques sont traqués, torturés, suppliciés.

    Elizabeth Marie Stuart

    Sans doute l’ex-reine d’Ecosse mais aussi de France, Marie Stuart, comploteuse catholique impénitente, est-elle moins innocente lorsque sa cousine anglaise la fait décapiter en 1587 après une interminable hésitation. Mais dans Paris l’ultra-catholique, l’exécution horrifie : et pour beaucoup, elle préfigurerait les persécutions à venir si Henri de Navarre, héritier protestant du trône, devenait roi. Philippe II de Madrid tire les ficelles de la Sainte Ligue, mouvement catholique intransigeant, à la fois populaire et aristocratique, qui va plonger l’Ancien Régime français dans la pire tourmente révolutionnaire qu’il ait éprouvé avant 1789 — la seule fois en mille ans, où deux rois vont être assassinés, coup sur coup et par des catholiques. Le roi d’Espagne prépare la reconquête de l’Angleterre et a besoin pour cela de sécurité en France sur ses arrières : le 13 mai 1588, le roi Henri III, jugé insuffisamment répressif envers les protestants, est chassé de Paris par les insurgés au cours de la « journée des barricades ». Mais en octobre, l’Invincible Armada lancée à la conquête de l’Angleterre échoue lamentablement — préfigurant les fiascos de Louis XIV, Napoléon, Guillaume II, Hitler. À Blois, Henri III se ressaisit et fait assassiner le 23 décembre le duc de Guise, chef de la Ligue. C’est l’effondrement : la Sorbonne relève ses sujets du devoir d’obéissance, jésuites, curés et prêcheurs populaires développent ouvertement la doctrine du tyrannicide, une part du royaume se soulève, les princes voisins se précipitent pour la curée, les plus fanatiques songent à destituer la dynastie au profit d’une princesse espagnole, au mépris de toutes les lois fondamentales du royaume. Le 1er août 1589, Henri III est assassiné à St-Cloud par le dominicain Jacques Clément, venu de son couvent de la rue St-Jacques. Pour vaincre la Ligue le protestant Henri IV devra batailler, ruser, composer, abjurer enfin. Mais il aura des atouts : notamment la lassitude du Parlement de Paris, gardien traditionnel du gallicanisme, révolté de voir le Pape faire ingérence et se permettre de déchoir Henri de ses droits au trône, et las de la domination espagnole. La conversion du roi ouvre la voie à la paix et à l’Édit de Nantes, mais redevenu bon catholique, il lui arrivera de brandir devant les intransigeants le souvenir de Henry VIII d’Angleterre.

    Il y a quelque ignorance ou hypocrisie pour certains à reprocher encore à l’heure actuelle aux protestants de La Rochelle assiégée d’avoir escompté, en 1629, sur l’aide de l’Angleterre de Charles Ier : c’était dans la simple lignée de ces interventions étrangères incessantes depuis deux générations, et au nom de quel masochisme suicidaire auraient-ils dû refuser leur unique appui et chance de survie ? Quoi qu’il en soit, en confirmant la liberté de culte des protestants mais en reprenant toutes leurs places fortes concédées, Richelieu construit l’État moderne unifié, mais les rend vulnérables face à la tentation croissante de restaurer par la force l’unité de foi dans le royaume. Certes, la coexistence dure des décennies. On voit même ça et là des mariages mixtes se produire — mais à une condition tacite et durable : que les garçons à naître de l’union soient élevés dans la foi catholique pour les garçons, dans la foi protestante pour les filles. On pratique dans maints édifices le régime du simultaneum : ainsi en 1681, quand Louis XIV s’empare de Strasbourg avec peu d’arguties juridiques et beaucoup de soldats, il rend la cathédrale au culte catholique et institue ailleurs le partage obligatoire des édifices entre catholiques (choeur) et protestants (nef). Ils coexistent encore, mais ils n’ont jamais été si peu un !

    À partir de 1681, les Dragonnades se déchaînent dans le royaume. Il devient légal pour un enfant de changer de religion à 7 ans sans accord des parents : c’est l’incitation de fait au kidnapping. À la naissance, au mariage, à leur mort, les protestants sont brimés, traqués, surveillés. L’éducation de leurs enfants sort de leur contrôle. Presque tous les temples détruits. L’Alsace, région-frontière récemment annexée, devra à son seul statut particulier d’être épargnée. Enfin vient la désastreuse Révocation de l’Édit de Nantes (1685), qui enrichit Berlin, Amsterdam, Londres, Dublin, Le Cap et Charleston de centaines de milliers de réfugiés huguenots hautement qualifiés, appauvrissant d’autant le royaume, et y laisse subsister l’Église du Désert persécutée ou mille abjurations dépourvues de sincérité. Seule la Révolution pourra mettre un point final à des siècles de querelle.

    La précoce tolérance protestante des Britanniques antipapistes
    La Grande-Bretagne commence à faire l’expérience de la tolérance religieuse au moment même où celle-ci atteint en France son sommet historique. Certes les préjugés anticatholiques et les lois discriminatoires y sont encore des plus forts, et tenus par l’opinion tout autant respectables que le sera un jour l’antisémitisme par exemple. Guy Fawkes à vrai dire n’a rien arrangé quand, avec une poignée de comploteurs catholiques liés à l’Espagne, il a tenté en vain, le 5 novembre 1605, de faire sauter le Parlement de Londres avec le roi, les évêques anglicans et tous les députés dedans ! On ne saurait mieux agir pour assimiler définitivement le catholicisme à un complot contre toute la nation anglaise. Et l’évènement, commémoré jusqu’aujourd’hui, permettra des années durant de voir à cette date un homme en blanc, au vague air de famille avec le Saint-Père, brûlé en effigie dans les rues de Merry Old England. Et en parlant de feu, rien d’étonnant à ce que la haine antipapiste ait été jusqu’à accuser les catholiques d’être responsable du Grand Incendie de Londres en 1666 !

    Pourtant le pluralisme s’annonce. Les révolutions anglaises du xviiième siècle (1642-1660, puis 1688) ont fait échec à la prétention des Stuarts d’établir une monarchie absolue by divine right inconnue des traditions britanniques, et de rétablir le catholicisme (les deux étant liés). Les masses irlandaises, pour avoir soutenu la dynastie vaincue et s’être ainsi retrouvées du mauvais côté de l’Histoire, voient s’abattre sur elles une répression inimaginable qui les met littéralement hors-la-loi pour tous actes de vie courante. Mais en revanche, tous les protestants restés en-dehors de l’anglicanisme, jugé encore trop proche du catholicisme, voient s’arrêter les persécutions contre eux : à partir de la fin du xviiième siècle, calvinistes, luthériens, baptistes, quakers, méthodistes, et on en oublie, se voient garantir la liberté de culte. Voltaire peut s’extasier, lors de son séjour anglais forcé de 1726 : « C’est ici le pays des sectes. Un Anglais va au ciel par le chemin qui lui plaît. S’il n’y avait qu’une religion, le despotisme serait à craindre. S’il y en avait deux, elles se trancheraient la gorge. Mais il y en a trente, et elles vivent heureuses, en paix. » Sans doute le philosophe ne se pose-t-il pas le problème de l’émiettement de ces cultes, encore moins celui de l’unité entre confessions si fragmentées — mais la volonté d’oecuménisme, même chez les chrétiens, était alors fort vague ! Et on peut comprendre que dans une Europe encore infectée d’intolérances et de cultes officiels exclusifs, cette division religieuse poussée lui soit apparue comme une bénédiction.

    Il n’en reste pas moins, d’un point de vue chrétien, la cruauté de ce paradoxe : que dans ce contexte donné, la paix entre chrétiens n’ait pu se faire qu’au prix d’une accentuation de leur division numérique4. Sans doute n’est-il interdit à nul chrétien d’être pragmatique. Mais était-ce là la meilleure manière de réaliser la prière ultime de la Cène ? Il fallait sans doute que la tolérance entre chrétiens passe d’une résignation pragmatique au fait de la division à une acceptation convaincue du droit à la pluralité des voies vers le Christ — en attendant que la deuxième partie du xxième siècle lance enfin le dialogue et le rapprochement entre les religions. Les Anglais y réussirent après avoir déjà fait leur révolution au xviiième siècle. Les Français eurent besoin de faire la leur à la fin du siècle suivant.

  4. pourquoi la voie vers le Christ est-elle passée par « la religion » – ??

    Quant à la révolution française, côté tolérance il y a mieux j’espère – d’ailleurs ce fût plutôt une révolution « maçonnique » –

    Paracelse a dit « à Luther et au Pape » je donnerai du fils à retordre ….. il y avait donc bien des problèmes à cette époque, des deux côtés

    revenons à l’Irak, à la Libye et à la Syrie – je suis bien d’accord, la religion n’a rien à voir , ce n’est qu’un prétexte pour dresser les uns contre les autres et parvenir au New World order – et faire de chacun d’entre nous des moutons (façons de parler, j’aime bien les moutons)

    attendons et espérons

  5. la hiérarchie religieuse implique le intervention militaire pour cela les américains avoir le preuve pour se intervenir n importe ou dans le monde arabe a fin de installer de base militaire n importe ou car il a plus confiance au militaire de pays qui commence a se défendre contre le terrorisme causer par le Amérique en plus la guerre civile permet au autorité américain de installer leurs société pétrolière et de garantir des contrat a longue terme même si après la guerre le pays ne peux pas les changer

  6. L’ÉIIL massacre 1 700 soldats irakiens de confession chiite
    Réseau Voltaire | 16 juin 2014, La progression de l’Émirat islamique en Irak (ÉIIL) et au Levant a cessé en Irak à l’issue d’une semaine de combats.

    L’ÉIIL (« Daesh » en arabe) a exécuté au moins 1 700 soldats irakiens de confession chiite, à Tikrit, a confirmé le département d’État états-unien. L’armée privée a diffusé des images de ce massacre.

    L’ÉIIL est dirigé par le prince Abdul Rahman et commandé par Abu Bakr el-Bagdadi.
    Il est encadré par des officiers états-uniens, français et saoudiens.
    Grâce à de nouveaux armements et à la corruption d’officiers et de parlementaires irakiens, il a pu conquérir en une semaine la partie à majorité sunnite de l’Irak [1].

    [1] « Washington relance son projet de partition de l’Irak », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 16 juin 2014.

    « L’art de la guerre », La balkanisation de l’Irak, par Manlio Dinucci

    L’ÉIIL n’a pas surpris les États-Unis en Irak, simplement parce que ses commandants historiques étaient officiellement les alliés de l’Otan en Libye. Malgré les gesticulations rhétoriques de Washington, l’offensive de l’État islamique en Irak et au Levant se situe dans sa stratégie de démantèlement de l’Irak, adoptée par le Sénat US en 2007, sur proposition de… Joe Biden.
    Réseau Voltaire | 17 juin 2014

    Si ce qu’on est en train de raconter à Washington était vrai, que les USA ont été pris par surprise par l’offensive irakienne de l’État islamique en Irak et au Levant (ÉIIL), le président Obama devrait immédiatement destituer les dirigeants de la Communauté du Renseignement, formée par la CIA et par de nombreuses autres agences fédérales qui espionnent et conduisent des opérations étasuniennes secrètes à l’échelle mondiale.

    Sans aucun doute, au contraire, ont-ils été félicités, en privé, par le président. L’ÉIIL est en fait un outil de la stratégie étasunienne de démolition des États à travers des guerres secrètes. Plusieurs de ses chefs proviennent des formations islamiques libyennes qui, d’abord classifiées comme terroristes, ont été armées, entraînées et financées par les services secrets US pour renverser Mouammar el-Kadhafi.

    C’est l’ÉIIL même qui le confirme, en commémorant deux de ses commandants libyens : Abu Abdullah al Libi, qui a combattu en Libye avant d’être tué par un groupe rival en Syrie le 22 septembre 2013 ; et Abu Dajana qui, après avoir combattu lui aussi en Libye, a été tué le 8 février 2014 en Syrie dans un affrontement avec un groupe d’Al-Qaida, auparavant son allié.

    Quand a commencé la guerre secrète pour abattre le président el-Assad, de nombreux militants sont passés de Libye en Syrie, en s’unissant à ceux, en majorité non Syriens, provenant d’Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie et autres pays. L’ÉIIL a construit une grande partie de sa force justement en Syrie, où les « rebelles », infiltrés de Turquie et Jordanie, ont été approvisionnés en armes, provenant aussi de Croatie, à travers un réseau organisé par la CIA (dont l’existence a même été documentée par une enquête du New York Times [1]).

    Est-il possible que la CIA et les autres agences étasuniennes —dotées d’un dense réseau d’espions, de drones efficients et de satellites militaires— fussent ignorants du fait que l’ÉIIL préparait une offensive massive contre Bagdad, annoncée par une série d’attentats ? Évidemment non. Pourquoi alors Washington n’a-t-il pas donné l’alarme avant le début de cette offensive ? Parce que son objectif stratégique n’est pas la défense, mais le contrôle de l’État irakien.

    Après avoir dépensé dans la seconde guerre en Irak plus de 800 milliards de dollars pour les opérations militaires, qui se montent à 3 000 milliards de dollars si l’on considère tous les coûts y compris ceux sanitaires, les États-Unis voient maintenant la Chine de plus en plus présente en Irak : elle lui achète environ la moitié de sa production pétrolière, en forte augmentation, et effectue de gros investissements dans son industrie d’extraction.

    Pas seulement. En février, durant la visite du ministre des Affaires étrangères Wang Yi à Bagdad, les deux gouvernements ont signé des accords prévoyant aussi des fournitures militaires par la Chine. En mai le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a participé à Shanghai, à la Conférence sur les mesures d’interaction et de renforcement de la confiance en Asie (CICA), avec cheikh Hassan Rouhani, le président de l’Iran. Pays avec qui le gouvernement al-Maliki a signé en novembre dernier un accord, défiant l’embargo voulu par Washington, qui prévoit l’achat d’armes iraniennes pour un montant de 195 millions de dollars.

    Dans la ligne du remodelage du « Proche-Orient élargi » conçu par l’état-major états-unien en 2001 et du rapport de la Commission Baker-Hamilton de 2006, le sénateur Joe Biden et le président du CFR, Leslie H. Gelb, proposèrent de retirer les troupes états-unienne d’Irak après avoir fédéralisé le pays (« Unity Through Autonomy in Iraq », par Joe Biden et Leslie H. Gelb, The New York Times, 1er mai 2006.). Le pouvoir central n’aurait conservé que trois fonctions : la protection des frontières, les Affaires étrangères et… la gestion du pétrole. Il aurait été dépourvu des autres fonctions régaliennes (monnaie, justice, etc.). Leur plan fut présenté au Sénat par Joe Biden (démocrate) et Sam Brownback (républicain), deux sénateurs proches de l’état-major. “The Biden-Brownback Resolution” a été adoptée, le 25 septembre 2007, par 75 voix contre 23. Mais elle ne fut pas appliquée par l’administration Bush qui espérait encore pouvoir en découdre avec l’Iran. L’offensive conjointe de l’ÉIIL et des peshmergas kurdes renoue avec ce vieux projet.

    C’est sur ce fond que se place l’offensive de l’ÉIIL, qui met le feu à l’Irak en trouvant une matière inflammable dans la rivalité sunnites-chiites acérée par la politique d’al-Maliki. Ceci permet aux États-Unis de relancer leur stratégie pour le contrôle de l’Irak. Dans ce cadre on ne perdra pas de vue le plan, qu’a fait passer au Sénat en 2007 l’actuel vice-président Joe Biden, qui prévoit « le décentrement de l’Irak en trois régions autonomes : kurde, sunnite et chiite », avec un « gouvernement central limité à Bagdad ».

    En d’autres termes, le démembrement de l’Irak, Manlio Dinucci

    Traduction, Marie-Ange Patrizio

    Source, Il Manifesto

    [1] “Arms Airlift to Syria Rebels Expands, With Aid From C.I.A.”, par C. J. Chivers et Eric Schmitt, New York Times, 26 mars 2013.

  7. .Ce qui parait un peu louche dans les infos que nous lisons , c’est qu’aucun journal n’aborde dans le détail de Baghdadi chef de l’Ei.
    Pourquoi ne pas dire que cet individu est un Juif du nom d’Eliott Simon et que, l’objectif qui lui a été fixé par ses maîtres, est de s’attaquer aux Chrétiens d’Irak pour créer plus d’animosité entre les Chrétiens et les Musulmans à travers le monde. Et , bien évidemment , Israel serait la spectatrice , la seule à applaudir faisant mine de ne rien savoir.
    Quand on parle de l’EI , on se rappelle ce que fut la Qaïda avec son chef offert aux requins pour emporter ses secrets.
    Quand on parle de ces 2 groupe , on parle aussi de Boko-Haram di Negeria qui s’est honteusement fait connaître par le rapt de 500 fillettes Chrétiennes destinées à être converties à l’Islam ou à être revendues….en gros ou en détail.
    Tous ces groupes , sans oublier ce qui se passe en syrie , sont au service du blanc-bec .
    Les peuples Arabo-Musulmans n’ont – jusqu’à présent- pas dit leur dernier mot. .
    Que Dieu préserve les rois et Emirs une fois que le Tsunami ou le volcan -actuellement en veilleuse- sera déclenché.
    Notre descente en enfer nous a été programmée du temps du boucher Bush avec la complicité des aplaventristes sensés nous représenter alors que ces prétendus chefs se sont avérés être des aplaventristes au service de l’impérialo-sionisme pour nous détruire….pour nous morceler.
    Je ne pourrai conclure sans signaler à mes frères qui ont la FOI Mohamétane ancrée dans leurs veines que le supposé gardien des lieux Saints de l’Islam a , récemment ; converti la chambre des hôtes du temps du prophète Mohamed (qlpssl) en..pissoir.
    Ceci explique cela !

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