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Tunisie: Les partis politiques toujours plus déchirés


CRISE: L’opposition et l’une des formations au pouvoir ont quitté les travaux de l’Assemblée constituante.

Toujours sans Premier ministre, faute d’accord entre les partis, la Tunisie sombre dans la crise qui atteint maintenant l’Assemblée constituante. La semaine dernière pourtant, les élus avaient avancé en décidant de supprimer un article polémique établissant l’islam comme religion d’État.Mais cet esprit de consensus a fait long feu. Depuis lundi, il suffit d’une majorité de députés pour convoquer des séances plénières, sans passer par le bureau ou le président de l’Assemblée, Mustapha ben Jaafar. Une modification du règlement intérieur dénoncée comme un « putsch » par l’opposition mais aussi par le parti de Ben Jaafar, Ettakatol, l’une des composantes de la « Troïka » au pouvoir depuis deux ans.

Pour Lobna Jeribi, élue de cette formation, « un esprit de vengeance a motivé ces amendements. Nous avons besoin de réconciliation et d’apaisement, pas d’ajouter de l’huile sur le feu ». Conséquence : Ettakatol a annoncé le gel de sa participation aux travaux de l’Assemblée constituante, tout comme le reste de l’opposition. Intenable. Selon la feuille de route signée par les parties, l’Assemblée est censée boucler la Constitution en moins de trois semaines, adopter une loi électorale et élire les membres de l’institution chargée de les superviser, un programme qui paraît désormais intenable.

Concernant le nouveau gouvernement, aucune date n’est fixée pour la reprise du dialogue entre les partis, chapeauté par le quartet composé du syndicat UGTT, de l’organisation patronale Utica, de la Ligue tunisienne des droits de l’homme et de l’ordre des avocats. Fadhel Mahfoudh, bâtonnier de l’ordre des avocats et l’un des parrains du dialogue, plaide pour que les formations politiques aient moins de poids dans le processus de sortie de crise: « Sinon, on va droit dans le mur. Le quartet a fait preuve de patience et a démontré sa neutralité. Nous devrions avoir une certaine marge de manœuvre pour trouver une issue aux impasses. La société civile, contrairement aux partis, n’a pas de velléité de pouvoir.»

Polarisation. La situation sécuritaire est également préoccupante avec la multiplication des incidents terroristes. Michael Ayari, analyste à l’International Crisis Group, voit une corrélation entre violences et blocages politiques et déplore l’extrême polarisation des acteurs: « Chaque problème sécuritaire a donné lieu à une crise politique. Le cercle vicieux est là, qu’arrivera-t-il la prochaine fois? Plus le temps passe, plus le blocage est important, plus cela laisse la voie libre aux auteurs d’actes de violence ou de terrorisme.»

Par STÉPHANIE WENGER

Un commentaire sur “Tunisie: Les partis politiques toujours plus déchirés

  1. Si certains refusent que l’Islam soit religion d’état , peut-être qu’ils ne verraient pas d’objection à ce que cette religion soit le Christianisme. Ainsi ces patriotes « sans une once de patriotisme  » gagneraient les faveurs de l’occident.
    Pauvre bled qui jouent le tout pour le tout uniquement pour plaire ceux qui , eux mêmes- combattent la religion aux 4 milliards d’adeptes de par le monde : l’islam.
    Quand la dignité vient à manquer on s’offre à l’étranger tout comme les Marocaines s’offrent aux touristes qui, au lieu d’aller jusqu’à Singapour…non…le Maroc c’est la porte d’à-côté.

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