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Il y a dix ans: Lettre du Président Saddam Hussein au peuple irakien


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Lettre du Président Saddam Hussein au peuple irakien

Saddam Hussein al-Tikriti

صدام حسين عبد المجيد التكريتي

Traduit de l’arabe par Ahmed Manaï

 

Au nom de Dieu, Le Miséricordieux, Le Tout Miséricordieux !

« Dis que rien ne nous arrivera, s’il n’est voulu par Dieu »

Oh grand peuple irakien ! Oh hommes valeureux de nos forces armées…Et vous nobles irakiennes ! Enfants de notre fière nation ! Et vous, hommes de foi et redoutables combattants de notre Résistance héroïque !

Me voici de nouveau sur le champ du Jihad et de la lutte, face à des épreuves plus difficiles et plus dures qu’auparavant, mais toujours animé par le même esprit auquel je vous ai habitué avant la révolution. Telle est la volonté divine !

Mes très chers,

La dure et pénible situation qui est la nôtre à tous et dans laquelle se trouve le grandissime Irak est une nouvelle épreuve dans laquelle chacun se révèle tel qu’il est réellement et se présente à Dieu et à aux hommes selon sa véritable identité, aujourd’hui et demain quand tout ne sera qu’histoire.

C’est aussi la base sur laquelle se fonde tout succès pour les générations futures et sur laquelle s’affirme la volonté des hommes sincères et vient échouer celle des insignifiants. Les hommes qui ont fait appel à l’étranger contre les leurs, ont commis un acte aussi vil que le sont leurs âmes et dans notre pays il ne subsistera que ce qui est solide et durable : « L’écume s’en va au rebut, tandis que ce qui est utile aux hommes, demeure en terre » (Le Saint Coran).

Oh grand peuple irakien! Et vous hommes de notre Oumma et de l’humanité !

Beaucoup d’entre vous ont connu l’auteur de cette lettre et ont testé sa sincérité, son honnêteté, l’intérêt qu’il porte à son peuple, sa sagesse, sa vision et sa fermeté dans le règlement des problèmes ainsi que son intégrité morale par rapport aux deniers de l’État et aux biens d’autrui.

Beaucoup d’entre vous ont constaté que cet homme vit les problèmes de son peuple dans sa conscience et dans tout son être, qu’il partage la peine de ses compatriotes et ne trouve de repos que lorsqu’il aura répondu à l’attente des plus démunis d’entre eux et qu’il ait relevé le niveau des plus pauvres : un homme croyant et sincère, dont le cœur rassemble tout son peuple et toute sa Oumma, sans distinction d’aucune sorte entre les enfants du même peuple, hormis celle qui provient du mérite dans l’accomplissement du devoir.

Irakiens ! Notre peuple et notre famille, nos nobles frères et sœurs de notre Oumma !

Vous avez tous connu votre frère et votre chef, tel que l’ont connu les siens : il n’a jamais baissé la tête devant les tyrans et les oppresseurs et demeure toujours une épée et un porte-drapeau, tel que le désirent les hommes sincères et pour enrager les oppresseurs.

N’est-ce pas ainsi que vous voulez que soit votre frère, votre fils et votre chef ? Bien sûr que oui !

Saddam Hussein doit être ainsi pour que son attitude réponde à votre attente et, si à Dieu ne plaise, il avait agi autrement, il ne se serait pas reconnu lui-même. Ainsi doit être l’attitude de celui qui assume votre direction et qui se veut le drapeau de la Oumma et son modèle, après Allah notre créateur omnipotent.

Me voilà offrant ma vie en sacrifice et, si Allah le Miséricordieux l’accepte, Il fera monter mon âme où Il voudra, en compagnie des hommes sincères et des martyrs. Si par contre et selon Sa Volonté, Il sursoit à sa décision, alors nous ne sommes que ses créatures consentantes. C’est Lui qui nous a crées et à Lui nous sommes de retour et c’est à Lui que nous demandons justice et soutien contre les oppresseurs.

Mes frères…Grand peuple d’Irak…

Je vous invite à demeurer fidèles aux idéaux qui ont fait de vous de vrais croyants, à être la lumière qui éclaire la civilisation et à maintenir votre pays, berceau du patriarche Abraham et d’autres prophètes, dans la fidélité aux idéaux qui vous ont toujours grandis, d’une manière incontestable et attestée, à travers l’histoire.

En se sacrifiant pour la patrie et pour le peuple, en sacrifiant la vie de sa famille, grands et petits, depuis le départ, en offrant sa vie à l’Oumma et à ce grand peuple, généreux et fidèle, Saddam Hussein a continué dans cette voie, sans jamais y déroger.

Malgré toutes les difficultés et les tempêtes qui ont secoué l’Irak et moi-même, avant et après la révolution, Dieu n’a pas ôté la vie à Saddam Hussein. Si cette fois-ci, Il la Veut, cette vie n’est en fin de compte qu’une pousse à laquelle Il donna naissance et qu’Il a jusqu’ici protégée. Ce faisant, Il ennoblit une âme qui Lui est dévouée et qui accepte son sort, consentante, joyeuse et heureuse d’avoir accédé au martyr ! Patience donc, mes frères, à l’ombre de la Grandeur divine et de Sa protection et confiance dans notre créateur, notre soutien face aux oppresseurs.

Et souvenez-vous surtout que c’est Dieu qui vous a faits ainsi, multiples et divers, pour témoigner et servir de modèle aux autres, par votre bienveillance, votre capacité à pardonner et votre disposition à cohabiter dans la tolérance.

Souvenez-vous aussi que vous avez hérité d’un patrimoine glorieux et que cet édifice grandiose vous interpelle et vous met tous à l’épreuve. Certains d’entre vous sont restés fidèles à l’engagement envers la patrie, d’autres par contre, ont rejoint les dirigeants perses rancuniers, héritiers de la haine des Sassanides et d’autres encore ont trahi les leurs et leurs voisins et se sont retrouvés dans les rangs des forces de l’Otan, manipulées par l’ennemi sioniste qui a poussé la Maison blanche à commettre contre notre pays, une agression qui n’a rien à voir avec les valeurs humaines.

Souvenez-vous que ce que vous avez construit et édifié, vous l’avez fait sans haine ni animosité, mais au contraire sur la base de l’amitié, de la paix et de la foi. C’est pour cette raison que vous avez pu jouir, si longtemps et jusqu’à un passé récent, de la sécurité et de la dignité sous les couleurs de votre patrie et principalement depuis la glorieuse révolution de juillet 1968.

Patriotes et citoyens baignant dans la fraternité, vous avez réalisé la victoire dans les domaines de l’édification nationale et aussi sur les champs de bataille, sous les couleurs du glorieux Irak. Vos ennemis, les envahisseurs et les Perses, ont réalisé que votre unité barrait la route à leur hégémonie et à leur volonté de faire de vous des esclaves. C’est ainsi qu’ils ont planté le clou de la haine et semé les graines de la discorde parmi vous, ce à quoi ont adhéré certains étrangers, porteurs néanmoins de la nationalité irakienne, disciples de l’école des rancœurs. Ils ont cru ainsi atteindre les patriotes sincères et affaiblir leur volonté de continuer ensemble, dans la même voie et sous la bannière d’Allahou Akbar, bannière du peuple et de la patrie.

Mes frères, combattants et moujahiddine !

C’est à ceci que je vous invite maintenant. Je vous conjure de ne point laisser de place à la haine dans vos cœurs. La haine s’oppose à l’équité et empêche de rendre la justice. Elle aveugle les yeux et l’esprit, empêche la réflexion et interdit aux gens d’éviter les solutions extrêmes et de choisir la bonne et juste voie. La haine vous empêche de vous rendre compte des changements s’opérant chez ceux-là même qui se sont écartés de la voie juste, celle de notre peuple glorieux et de notre Oumma.

Je vous invite aussi, mes frères et mes sœurs, mes enfants et ceux de l’Irak, mes frères de combat, de ne point porter de haine contre les peuples des États qui nous ont agressés et de distinguer entre les hommes du pouvoir et les peuples. Certes, il faut condamner leur action et s’il faut combattre et lutter contre leurs méfaits, il ne faut pas les haïr en tant qu’hommes. Et si certains d’entre eux, à l’intérieur de l’Irak ou à l’étranger, font amende honorable, alors il faut leur pardonner et ouvrir avec eux une nouvelle page, parce que Allah est Clément et aime les gens cléments. La fermeté est de règle, chaque fois que cela est nécessaire, mais pour qu’elle soit acceptée par le peuple et la nation, elle doit être exercée sur la base de la loi, juste et équitable et non sur la base des rancunes et des ambitions injustifiées.

Sachez mes frères qu’il y a, dans les nations qui nous ont agressés, des gens qui soutiennent votre combat contre les envahisseurs et certains se sont portés volontaires pour défendre les prisonniers, entre autres Saddam Hussein.

D’autres ont tout fait pour dévoiler au monde les scandales des agresseurs et les ont dénoncés. Certains d’entre eux pleuraient à chaudes larmes et dignement quand est venu le moment de nous quitter, son devoir accompli.

C’est à cela que je vous invite : à demeurer un peuple uni, digne de confiance, amical avec la Oumma et l’humanité entière, honnête avec soi et les autres !

Saddam Hussein

Président de la République et Commandant en chef des forces armées combattantes.

Le 26 décembre 2006.

N.B : J’ai écrit cette lettre suite à ce que m’ont rapporté les avocats que « le prétendu tribunal pour les grands crimes » que les envahisseurs ont crée, ainsi que le gouvernement, allaient donner à ceux qu’ils appellent « les accusés », l’occasion d’une prétendue dernière déclaration.

Mais ce tribunal infâme, ainsi que son président Raouf, ne nous ont pas donné l’occasion de faire cette dernière déclaration. Il a prononcé son verdict sans même les attendus et a simplement lu, en notre présence, l’acte d’accusation, conformément aux ordres des envahisseurs.

C’est ce dont j’ai voulu informer notre peuple, notre Oumma et l’opinion publique.

La traduction de ces vers de poésie est de Ahmed Amri

Ne t’attriste pas si le temps félon te tourne le dos

Maintes fois sur les cadavres des lions les chiens dansent

N’en pense pas que les canins dans telle outrecuidance

puissent à leurs seigneurs emprunter nom ou pseudo

Morts les lions restent lions;

et les chiens chiens même s’ils dansent

Saddam Hussein

A. Amri
————————————————————————-
notes

Traduit de l’arabe par Ahmed Manaï a partir de l’original mis en ligne sur :: Alabarash.net :: et révisé par Fausto Giudice, membres de :: Tlaxcala ::, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique

https://tunisitri.wordpress.com/2016/04/09/la-chute-de-bagdad-ce-9-avril-2003-quand-azza-a-pleure/

3 commentaires sur “Il y a dix ans: Lettre du Président Saddam Hussein au peuple irakien

  1. Ne t’attriste pas si le temps félon te tourne le dos

    Maintes fois sur les cadavres des lions les chiens dansent

    N’en pense pas que les canins dans telle outrecuidance

    puissent à leurs seigneurs emprunter nom ou pseudo

    Morts les lions restent lions;

    et les chiens chiens même s’ils dansent

    Saddam Hussein

    A. Amri

    Merci pour cette belle traduction Sid Ahmed.

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