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Syrie : la guerre à tout prix !


Les bellicistes, démocrates et progressistes veulent la guerre, ils n’en démordent pas, mais hésitent et se chamaillent sur les moyens d’y parvenir !
On imagine bien volontiers que si le président syrien offrait de se faire publiquement « seppuku » – autrement dit de se donner solennellement la mort en oblation à l’idole démocratique – cela ne suffirait certainement pas encore à satisfaire les Moloch assoiffés de « justice » qui siègent sur les bords du Potomac. Car pour les néoconservateurs américains, Démocrates et Républicains confondus, il n’y a de bon chef d’État souverainiste et laïc – arabe, iranien, serbe ou autre – que mort. Une doctrine déjà appliquée avec succès aux Amérindiens qui ont ainsi cessé de faire de l’ombre aux arrivants de la Onzième heure.
Camus: 26-02-2012

Syrie : la guerre à tout prix !

Les bellicistes, démocrates et progressistes veulent la guerre, ils n’en démordent pas, mais hésitent et se chamaillent sur les moyens d’y parvenir !

Ce 26 février, en Syrie un référendum devrait permettre l’adoption d’une nouvelle Constitution supprimant la primauté du parti Baas, un quasi monopole s’exerçant depuis cinquante ans. Désormais « le président de la République sera élu directement par le peuple pour deux mandats successifs et sa religion sera l’islam ». Un authentique et notable effort pour satisfaire toutes parties, y compris les islamistes tapageurs, et garantir l’ouverture de la vie politique syrienne aux oppositions afin d’instaurer un véritable pluralisme… Une avancée que la dissidence appelle cependant à boycotter, certainement à l’instigation de Washington où Obama n’hésite pas à qualifier ce scrutin de « plaisanterie ».

On imagine bien volontiers que si le président syrien offrait de se faire publiquement « seppuku » – autrement dit de se donner solennellement la mort en oblation à l’idole démocratique – cela ne suffirait certainement pas encore à satisfaire les Moloch assoiffés de « justice » qui siègent sur les bords du Potomac. Car pour les néoconservateurs américains, Démocrates et Républicains confondus, il n’y a de bon chef d’État souverainiste et laïc – arabe, iranien, serbe ou autre – que mort. Une doctrine déjà appliquée avec succès aux Amérindiens qui ont ainsi cessé de faire de l’ombre aux arrivants de la Onzième heure. Reste qu’en dépit des huées des purs démocrates déchaînés, Damas s’est mis en tête de donner à ses 14 millions d’électeurs la capacité d’exprimer leur choix dans l’un des 13 835 bureaux de vote aménagés à travers le pays, en dépit des troubles et de la sédition qui perdurent dans les villes sunnites et islamistes d’Homs, Hama, Idleb et Deraa…

Insistons : la nouvelle loi fondamentale syrienne sera « basée sur le pluralisme politique et le pouvoir sera exercé démocratiquement à travers des élections » la Syrie étant un « État démocratique souverain et indivisible ». Cette dernière précision, l’indivisibilité de la nation syrienne, ne constituant pas un simple rappel ou l’écho lointain de la « République une et indivisible » d’chez nous… mais une précision essentielle au moment où de puissantes forces coalisées, intérieures (dominées par les revanchards islamistes, mis au pas il y a tout juste trente ans, en février 1982 par Hafez el-Assad, père de Bachar et allié des É-U dans la première guerre du Golfe en 1991, toujours en février) et extérieures (É-U, R-U, UE, Turquie, Ligue arabe), ont pour projet l’éclatement de la Syrie et sa balkanisation.

Un démantèlement programmé sur le modèle de celui qui fut appliqué dans l’ex Fédération yougoslave au cours de guerres civiles particulièrement cruelles de 1992 à 1999, lesquelles suivirent immédiatement – par une évidente relation de cause à effet – l’adoption du Traité de Maëstricht en 1991… Car l’Europe c’est la guerre contrairement aux cyniques âneries que nous serinent nos dirigeants. À tel point, qu’après avoir noyé la Libye sous un bain de sang (authentique celui-là : 160 000 morts), l’Europe des Sarkozy, Merkel, Cameron, Van Rompuy , Barroso, Schulz & Cie, s’emploie maintenant à allumer les brasiers de la guerre civile dans la malheureuse Syrie… Certes corsetée par une bureaucratie rigide, mais pas au point de ravager le pays pour faire « évoluer les choses » !

Mais on l’a bien compris, la revendication de liberté et de pluralisme démocratique n’est pas ce que veulent les rebelles et opposants et les étranges héros de la « société plurielle, libre, ouverte et démocratique »… Ces demandes ne sont que prétextes et faux semblants, car ce que veut tout ce petit monde, c’est la fin de l’État laïc syrien et de ceux qui l’incarnent : le Baas en premier lieu… un parti fondé en 1947 à Damas et animé par une doctrine socialiste, patriotique et nationaliste panarabe, née des œuvres du syrien Michel Aflak de confession grecque orthodoxe, associé à l’Alaouite Zaki al-Arzouzi.

En second lieu il s’agit d’éliminer Bachar el-Assad en tant que porte-étendard de la communauté alaouite – hier extensivement méprisée et refoulée – qui est arrivée au pouvoir à l’occasion des coups d’État de 1963 et 1966. Précisons que les Alaouites, sujets semi-parias de l’empire ottoman, tout comme les Chrétiens citoyens de seconde zone seuls soumis à l’impôt depuis l’avènement de l’Islam, ont trouvé dans le social-nationalisme arabe, comme d’autres dans le communisme, l’idéologie et le levier politique susceptible de les affranchir de leur statut de minorité opprimées.

Derrière la démocratie, se profile ainsi un irrédimable conflit entre communautés, la majorité sunnite aspirant à dominer de nouveau en imposant la forme d’islamisme globalisée déjà au pouvoir en Turquie ou en Indonésie (mais néanmoins prosélyte, conquérante et fortement intolérante)… Cela en refoulant les Alaouites honnis parce qu’hétérodoxes, autrement dit « hérétiques », voire en les massacrant à qui mieux mieux 1 ! Cette dernière éventualité n’étant pas une simple clause de style, on comprendra que les Alaouites ayant « le dos au mur » (et à la mer) se battront jusqu’au bout, et que dans cette sombre perspective, la meilleure hypothèse possible reste celle de la guerre civile suscitée, encouragée et armée par les « démocraties » occidentalistes…

Guerre civile ethno-confessionnelle

Assurément le risque est bien réel « que la communauté alaouite ne soit purement et simplement anéantie si Assad tombe » 2. On pourra voir également dans l’apophtegme du docteur de l’Islam sunnite, Ahmad ibn Taymiyya (1263-1328) « les Alaouites sont les pires ennemis des musulmans et le jihad contre eux est un grand acte de piété », un énoncé directeur – mais encore un formidable non-dit sous la plume et dans la bouche de nos désinformateurs médiacratiques – éclairant d’une lumière crue la situation actuelle.

Parce que ce n’est pas, répétons-le, la démocratisation de la vie en Syrie qui est en jeu, mais bien la revanche d’une communauté sur une autre et une lutte inexpiable pour la domination, ceci sur une base exclusivement confessionnelle. Situation déjà vue en Irak, en Libye avec la complicité des ultra libéraux euratlantistes, adeptes de cette « synagogue de Satan » que sont les grandes places boursières de Londres, Manhattan et Chicago, dernières citadelles virtuelles d’un empire sur le déclin, menacé d’effondrement sous le poids de ses dettes, de ses manipulations et de ses mensonges.

Manipulations et mensonges

La répression a fait « plus de 6.000 morts en 11 mois » nous ressassent ainsi, ad nauseam, nos ministres qui n’ont pas d’autres chats à fouetter par les temps qui courent que d’aller fouiner dans les arrières cours des voisins… La belle affaire : ce sont les mêmes hommes publics qui hier étaient muets comme des carpes lorsque le blocus américain de l’Irak faisait dix mille victimes chaque mois et cela pendant plus d’une décennie. Leur émois arrogants et leurs sèches pleurnicheries sont, jusqu’à l’écœurement, à géométrie variable. Notons qu’en ce qui concerne la tragédie syrienne, l’on ignore toujours sur quoi se fondent les chiffres avancés, ni quel est le décompte exact des victimes imputables à la répression ou à la dissidence ?!

Les médias ont beaucoup glosé sur « le massacre d’Homs », lequel aurait occasionné plus de 200 décès, « le plus meurtrier depuis le début des événements »… Publié sur le site Nawaat, un entretien avec l’économiste, observateur de la ligue arabe en Syrie et opposant tunisien de longue date au régime de Ben Ali (qui l’a fait arrêter et torturer en 1991), Ahmed Manaï confirme ce que l’on pouvait légitimement soupçonner à propos de l’affaire d’Homs : « En fait, il s’agit d’un coup monté dans le cadre d’une stratégie globale et concertée : à l’étranger, des “militants“ sont intervenus pour occuper les ambassades et les consulats syriens et justifier l’appel au renvoi des ambassadeurs syriens par les pays arabes ».

… « Alors ce massacre : tous ceux qui ont suivi les télévisions ce jour là ont vu des photos de très nombreuses victimes. La plupart de ces victimes avaient les mains liées derrière le dos et certaines avaient le visage au sol… Les metteurs en scène nous ont expliqué que c’étaient les victimes des bombardements des bâtiments et des habitations par les blindés et même par l’aviation syrienne. Curieusement ces victimes ne portaient pas de blessures ni même aucune trace de l’effondrement de leurs maisons et habitations. Chacun peut en tirer les conclusions qu’il veut. En tout cas tout au long de la journée du 4 février, de citoyens syriens ont témoigné qu’ils avaient reconnu parmi ces victimes, des proches et des voisins enlevés depuis une semaine et même des mois ».

C’est un Tunisien, anti-ben-aliste, observateur de la Ligue arabe qui le dit ! Qui croire alors ? Lui ou les médiamenteurs ?

Les Américains en quête de « preuves » des « massacres »

Les massacres et le bain de sang sont apparemment difficiles à établir, sauf dans la logomachie et la réalité subjective fabriquée par des médias impartiaux et honnêtes… à telle enseigne que le Pentagone, selon la chaîne américaine NBC, utilise actuellement de nombreux drones de reconnaissance aérienne, militaires ou appartenant aux Services spéciaux américains, au-dessus de la Syrie pour suivre les attaques des militaires loyalistes contre l’opposition et les civils. Il s’agit bien entendu, a priori de « renseigner » les djihadistes, notamment qataris et libyens, sur les mouvements et les positions de l’armée syrienne, mais également de recueillir des éléments de preuve non contestables quant aux supposés massacres perpétrés par les forces gouvernementales… exactions qui, pour l’heure, en toute logique, ne sont donc pas vraiment établies !

« Les sources au Département de la Défense américain soulignent que le recours aux drones ne signifie pas les préparatifs à une opération militaire, l’administration américaine espérant, de cette façon, obtenir “des preuves visuelles“ pour la communauté internationale pour lui permettre de réagir aux actions menées par Damas. »[ [RIA Novosti 19 fév. 2012]].

Toujours selon NBC, la Maison blanche, le Département d’État et le Pentagone avaient sérieusement envisagé une « opération humanitaire » en Syrie, mais entre-temps ils auraient changé leur fusil d’épaule devant le risque d’implication militaire directe dans un éventuel conflit. D’ailleurs, Martin Dempsey, nommé en octobre 2011 chef d’état-major général des armées des É-U, n’a-t-il pas jugé de son propre aveu, prématuré d’armer l’opposition qui serait particulièrement « difficile à soutenir » ?

En un mot les É-U veulent bien jouer au boute-feu, se faire les promoteurs de la guerre mais ils entendent d’abord la faire conduire en toute discrétion par d’autres, en leur lieu et place. La partie n’est en effet pas gagnée d’avance : après la visite de la marine de guerre russe en janvier dernier à Tartous, c’est à présent au tour des iraniens d’envoyer deux bâtiments armés, lesquels ont franchi le canal de Suez le 18 février… fait exceptionnel puisque c’est la seconde fois depuis la révolution islamique de 1979… Manifestation porteuse d’un soutien assurément symbolique à Damas, mais à prendre également comme un signal d’avertissement dans un contexte d’instabilité régionale croissante.

Bref, si le risque de guerre civile demeure bien présent 3, les Euratlantistes ne sont plus tout à fait aussi sûrs d’eux, surtout après le double véto chinois et russe au Conseil de Sécurité, pour ce qui est de la voie à suivre en vue de réussir à renverser le régime baasiste… et installer au pouvoir des Frères musulmans, de longue date formatés et acquis à la cause occidentaliste par les bons soins du Foreign Office, dans leur base arrière de Londres !

Les va-t’en-guerre ne désarment pas : flux et reflux, changements stratégiques

Ainsi, dans l’impossibilité d’une « intervention légale » en Syrie, c’est-à-dire en conformité et avec ou sans détournement des décisions internationales sur le modèle de ce qui s’est fait en Libye, rien ne dit qu’une l’éventualité d’une « ingérence armée » soit tout à fait écartée… ayons en mémoire le précédent du Kossovo en 1999, même si aujourd’hui les stratégies « alternatives » ou indirectes semblent devoir l’emporter. Non pas celle de la négociation avec en préalable l’arrêt des combats de part et d’autre comme le demandent Moscou et Pékin, mais celle de la guerre civile… Celle-ci offrant subséquemment toutes les occasions d’intervenir… finalement avec ou sans l’aval du Conseil de sécurité !

Révélateur ! « Arab Times » quotidien koweïti (cette enclave anglo-américaine sur le flanc Est de l’Irak pour la conservation duquel les anglo-américains ont perpétré un holocauste de onze cent mille arabes – chiffre approximatif bien entendu), dans sa livraison du 13 fév. 2012, titrait en Une : « La Ligue arabe et Al-Qaïda veulent de l’aide pour les rebelles ». Comme quoi « Al Qaïda », si nous savons lire, participe bien du dispositif euratlantiste de guerre totale et sans limites que les oligarchies régnantes livrent sans désemparer aux peuples et aux nations… et en priorité à ceux qui se montrent réticents ou trop lents à pleinement adhérer aux joies ineffables du libre marché mondialisé et du Meilleur des Mondes consumériste… Ensuite à ceux et celles qui voudraient se débarrasser du joug de la liberté sans frontières et de la permissivité sans limites. De ce point de vue il pourrait en cuire à la Hongrie de Viktor Orban si elle persévérait, tout comme hier la Serbie et aujourd’hui la Syrie, dans ses égarements nationalitaires !

Dans le même temps, le dr. Ayman al-Zawahari (chef d’Al-Qaïda depuis « l’assassinat ciblé » à Abbottābād, banlieue d’Islamabad, du pseudo Ben Laden), annonçait l’entrée de ses combattants en Syrie où le djihad paraît déjà à l’œuvre avec la présence du Libyen Abdelhakim Belhaj, commandant de Tripoli à sa « libération » et à présent l’un des dirigeants de « l’Armée syrienne libre »… Apparemment, quand Londres et Washington ne sont pas en mesure de faire sous-traiter leurs opérations par Paris , Berlin et Ankara, ils font appel à leurs supplétifs islamistes radicaux libres du Qatar et des éléments recyclés de la « Légion arabe » ayant sévi en Afghanistan, en Bosnie, en Macédoine et au Kossovo, en Libye et pour finir, ces jours-ci, en Syrie.

Les « peoples », fils et filles de pub, veulent aussi la guerre

Face au « désastre humanitaire » dont les médias nous bassinent, l’américaine Angelina Jolie, s’est pour sa part crue autorisée, à l’instar de son homologue masculin, le bellâtre George Clooney pour le Darfour, à lancer un appel en faveur d’une intervention internationale en Syrie. En un mot, les vedettes se font les porte-parole de la guerre… mais attention au nom de la Paix… Depuis Orwell nous savons tous, n’est-ce pas, que « la guerre c’est la paix » ?

Après, « l’ambassadrice de la guerre » façon Hollywood, il ne manquait plus qu’un Lévy Bernard-Henri bis (lequel doit se reposer quelque peu sur ses lauriers après la grands massacres du Golfe des Syrtes) : « Le Monde », journal que dirige M. Éric Israelevitch, a donc accrédité l’écrivain prophétique Jonathan Littell, prix Goncourt 2006 pour son impérissable chef œuvre « Les Bienveillantes », pour un reportage clandestin en Syrie, très exactement dans la fournaise d’Homs 4. D’où il est revenu sain et sauf ! On appréciera la beauté de style du grand homme de lettre…

Extraits de son « Carnet de guerre » à paraître dans le quotidien vespéral : « Je suis parti le 2 février et les bombardements intensifs ont commencé le 3, mais déjà dans toute cette période, les deux semaines et demie qu’on a passées… ce qu’on voyait c’était une politique quotidienne de meurtre, d’assassinat de gens, par le biais de snipers et de bombardements plus sporadiques qui vise à punir les quartiers soulevés »… Les forces syriennes et le régime de Bachar al-Assad «  ne cherchent pas à tuer toute la population mais ils tuent quotidiennement des dizaines de personnes, des femmes et des enfants aussi, dans ces quartiers qui ont osé s’opposer au pouvoir… [soulignant qu’il n’avait pas vu] de telles exactions depuis la Bosnie, il y a de cela près de 17 ans » !

…« Les blessés eux-mêmes, s’ils ont le malheur de tomber soit sur un barrage gouvernemental, soit pendant un raid des forces de sécurité dans une clinique, ils sont arrêtés quel que soit leur état. J’ai interviewé des gens qui étaient torturés [sic] alors qu’ils étaient blessés, notamment un homme qui avait la jambe à moitié arrachée qui a fini par perdre sa jambe… » note-t-il dans cette belle langue (malgré tout un peu approximative : binational, il est franco-américain) qui lui valut en octobre 2006 d’obtenir le grand prix du roman de l’Académie « française », puis le Goncourt avant d’être élu deux mois plus tard, en décembre, Meilleur livre de l’Année… « Arrêtez la cour est pleine » !

L’on n’attend plus maintenant, pour compléter cet édifiant tableau, que les déclarations de M. Mélenchon, l’homme de toutes les gauches, pour appeler à l’intervention musclée comme il le fit si courageusement à propos de la Libye… et qu’il ne rejoigne en cela la Licra, celle-ci venant de nous rappeler très opportunément à nos obligations de « démocrates » conséquents avec eux-mêmes : « Il est plus que jamais de notre devoir d’être aux côtés du peuple syrien dans son combat pour le respect des droits de l’Homme ainsi que des libertés civiles et politiques » [[17 février 2012]. Nous ne saurions l’oublier tant notre devoir de mémoire est pressant.

Notons que le seul homme de gauche qui jamais fut hostile à la guerre, Jean Jaurès, aura été assassiné le 31 juillet 1914 pour cette insigne lâcheté, à quelques pas de la rue d’Hauteville.

 

Notes

(1) Ce sont les enseignements de Mohammad ben Nousseir, disciple du Xe Imam, Ali al-Hadi, dans l’Irak du IXe qui constitueront le fonds de la religion alaouite. Doctrine pour laquelle Mahomet n’est que le voile recouvrant « l’essence » de la Révélation réellement apportée aux hommes par le truchement d’Ali, gendre du Prophète. Les Alaouites croient en la réincarnation, n’ont en principe pas de mosquées, ignorent le jeûne et le pèlerinage à La Mecque, n’ont pas d’aversion pour l’alcool, leurs femmes ne sont pas voilées et ils célèbrent des fêtes musulmanes tout autant que chrétiennes. Représentant 12% de la population, les alaouites sont depuis dix siècles pauvres et méprisés : dans l’empire ottoman, les seuls alaouites tolérés dans les villes étaient serviteurs domestiques. En 1920, la France alors puissance mandataire, avait institué un territoire autonome alaouite. Dans les années cinquante nombre d’entre eux entrent dans l’armée syrienne et adhérent au national-panarabisme laïque du Baas. Deux coups d’État, 1963 et 1966 les portent au pouvoir. Cf. Wikipedia.

(2) Thomas Pierret, maître de conférence à l’université d’Edimbourg. AFP19 fév 2012

(3) Le Quotidien du peuple (40 millions de lecteurs et organe officiel du Parti communiste chinois) : « si les pays occidentaux continuent de soutenir pleinement les forces d’opposition syriennes comme ils semblent le faire maintenant, alors finalement une guerre civile à grande échelle devrait éclater » AFP 20 fév. 2012.

(4) « Jonathan Littel témoigne de la politique de meurtre en Syrie » AFP 13 fév. 2012. Nouveau BHL mâtiné de Kouchener, Little avant de devenir le géant des lettres qu’il est aujourd’hui (en dépit d’une maîtrise très approximative de la langue française), s’est investi dans l’action humanitaire par le biais de l’ONG Action contre la faim dans laquelle il travaillera sept ans, notamment en Bosnie-Herzégovine, mais aussi en divers autres endroits particulièrement névralgiques du monde tels que la Tchétchénie, l’Afghanistan, le Congo ou encore Moscou. Seuls les imbéciles et les conspirationnistes pathologiques pourraient se laisser aller à imaginer que celui-ci aurait pu, de près ou de loin, œuvrer dans ces zones « très sensibles » en tant que « sayan », à savoir « honorable correspondant » du Mossad, du Shin Beth ou de l’un de leurs équivalents. http://fr.wikipedia.org/wiki/Sayanim

file:///C:/Documents%20and%20Settings/WINTUN/Bureau/syrie-la-guerre-a-tout-prix-111404.htm/

http://www.agoravox.fr/auteur/camus-69298/

 

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