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Le visage de la politique officielle tunisienne de ce jour!


Jbali est officiellement le premier ministre de la Tunisie postrévolutionnaire. Il tire sa légitimité du fait qu’il était le secrétaire général du parti qui a gagné les élections et d’un passé d’ancien prisonnier politique. Je ne connais pas personnellement d’activités politiques avant ou pendant la révolution qui font que ce Monsieur peut prétendre à cette responsabilité. Peut-on parler de politique tunisienne aujourd’hui ? Se poser la question c’est donner les prémices de la réponse. Il y a bien des titres, il y a bien des hommes, mais faire coller les titres aux hommes est une opération bien difficile.

Un premier ministre sinistre, une momie à la tête de la constituante, un président dindon de la farce et un machin qui tire les ficelles…

Jbali est officiellement le premier ministre de la Tunisie postrévolutionnaire. Il tire sa légitimité du fait qu’il était le secrétaire général du parti qui a gagné les élections et d’un passé d’ancien prisonnier politique. Je ne connais pas personnellement d’activités politiques avant ou pendant la révolution qui font que ce Monsieur peut prétendre à cette responsabilité. Peut-on parler de politique tunisienne aujourd’hui ? Se poser la question c’est donner les prémices de la réponse. Il y a bien des titres, il y a bien des hommes, mais faire coller les titres aux hommes est une opération bien difficile. Mr De même, je ne trouve pas des écrits, de simples ou de grandes envergures, qui témoignent d’une vraie stature d’homme politique éclairé chez cet homme. J’ajoute que Mr Jbali m’a souvent apparu en décalage complet par rapport à la réalité et l’histoire. Cet homme, réactionnaire par conviction, appartient au passé et n’est nullement la personne adéquate pour l’avenir de la Tunisie. Monsieur Ben Jaafar est plus le directeur incompétent d’une école de cancres que chef de la haute instance qui doit écrire la constitution de ce pays. Parfois même, je vois en lui un directeur de zoo qui essaye maladroitement de gérer une population diverse et carnassière qui passe plus de temps à montrer ses dents qu’à utiliser son cerveau. Docteur Ben Jaafar, qui s’y connait dans la matière, est atteint d’Alzheimer politique : il ne se rappelle plus de ses engagements et a adopté une nouvelle discipline : un pointeur de présence souvent absent !

Le président Moncef Marzougui est l’homme girouette, l’homme marionnette et l’homme cacahuète. Il a jeté sa cravate au peuple pour qu’il (le peuple) s’en serve en cas de désespoir profond. Il est le seul président sur la planète qui ne sait pas ce qu’il est exactement ! Tantôt amuseur publique, tantôt charlatan, il navigue avec l’agilité d’un singe dopé entre ces deux responsabilités tel un enfant à qui on a donné la boite de chaussures vide pour s’amuser avec et, du coup, il ne réclame plus les chaussures qui était dans cette même boite!

Je n’ai pas trouvé de titre approprié à Monsieur Rached El Ghannouchi, je vais me contenter de l’appeler machin. Dans l’histoire moderne il n’a pas d’équivalent. Il est sans responsabilité officielle mais il gère tout ! C’est l’homme par qui les nominations arrivent et les scandales aussi. Présent partout, occupant les plateaux de télé, les manchettes des journaux ; voyageant à travers le monde aux frais de l’état bien sûr, il se permet le luxe hypocrite d’affirmer qu’il est (tout) juste le président du parti au pouvoir ! « itha lam tasta7i… » Ghannouchi est un usurpateur ! A ce titre il est à dénoncer et à condamner.

Ce cirque politique a une meneuse de revue, qui en fait n’a rien d’une vedette principale, elle peut juste prétendre au rang de « hannana », « machta », tambour du village (barra7) mais pas plus. Il s’agit de Monsieur Dilou, le Lucky luke du mensonge politique, l’homme qui ne croit même pas ce qu’il dit et qui se console par le débit de ses phrases bien rondes et bien rodées tirées des archives linguistiques des siècles passés.

Aujourd’hui, la politique est un bordel intellectuel à ciel ouvert. Pour s’en sortir il est urgent de chasser les proxénètes ! Quelle galère.

Par Ali Gannoun, Professeur – Directeur de Recherche à l’Université de Montpellier 2

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