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Livre: La fin du Dollar


L’agence de notation Standard & Poor’s publie le 18 avril 2011 un communiqué sur la situation économique des Etats-Unis ici :
« Dans la mesure où les USA ont, à notre avis, par comparaison avec leurs pairs notés AAA, un très important déficit budgétaire et un endettement public croissant et parce que les méthodes pour y faire face sont floues, nous avons révisé notre perspective sur la note à long terme de stable à négative. »
Ce communiqué va tout à fait dans le sens des propos que tient Myret Zaki dans son dernier livre à contre-courant, La fin du dollar, publié aux Editions Favre ici.

Francis Richard

 

L’agence de notation Standard & Poor’s publie le 18 avril 2011 un communiqué sur la situation économique des Etats-Unis ici :
« Dans la mesure où les USA ont, à notre avis, par comparaison avec leurs pairs notés AAA, un très important déficit budgétaire et un endettement public croissant et parce que les méthodes pour y faire face sont floues, nous avons révisé notre perspective sur la note à long terme de stable à négative. »
Ce communiqué va tout à fait dans le sens des propos que tient Myret Zaki dans son dernier livre à contre-courant, La fin du dollar, publié aux Editions Favre ici.

L’auteur de Vive l’évasion fiscale [voir ici mon article du 18 février 2010], où elle montrait que la disparition du secret bancaire helvétique arrangeait bien les sociétés offshore et les trusts anglo-saxons, montre cette fois que la crise de l’euro a permis, du moins dans un premier temps, de dissimuler la crise du dollar qui ne devrait plus tarder à se produire.

Cette crise de l’euro aurait même, selon Myret Zaki, été favorisée, voire provoquée, par les puissants hedge funds américains…Peut-être. Mais elle n’aurait pas pu avoir lieu si les pays de la zone euro ne s’étaient pas endettés au-delà de toute mesure et n’avaient pas creusés des déficits pour prétendument relancer leurs économies en réponse à la crise financière due aux subprimes.  

La situation économique américaine, telle que l’a décrit Myret Zaki, a de quoi faire peur. Car l’image correcte, qui en est donnée par les autorités du pays, est volontairement falsifiée pour justement éviter la panique. Les chiffres-clés officiels, tels que le PIB, l’inflation, la productivité, le taux de chômage, sont différents des chiffres-clés réels et permettent de masquer l’effondrement de l’économie américaine, qui se traduit par une paupérisation croissante de la population. Dont la baisse des salaires moyens et le transfert des emplois qualifiés outremer sont les symptômes indubitables.

La dette publique américaine explose. Elle est maintenant de 14’300 milliards de dollars, alors qu’elle était de 6’400 milliards en 2002 et de 12’100 en février 2009, au moment où Obama est entré en fonction. Cette dette publique ne comprend pas la dette parapublique sinon elle atteindrait 20’000 milliards de dollars. Et ce n’est que « la partie émergée de l’iceberg », puisqu’avec les engagements hors bilan – envers les retraités, les malades âgés, les invalides – la facture réelle s’élève à 200’000 milliards de dollars… Quant à la dette privée, elle s’élève à 50’000 milliards de dollars…

La pseudo-croissance américaine résulte de la consommation, mais cette consommation se fait à crédit, grâce aux stimuli de la politique monétaire menée par la Fed, la grande responsable de la faillite des Etats-Unis et des bulles successives depuis dix ans, comme le dénonçait également Pascal Salin dans son livre Revenir au capitalisme pour éviter les crises [voir ici mon article du 19 mars 2010]. Myret Zaki dénonce, elle, cet interventionnisme qui « a fait des Etats-Unis l’un des pays les plus éloignés du capitalisme de marché » et a privé les acteurs économiques des signaux que le marché aurait dû leur faire parvenir.

La Fed, la Réserve fédérale américaine, avec son utilisation frauduleuse de la planche à billets, permet de retarder les échéances. Elle fait croire aux Américains qu’il est possible de ne pas passer par la phase austérité pour redresser la situation, en attendant que survienne une croissance complètement hypothétique, puisque l’épargne et l’investissement ont disparu. Ce faisant elle provoque une chute de la valeur du billet vert qui a des répercussions dans tous les pays en raison de la mondialisation des échanges.

On va donc vers un abandon du dollar comme unique monnaie de réserve internationale et peut-être sa sortie ordonnée. Myret Zaki passe en revue les différents scénarios possibles, tels que le remplacement du dollar par un panier de monnaies, l’essor international du yuan, la densification des échanges hors dollar entre pays émergents. De facto l’étalon-or, abandonné il y a tout juste 40 ans, est restauré. La vente de stocks d’or détenus par les banques centrales est terminée :

« L’inversion de tendance observée en 2009-2010, qui a vu des instituts monétaires des pays émergents acheter massivement de l’or, montre combien la dette des pays développés suscite des doutes vis-à-vis du système monétaire actuel. »

Quand et comment se produira la fin programmée du dollar ? Difficile de le dire, mais il est sûr que le manque de crédibilité du dollar a atteint un point de non retour, n’en déplaise aux éminents spécialistes de la pensée dominante, qui se complaisent dans un véritable déni de réalité.

Il faut donc lire ce livre convaincant.   

Francis Richard

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