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Circonstances et échos de l’apparition de la vidéo d’Ali Laaridh en 1991


Après 21 ans, c’est sur dailymotion et non sur cassette VHS que la vidéo scandale, imputée au ministre de l’intérieur apparaîtra le mercredi 18 janvier 2012. Dans la vidéo en question, on voit plusieurs séquences, prises d’angles différents de deux prisonniers dans leur cellule et dont l’un serait Ali Laaridh. Les deux détenus sont filmés entrain de forniquer. A un certain moment celui qui filme donne la date et l’horaire exacts de la vidéo, à savoir le 31 mai 1991, à 9h57. Signalée pour contenu inapproprié, la vidéo disparaîtra après quelques heures pour réapparaitre sur mégavidéo et autres sites… Tout le monde s’est rallié, y compris ceux qui ne sont pas pronahdha pour dénoncer non les protagonistes du film qui seraient homosexuels, chose honnie par les musulmans, mais celui qui l’a réalisé et celui qui l’a publié (Jalel Brik si son témoignage est véridique).

Nawaat.org, Lilia Weslaty | Jan 20, 2012

Circonstances et échos de l’apparition de la vidéo d’Ali Laaridh en 1991
Lilia Weslaty | Jan 20, 2012

Après 21 ans, c’est sur dailymotion et non sur cassette VHS que la vidéo scandale, imputée au ministre de l’intérieur apparaîtra le mercredi 18 janvier 2012. Dans la vidéo en question, on voit plusieurs séquences, prises d’angles différents de deux prisonniers dans leur cellule et dont l’un serait Ali Laaridh. Les deux détenus sont filmés entrain de forniquer. A un certain moment celui qui filme donne la date et l’horaire exacts de la vidéo, à savoir le 31 mai 1991, à 9h57. Signalée pour contenu inapproprié, la vidéo disparaîtra après quelques heures pour réapparaitre sur mégavidéo et autres sites… Tout le monde s’est rallié, y compris ceux qui ne sont pas pronahdha pour dénoncer non les protagonistes du film qui seraient homosexuels, chose honnie par les musulmans, mais celui qui l’a réalisé et celui qui l’a publié (Jalel Brik si son témoignage est véridique).
Voulant connaître le contexte de la première apparition de cette vidéo en 1991, on a posé la question à certaines personnalités qui ont bien voulu nous répondre, à savoir Ahmed Manaï-actuellement en Syrie en tant qu’ observateur pour la Ligue Arabe, Khémais Khayati- journaliste, critique des médias tunisiens et écrivain ainsi qu’à Ahmed Bouazzi, professeur des universités en énergie solaire et membre du Comité Exécutif du Parti Démocrate Progressiste.
Ps: Vous trouverez à la fin des trois interviews un extrait du livre “Supplice tunisien, le jardin secret du général Ben Ali” d’Ahmed Manaï au sujet de la vidéo
Interview avec Ahmed Manaï

Nawaat : M.Ahmed Manaï, vous avez parlé dans votre livre ” Supplice tunisien, le jardin secret du général Ben Ali” de la vidéo filmée par la police politique ; pouvez-vous nous parler de cet épisode de l’histoire politique de la Tunisie que la nouvelle génération ignore ?
Pour commencer il faudrait rappeler que les menaces « de viol, de sodomisation ou d’attouchements » sur certains détenus, jugés peu coopératifs ou dangereux, ou sur leurs enfants et leurs épouses, faisaient partie intégrante de l’interrogatoire quand ce dernier n’est pas à la satisfaction de la police. Un détenu refuse de dire « tout « ou simplement de dire ce qu’attend de lui la police et c’est la menace de faire ramener l’épouse, la fille ou même les garçons ! Il y a eu, parfois, passage à l’acte. Puis est venu le chantage à la vidéo et il y en a eu, à partir de 1991, plusieurs, sur un certain nombre d’hommes politiques, mais parfois aussi sur leurs épouses, comme c’est le cas des Laaridh. Le procédé est simple : on fait un montage, parfois très grossier, de prétendus ébats amoureux entre le détenu et un partenaire, homme ou femme, on en produit une cassette qu’on fait circuler et dont on fait la publicité sur certains journaux de la place. Parfois la cassette n’est pas distribuée, comme c’est le cas de l’épouse Laaridh, mais sa seule existence sera l’épée de Damoclès brandie en permanence sur sa tête et celle de son mari.
Nawaat : Quel échos avait-eu cette vidéo en 1991 ? Surtout que beaucoup de Tunisiens n’avaient pas de lecteur VHS ?
Beaucoup de tunisiens n’étaient pas équipés pour visionner la vidéo, mais il y avait certains « journaux », dont principalement « les annonces », qui en faisaient la promotion, à la une et souvent sur de nombreuses livraisons. Il y avait aussi le téléphone arabe plus efficace que tout autre moyen d’information.
Nawaat : La vidéo aurait été filmée le 31 mai 1991, soit trois mois après que Abdallah Kallel ait eu le poste de ministre de l’intérieur. Y-a-t il eu des vidéos avant cette date ? Et est-ce que Kallel ou la direction des prisons avaient dénoncé cette pratique ?
A ma connaissance c’était la première du genre à être largement diffusée.
Non il n’y a eu aucune dénonciation de la part de Kallel et encore moins de la direction des prisons. S’agissant de cette dernière, elle ne pouvait l’ignorer et elle était au moins complice. Plus grave encore, certains activistes politiques et des droits de l’homme, bien au courant des faits, ne l’avaient pas dénoncé. Je me souviens qu’au milieu de 1991, au cours d’une conférence-débat organisée par le CEDETIM à Paris, en présence d’un certain nombre d’activistes politiques tunisiens et étrangers, ainsi que de hauts responsables tunisiens, certains, que je ne nommerai pas, ont refusé de condamner cette politique-porno !
Nawaat : Qui était le directeur de la sureté à cette époque et qui serait, à votre avis, l’instigateur de cette ignominieuse action ?
Le directeur de la sûreté était le général Ali Sériati. Mais franchement je ne sais pas à quel point il était impliqué dans cette affaire, tout comme Ben Ali ou Abdallah Kallel. Au moins ils étaient au courant de l’affaire.
A l’époque, il y avait un personnage clé au M.I., auteur de tous les coups bas et de toutes les ignominies : c’était Mohamed Ali Ganzoui, directeur des services spéciaux. J’imagine que c’est l’instigateur !
A rappeler que certaines cassettes ou vidéos, ont bénéficié de la coopération de certains hommes politiques…de l’opposition !
Nawaat : Les archives de la police politique restent introuvables et la fuite de la vidéo de Ali Laaridh prouve que bien qu’il soit ministre de l’intérieur, il n’y a pas la main dessus. Que pensez-vous de cette situation ?
La vidéo a circulé beaucoup à l’époque et il est fort probable que l’un de ses détenteurs, hostile à Ali Laaridh et à son parti, l’ait remise en circulation. Il y a évidemment l’hypothèse de sa remise en circulation par un responsable de la police. Il est sûr que Ali Laaridh ne maîtrise pas tout au sein de son ministère et qu’il y compte plus d’ennemis que d’amis. Certains craignent la purge !
A propos des archives du M.I., je me souviens que lors du bref passage de M.Rajhi, certains dossiers concernant certaines personnes de l’ancienne opposition à Ben Ali, avaient atterri chez des particuliers.
Nawaat : Dans quels buts cette vidéo a été mise en ligne à votre avis ?
Je pense que c’est manifestement dans le but de déstabiliser et de fragiliser Ali Laaridh au sein de son ministère et devant l’opinion publique, et au-delà, de prouver aux simples citoyens que les nouveaux dirigeants ne sont pas les saints qu’ils prétendent être.
Nawaat: On a vu que les Tunisiens, qu’ils soient de gauche ou de droite se sont ralliés pour soutenir Ali Laaridh. Pensez-vous qu’il puisse s’imposer au sein du ministère après une telle publication?
Je pense que Ennahdha n’aurait pas dû prendre ce ministère et qu’elle avait tout à gagner en le laissant à son ancien occupant, comme c’est le cas du ministère de la Défense. D’ailleurs, il semblerait, que tel était son choix tout au long de la période qui a précédé les élections, mais ce sont ses amis turcs qui lui auraient conseillé d’accaparer tout.
Nawaat : Ali Laaridh pourrait-il s’imposer au sein de son ministère ?
Je crois qu’il n’a pas le choix, s’il cède ou recule face à ce genre de chantage et c’est la débandade pour tout le gouvernement. Mais il devrait engager une action auprès de la justice pour faire la lumière sur cette affaire et décourager les chiens à attenter à l’avenir à l’honneur des hommes.
Interview avec Khémais Khayati

Nawaat: En 1991, vous avez visionné la vidéo de Ali Laaridh, pouvez-vous nous éclaircir cet épisode que la nouvelle génération ignore ?
Je travaillais à l’époque comme journaliste à la revue palestinienne al-Yom Assabeh paraissant à Paris et dépendant de l’OLP et d’Abou Ammar en personne… Lors d’un séjour en Tunisie, ai rencontré feu Mohamed Mahfoudh qui était directeur du quotidien la presse. Il m’avait entretenu sur cette vidéo qui fait les choux gras des cafés. Ne la connaissant pas, il m’a proposé de la visionner à son bureau… Chose faite. Il m’a proposé d’en emmener avec moi pour distribution à Paris. J’en ai pris deux. Une que je me suis gardée – je ne sais plus où elle est – et l’autre l’ai donnée à mon rédacteur en chef de l’époque, Feu Joseph Samaha qui l’a visionnée et trouvé la chose dégueulasse… ça c’est arrêté là.
Nawaat: Quels échos et l’ampleurs qu’avait-eu cette vidéo en 1991 ? Surtout que beaucoup de Tunisiens n’avaient pas de lecteur VHS.
Ce dont je me souviens vaguement, c’est un sentiment de mépris dans les cafés comme l’Inter ou l’Univers…
Nawaat: La vidéo aurait été filmée le 31 mai 1991, soit trois mois après que Abdallah Kallel ait eu le poste de ministre de l’intérieur. Y a t il eu des vidéos avant cette date ? Et est-ce que Kallel ou la direction des prisons avaient dénoncé cette pratique ?
Je ne pense pas qu’il y en ai eu avant. Après, je crois savoir que le piège tendu à Mourou n’a pas fonctionné et qu’il y a eu une à propos de feu Mzali
Nawaat: Les archives de la police politique restent introuvables et la fuite de la vidéo de Ali Laaridh prouve que bien qu’il soit ministre de l intérieur, il n’y a pas la main dessus. Que pensez-vous de cette situation ?
Etre ministre ne veut pas dire immanquablement qu’on a la main sur tout et surtout s’il s’agit de l’Intérieur qui est vrai gruyère. Si les vidéos se comptent sur le bout des doigts, les enregistrements des écoutes doivent être légions… Où sont-elles ? Qu’en ont-ils fait ? Qui a les transcriptions ? Et les dossiers N°2 ?… Une caverne d’ali baba des horreurs…
Nawaat: Dans quels buts cette vidéo a été mise en ligne à votre avis ?
Je pense qu’elle a été mise en ligne en réponse à l’attitude du Ministre lors de la manif des nahdhaouis devant son ministère. Il a montré par sa sortie qu’il n’était pas ministre de la République mais d’un parti qui tient les rênes dans un gouvernement de coalition. Par ailleurs, il ne faut pas oublier qu’il est le représentant de la partie dure de la nahdha et c’est lui qui parle de la « légitimité carcérale »…
Nawaat: On a vu que les Tunisiens, qu’ils soient de gauche ou de droite se sont ralliés pour soutenir Ali Laaridh. Comment expliquer vous cette réaction ? Pensez-vous que Laaridh pourra s’imposer au sein du ministère après une telle publication ?
C’est une saine réaction car une politique sans morale est une calamité pour toute la nation. On peut être ennemi mais on est néanmoins citoyen. Et tout citoyen a droit au respect de sa personne nonobstant sa couleur politique. C’est un signe de bonne santé. Elle n’aura pas d’effet sur sa carrière politique. Bien le contraire. Il aura une aura de victime sachant que cette K7 est trafiquée vue les angles différents et les questions de lumières…
Interview avec Ahmed Bouazzi

Nawaat : Pouvez-vous nous rappeler le contexte de l’apparition de la vidéo “porno” imputée à Ali Laaridh ?
En 1991, j’ai eu vent de la vidéo pornographique de Ali Laarayedh que la police politique avait monté pour le salir. Je n’avais pas cherché à la voir parce que je considérais que la regarder était un soutien à Ben Ali. Ma position politique à l’époque, bien qu’étant anti-islamiste, était de ne pas soutenir Ben Ali contre eux, ça le renforçait et ça affaiblirait les démocrates.
Un collègue parmi les proches du pouvoir m’en avait parlé, mais les gens avaient tous la certitude que c’était la police politique qui était derrière. D’autres cassettes ont suivi pour salir des personnages de l’opposition de gauche, bouguibistes ou islamistes. Les officiels du ministère de l’intérieur et de la justice n’avait rien dit, mais tout le monde savait que Ben Ali était derrière.
Nawaat : Que pensez-vous de la réapparition de cette vidéo-scandale ?
La cassette qui vient de sortir aujourd’hui montre que les services du ministère de l’intérieur restent indépendants de leur ministre et que la justice ne pourra mettre la main sur les assassins des révoltés de Thala et de Kasserine. Le directeur de la sécurité publique Laajimi qui était vu par des témoins à Thala le 8 janvier 2011 et reconnu par certains d’entre eux en train de tirer sur les manifestants protège les tueurs et eux le protègent. La cassette est liée à la démission de ce directeur de son poste. Les assassins de janvier 2011 essaient de faire remplacer le ministre actuel par un autre qui serait prêt à transiger et à les protéger contre l’inculpation.
Le peuple tunisien est un peuple intelligent et pas méchant, il considère que cette cassette est une manière abjecte de lutter contre un adversaire politique, l’opposition responsable sait que ces méthodes sont signées par les agents de Ben Ali qui avaient utilisé des méthodes honnies par la classe politique. Je crois personnellement que Ali Laarayedh, que je connais personnellement, continuera à diriger le ministère correctement, il a tout mon soutien dans sa tâche de réforme de la police.
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Extrait du livre : Supplice tunisien, le jardin secret du général Ben Ali
Auteur : Ahmed Manaï
Editions de la Découverte, mars 1995, Paris.

Pour briser l’homme, prenez la femme

Pour briser définitivement Ali Laâridh, un leader du mouvement Ennahdha, qui continuait à lui résister depuis deux ans dans sa prison, Ben Ali fit enlever sa femme, un jour de juin 1992.
Widad revenait de l’hôpital Rabta où elle était sage-femme depuis des années. Elle avait hâte de retrouver ses enfants. Depuis son mariage, le mari était plus souvent en prison qu’à la maison, et elle était autant la mère que le père. Quand on a de plus un mari emprisonné à charge, c’est comme si on avait tous les malheurs du monde sur le dos. Widad ne cherchait pas de taxi. A cette heure de l’après-midi, il était pratiquement impossible d’en trouver un de libre à Tunis, et d’ailleurs son budget ne le lui aurait pas permis. Alors, elle ne fit pas attention à la voiture qui s’arrêta à son niveau. L’appel de l’un de ses occupants à monter la laissa froide. Elle n’a pas coutume de se faire embêter par les dragueurs. Son habit de “soeur” lui donnait une certaine immunité. C’est au moment où l’un des occupants de la voiture en descendit et, lui barrant la route, lui intima l’ordre de monter, qu’elle comprit ce qui lui arrivait.
“C’est pour une simple vérification d’identité” précisa l’agent en civil. Widad n’essaya même pas de protester. En d’autres temps, il aurait suffi de pousser un cri pour qu’une foule de gens accoure à son secours. Avec son hijab, personne ne risquait de le faire. Qu’on s’imagine un peu une femme arborant l’étoile jaune, dans l’Allemagne nazie, interpellée par la Guestapo ! Il fallait être un écervelé pour lui porter secours. Résignée, Widad s’exécuta. Personne n’accorda la moindre attention à l’incident. Depuis de longs mois, ce genre d’enlèvement était devenu fréquent à Tunis. Qui donc prêterait un regard à un Intouchable agonisant sur un trottoir de Calcutta ? Un islamiste est bien moins que cela en Tunisie.
Widad est conduite au Ministère de l’Intérieur. Elle monte péniblement jusqu’au troisième étage. Elle a beau implorer Dieu de lui venir en aide, elle a toujours la frousse. La personne qui y pénètre ne sait quand et comment elle sortira de ces lieux. Le plus ennuyeux est que sa famille ne connaîtra rien de son sort avant sa libération ou, qui sait, avant que son cadavre anonyme ne soit retrouvé à la morgue de l’hôpital. Les ravisseurs de Widad ne comptaient pas aller jusque là. Les consignes du maître étaient strictes. Il fallait sortir de cet interrogatoire très spécial un outil de travail pour les maîtres chanteurs du scandale. On intima l’ordre à Widad de se déshabiller. Pour une femme dont l’habit fait partie d’une profonde conviction religieuse, mieux vaudrait la mort que de découvrir une mèche de cheveux.
Qu’à cela ne tienne ! les violeurs sont là pour déshabiller entièrement la dame, qui s’évanouit. Quand elle revient à elle, le cameraman attitré du Ministère de l’Intérieur finissait le tournage. Mission accomplie. La victime pourra repartir, sans autre forme de procès, pour une longue dépression nerveuse. L’hebdomadaire à scandales des Services Spéciaux, Les Annonces, aura enrichi le lendemain sa vidéothèque d’un nouveau chef-d’œuvre de Ben Ali. La cassette vidéo ne sera pas utilisée publiquement dans une grande campagne de diffamation contre la victime. Elle sera l’épée de Damoclès brandie en permanence sur sa tête et celle de son mari.
Chantage par vidéo

Ce dernier n’a pas eu la même chance. Un an auparavant, et alors qu’il croupissait dans sa geôle depuis quatorze mois, le même journal “révéla” à la Une et en plusieurs livraisons, le “scandale” des “dépravations et déviations sexuelles” de Ali Ladridh, invitant les Tunisiens à visionner la cassette. Cette “porno-politique” est conduite à l’échelle internationale par les spécialistes en marketing de la jeune Agence Tunisienne de Communication Extérieure. C’est en effet à cet organisme public, créé le 7 août 1990 par une loi votée à l’unanimité par le Parlement, qui prendra en charge la diffusion de la pornographie du Hollywood tunisien à travers le monde. Les diplomates et fonctionnaires des chancelleries étrangères accréditées à Tunis, servis les premiers, furent aussi les premiers à alerter sur la banqueroute morale d’un pouvoir sans foi ni loi.
Montage grossier

Abdellataf Mourou, ex secrétaire général du mouvement Ennahdha, eut droit aux mêmes égards présidentiels quelques mois plus tard. Le même journal “révélera” en mai 1992, toujours à la Une, comment ce cheikh et avocat très sollicité aurait abusé de ses clientes sur un tapis de prière, dans son bureau, et cela sous le feu des caméras des Annonces. La cassette, produit de ces prétendus ébats amoureux, fera elle-aussi le tour des chancelleries. L’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Tunis, qui la fit expertiser, chargea Maître Ben Halima, son conseil, d’informer le bâtonnier du barreau de Tunis qu’il s’agissait d’un montage grossier. Mais le mal était déjà fait et Maître Mourou dut garder l’hôpital pour un diabète devenu incontrôlable.
http://nawaat.org/portail/2012/01/20/circonstances-et-echos-de-lapparition-de-la-video-dali-laaridh-en-1991//

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