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Tunisie 1987: Moncef Bensalem/Groupe sécuritaire du MTI.


BENSALEM

 

Le Groupe sécuritaire

 Le Groupe s’est fixé un seul objectif : écarter du pouvoir Bourguiba et tous ceux qui sont dans sa voie. Quant aux moyens pour y parvenir, ils étaient  pacifiques autant que cela était possible. C’est ainsi que nous avons fait ramener de l’étranger cinq mille (5.000) bombes lacrymogènes que nous avons testé sur  nos personnes  pour nous assurer  qu’elles ne feraient pas trop de mal aux personnes visées. Le rôle de la bombé lacrymogène est de neutraliser la personne visée pendant une demi heure.

Un mot…

J’ai entendu parler du docteur Moncef Ben Salem pour la première fois en juillet 1991. Un jeune étudiant  tunisien( Radwene Masmoudi) que j’ai rencontré à Washington, m’avait remis un dossier volumineux concernant ce dernier et m’avait demandé d’essayer de  faire quelque chose pour ce brillant scientifique, incarcéré pour ses idées.  Il s’agissait de rapports d’Ong, de lettres de soutien à l’intéressé émanant de scientifiques et d’institutions  universitaires et d’autres destinées au président de la République tunisienne sollicitant la libération du détenu.

Je n’ai rien fait jusqu’au mois de juin 2002, date à laquelle j’ai reçu une lettre d’un membre du Comité de soutien à Moncef Ben Salem m’invitant à agir, les conditions de l’intéressé s’étant entre temps dégradées.  J’ai alors écrit une lettre au docteur Ben Salem pour l’inviter à se faire connaître plus clairement,  ne pouvant le présenter aux Ong comme un militant des droits humains et un scientifique, réprimé pour ses idées et sa science, comme on le présente souvent, alors qu’il était  le chef du Groupe sécuritaire, qui avait planifié un coup d’État en 1987.

Dans l’attente, j’avais engagé une affaire auprès de l’UNESCO au mois d’août 2002. http://www.tunisitri.net/lette-appel/lettre8.htm/

En date du 26/03/2003, j’ai reçu du docteur Ben Salem un document d’une cinquantaine de pages, dont trois (3) traitaient directement de l’affaire du Groupe sécuritaire. C’est la traduction de ce texte de trois pages, que je livre aux tunisiens, vingt trois ans après les faits, convaincu qu’ils ont le droit et le devoir de savoir …

Au cours de ces dernières années j’ai enquêté sur cette affaire notamment auprès de certains anciens officiers exilés, impliqués dans cette mésaventure ainsi qu’auprès de Salah Kerker, président du MTI jusqu’au mois d’octobre 1987. Le plus illustre d’entre eux, l’ancien capitaine et récidiviste Abdel Hamid Addassi,  auquel j’avais envoyé le texte de Ben Salem en 2006, me répondît que « c’était   vrai mais un peu exagéré » ! J’aurai souhaité savoir ce qu’en pense aujourd’hui Rached Ghannouchi, lui qui avait déclaré en 1988 que cette affaire  n’engageait pas son mouvement ».

Ahmed Manai

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Le groupe sécuritaire

Par Moncef Ben Salem

26/03/2003

« Après le verdict de la cour de sûreté de l’Etat, les exactions sauvages de la police et les milliers de jugements, tous iniques et sans fondement juridique, prononcés par des juridictions régionales, nous avons appris que Bourguiba avait reçu son ministre Sayah (Mohamed) (1) et lui avait demandé de préparer un second procès au cours duquel  trente têtes de chefs islamistes devraient être coupées.

C’est ainsi que nous avons eu  l’idée de nous opposer par la force à la folie de Bourguiba et de ses sbires. Ainsi est né « Le Groupe Sécuritaire »  que nous avons baptisé « Groupe de Salut National ».  Le temps n’est pas venu pour révéler publiquement tous les détails  de sa constitution, mais il s’est formé rapidement et comprend un certain nombre de militaires et d’agents de sécurité de tout grade, ainsi que des civils.

Le Groupe s’est fixé un seul objectif : écarter du pouvoir Bourguiba et tous ceux qui sont dans sa voie. Quant aux moyens pour y parvenir, ils étaient  pacifiques autant que cela était possible. C’est ainsi que nous avons fait ramener de l’étranger cinq mille(5.000) bombes lacrymogènes que nous avons testé sur  nos personnes  pour nous assurer  qu’elles ne feraient pas trop de mal aux personnes visées. Le rôle de la bombé lacrymogène est de neutraliser la personne visée pendant une demi heure.

Les autres moyens de défense tels que les armes à feu, les chars et les avions militaires étaient entre les mains des éléments du Groupe et tout ce qui ne l’était pas devrait être neutralisé systématiquement et avec précision, quelques heures avant le début de l’action. Nous avons fait tout pour que l’opération repose sur les éléments de base plus que sur le commandement. Nous avons aussi planifié l’intervention des éléments civils deux ou trois heures après le début de l’action. Tunis avait connu une grande agitation populaire sans précédent et les manifestations populaires mobilisaient des dizaines de milliers de gens malgré la violence de la police.

Le commandement s’est réuni le 15 octobre 1987. Nous avons évalué nos moyens et nos positions et avons décidé que le 7 novembre 1987 sera le dernier jour de Bourguiba au pouvoir. C’est ce qui s’est passé réellement.

Aux premiers jours du mois de  novembre 1987, nous avons appris que Bourguiba avait reçu Sayah (Mohamed) et lui avait demandé de préparer un décret le nommant premier ministre en remplacement de Ben Ali et qu’en échange il devrait faire couper trente têtes d’islamistes. Sayah lui avait répondu qu’il devrait attendre sa nomination jusqu’au lundi 9//11/1987.

Pourquoi cette date ?

Nous avions appris de milieux proches de Sayah que ce dernier avait conseillé de retarder sa nomination au premier ministère parce qu’il avait en tête un stratagème lui permettant de liquider Ben Ali et les islamistes d’un seul coup et ce le 8 novembre 1987, fête de l’arbre, que Ben Ali devrait présider à la place de Bourguiba dans un parc de El Manar, dans la proche banlieue de Tunis. Ainsi il sera éliminé et on accusera les islamistes de ce coup. Leur procès s’imposera de lui-même et  l’objectif de Bourguiba  sera ainsi atteint.

En fait les choses s’étaient passées autrement. La plupart des membres du Groupe Sécuritaire étaient des islamistes mais il y en avait aussi qui ne l’étaient pas. Il s’agissait néanmoins  d’hommes valeureux et  de confiance, connus pour leur amour de la patrie et leur haine du régime de Bourguiba. A l’époque la question qui revenait le plus dans les discussions des gens étaient « n’y aurait-il pas dans ce pays, un homme qui écarterait Bourguiba et délivrerait la nation de son hystérie » ?

Le 5/11/1987/ un membre du troisième cercle du Groupe, agent de la Brigade de l’Ordre Public de son état, a écrit une lettre-testament à l’attention de son oncle. Ce dernier est intrigué par son contenu car l’ambiance générale pousse à la suspicion. Il demande des explications au neveu et jure  de garder le secret. Le neveu les lui donne. Ce dernier n’avait pas accès à beaucoup de secrets car il appartenait  au troisième cercle. Il savait seulement qu’en compagnie de trois de ses collègues,  il devrait saboter certains véhicules à la caserne de la brigade de l’Ordre public le 07/11/1987. L’oncle, adjudant-chef infirmier au dispensaire de la police n’a pas tenu sa promesse et s’est empressé de révéler tout au ministre de l’intérieur qui n’était autre que Ben Ali, premier ministre.

Le même jour, l’agent indiscret et ses trois compagnons sont arrêtés. Répétons-le, les quatre ne savaient pas grand-chose sur ce qui devrait se passer le 7/11/1987.Le pouvoir qui connaît le poids des islamistes ne peut donc déjouer l’opération. D’autre part tous les services secrets occidentaux et à leur tête les américains, malgré leur puissance  et leur infiltration de tous les rouages de l’Etat, n’ont rien su de l’opération. Le moment est grave pour le régime !

Le 6/11/1987, se sont tenues deux réunions : la première, au ministère de l’intérieur sous la présidence de Ben Ali avec la  participation de la plupart des ministres. Nous étions au courant de cette réunion.

La deuxième réunion s’était tenue dans une villa du Bardo, avec la participation d’un certain nombre de chefs des organismes du Groupe et sous ma présidence personnelle. Le pouvoir n’était pas au courant de cette réunion.

Les hommes du Groupe étaient aux positions avancées dans l’attente des ordres  d’attaque ou l’heure « H » fixée pour chaque action. Quand Ben Ali et son groupe avaient commencé cette nuit –là leur entreprise de changement, nos hommes étaient aux avant-postes. Je cite à titre d’exemple, le commando qui a pris d’assaut le Palais de Carthage était sous les ordres de  Sadok  Ghodbane, un élément du Groupe. Il fut emprisonné avec nous par la suite après avoir eu un avancement et décoré par Ben Ali. L’hélicoptère, avec ses deux membres d’équipage, qui avait transporté Bourguiba de Carthage à Mornag était celui-là même que nous avions choisi pour la même mission. Le commandant de la salle d’opérations à El-Aouina qui  avait en charge Tunis Est avec le Palais de Carthage et de nombreux points névralgiques était le Commandant Mohamed Mansouri , décédé  sous la torture le 1//12/1987. Les deux gardes de corps de Ben Ali, décorés puis emprisonnés avec nous, étaient aussi des nôtres ».

Ma première arrestation :

Environ deux semaines après le changement, les quatre détenus ont été entendus de nouveau. Etant donné que Bourguiba a été écarté et que l’ambiance était à la détente, nos frères ont  cru au nouveau discours  déclarant que les derniers jours de Bourguiba étaient devenus insupportables  et ainsi de nombreuses erreurs ont été commises. Ils ont pensé que Ben Ali allait ouvrir une nouvelle page et que la découverte du Groupe Sécuritaire ne comportait  aucun danger. En principe Ben Ali devrait récompenser  ceux qui l’ont aidé à effectuer le changement et qui étaient en mesure de le contrarier. Ainsi furent commises des erreurs et des fautes qui ont permis aux services de Sécurité de l’Etat d’arrêter cent cinquante sept (157) membres du Groupe. J’étais pratiquement le dernier à être arrêté le 26/11/1987 au soir.

Dans les geôles de la DST la torture était terrible provoquant même la mort, la paralysie, l’écorchement  de la peau du crâne et les menaces sur les épouses. J’étais à la geôle 16 au quatrième étage. Je n’avais pas de toilettes et je n’avais le droit d’y aller qu’une seule fois par jour et juste pour une minute, si bien que je me suis abstenu de manger pour éviter une catastrophe hygiénique. La nourriture que même les chiens n’oseraient manger, nous était servie dans de vieilles boites de tomates  rouillées. J’entendais les cris des suppliciés nuit et jour et je me demandais en mon for intérieur « Où est le changement ? Où est la déclaration du 7 novembre ? Où sont les promesses » ? Où est la sincérité des responsables » ?

L’instruction s’est poursuivie jusqu’au début de janvier 1988 après quoi nous avons été pris en charge par le juge d’instruction militaire. Je suis resté  le dernier au ministère de l’intérieur en compagnie de l’élément qui avait permis de faire découvrir  le Groupe. Il était devenu entre temps indicateur de la police. J’ai appris par la suite qu’il a reçu de l’avancement et qu’il a été envoyé dans une ambassade à l’étranger « Allah Seul le sait ». En tout cas il ne nous avait pas rejoints en prison et son nom ne figurait pas dans le procès verbal du juge d’instruction militaire.

Les autorités avaient essayé au début de nous couper  du monde et nous sommes demeurés  pendant une année sans moyens d’informations, ni télévision, ni journaux ni correspondance privée. Il nous est arrivé parfois de payer  10 Dinars à un détenu de droit commun pour avoir le journal Assabah, soit cinquante fois son prix normal et bien sûr en cachette. Et comme cela ne lui suffisait, le pouvoir  a essayé de nous présenter à l’opinion publique comme une bande de malfaiteurs sans plus. Mais grâce à Dieu il n’y est pas parvenu, certains journaux avaient publié des articles sur les membres du groupe et leur cheminement  avec  une certaine crédibilité, ce qui nous valu le respect et la sympathie de l’opinion publique.

J’ai dit une fois au président de la justice militaire : nous ne serons pas jugés et lui de me demander pourquoi et comment? Parce que nous avons entrepris une action contre Bourguiba, répondis-je, exactement comme l’a fait votre président Ben Ali. Si nous devons être jugés, nous devrons remettre Bourguiba au pouvoir  et nous serons jugés en même temps que  Ben Ali et son équipe. C’est la logique ! Il me dit alors « vous êtes maintenant  enfermés dans une bouteille et nous sommes en mesure de faire de vous ce que nous voulons sans que personne ne le sache ». Je lui répondis que c’est une erreur. Vous savez que de nombreux  éléments du Groupe  ont fui à l’étranger avec tous les documents, évalués à plus de cinq cents(500) pages. Ces éléments attendent les résultats de l’instruction et le procès pour publier tout ce qui peut l’être. Mon interlocuteur, surpris par mes déclarations,  ne put me répondre.

Le pouvoir  a essayé à travers ses médias de convaincre l’opinion tunisienne  que nous étions un groupe de malfaiteurs et à reproduire dans les esprits ce que furent de tels procédés du temps de Bourguiba. Vainement !

Au cours de l’été 1988, les autorités ouvrirent des canaux de négociations avec nous. Feu Ahmed  El Ketari, directeur général des prisons et très proche de Ben Ali y joua un rôle central. Le docteur Sahbi El Amri et moi-même représentions les détenus du Groupe Sécuritaire.

Le pouvoir nous a demandé de proposer une solution qui lui sauverait la face après avoir tant dénigré le  Groupe injustement. Après de nombreuses discussions  nous nous sommes entendus sur une solution qui convenait aux deux parties et qui consistait à faire libérer le groupe en trois fois :

Le premier en novembre 1988, le second en mars 1989 et le troisième en avril de la même année. J’étais dans ce groupe. D’autre part, il a été convenu qu’avant la libération de chaque groupe il sera versé à tous ses membres la totalité des salaires coupés depuis le premier jour.  D’autre part, la libération se ferait par une décision qui arrêterait toutes les poursuites.

J’avais refusé et je  continue à refuser toute demande de grâce, sous n’importe quelle forme, celle-ci n’a de sens que si elle s’adresse à  Dieu ou à la victime mais non pas le contraire.

Nous avons convenu aussi  de créer, à l’issue de la libération de tous les détenus,  une commission bipartite composée de représentants des ministères de la défense et de l’intérieur d’une part  et des représentants du  groupe. Cette commission aura pour mission de veiller au retour des membres du groupe dans leurs fonctions antérieures ou de leur reclassement dans des postes équivalents.

Nos accords ont été en effet exécutés à l’exception des salaires des membres civils du groupe qui n’ont pas été versés et qui sont demeurés gelés jusqu’à maintenant.

J’ai quitté la prison le 4/5/1989 et j’étais en effet le dernier du groupe.

Par Moncef Ben Salem

26/03/2003

http://fr.f411.mail.yahoo.com/ym/showLetter?MsgId=7723_1710141_19074_926_1121

Traduit de l’arabe par Ahmed Manai

Lettre de Moncef Ben Salem

MR AHMED 3

Moncef Bensalem/Groupe sécuritaire du MTI.

ما زال موضوع المجموعة الأمنية 8 نوفمبر 1987 يثير جدلا واسعا في عديد الأوساط المتابعة للشأن التونسي رغم التكتّم على تفاصيله ومصير عناصره التابعة للجناح العسكري لحركة النهضةالتي غادرت سجن الإيقاف على ثلاثة أفواج بين 05 نوفمبر 1988 وشهر ماي 1989 ..بعد مفاوضات سرّية بين السجن المدني بتونس ومكاتب عديد المسؤولين من المبعوثين الخاصين من الرئيس السابق المخلوع .. وإذ يكتنف الغموض بعض حلقات تكوين هذه المجموعة بعد الإذن بإيقاف التتبّعات والإيقافات إثر وفاة الرائد محمد المنصوري تحت التعذيب في مخافر أمن الدولة بمقرّ وزارة الداخلية ورغم السعي إلى طمس وجود المجموعة الأمنية وتقديم عناصرها للعموم في شكل خونة وعملاء حتى لا تُفسد مناخ نخوة المنقذ الأوحد والزعيم الأوحد الذي كان يسود فترة التغيير وكذبته التاريخية الكبرى .. إلاّ أنّ الجحود والنكران الصادر عن قيادة حركة النهصة حول الجناح السري العسكري للحركة ما زال يثير إمتعاضا للإعتراف به جهرا لدى القيادة الغنوشية التي كانت المستفيد الوحيد من ورطة جميع عناصر المجموعة الأمنية الذين غامروا بأنفسهم من أجل مداهمة السجون للإفراج عن راشد الغنوشي وشلته المعتقلين في سجون بورقيبة في إنتظار حبل المشنقة بعد صدور الأحكام الإستئنافبة في جلسات محكمة أمن الدولة بداية من 17 نوفمبر 1987 .. لكنّ الاقدار جعلت راشد الغنوشي وشلته يخرجون من السجون ويقع إعتقال أغلب عناصر المجموعة الأمنية التي كانت سببا في إعتلاء المخلوع سدة الحكم وخروج جميع أتباع وانصار حركة الإتجاه الإسلامي المتورطين في الشغب اثناء المطاهرات والإنتماء إلى تنظيم او جمعية غير معترف بها آنذاك ليلحق بهم لاحقا رئيس العصابة راشد الغنوشي في ماي 1988 ويدلي بتصريح في 17 جويلية 1988 يتنكّر فيه للمجموعة الأمنية جملة وتفصيلا .. قد نعتبر ذلك عاديا في إزدواجية الخطاب والنفاق السياسي النهضوي ولكن أن تبلغ قلة الحياء والجحود إلى درجة التنكّر لهذه المجموعة فإنّ ذلك لا يمكن تصنيفه إلاّ من باب الإفلاس الأخلاقي لعصابة مافيوزية جعلت نفسها فوق نضالات وتضحيات من كانوا سببا أصليّا في إعتلاء بعضهم سدة الحكم بعد الثورة .. وإذ يبدو للساذج قبل العاقل أنّ جيع عناصر المجموعة الأمنية قد غادروا السجن دون محاكمة وبعفو رئاسي في الذكرى الأولى للتحوّل المشؤوم إلاّ أنّ خفايا الأمور تفيد أنّ المخلوع قد خالف الوعد والعهد أطرد جميع الضباط والأمنيين والمدنيين من وظائفهم وحاصرهم في قوت عيشهم ونكّل بالعديد منهم وألقى بالبعض منهم في السجون ثانية لفترات قاسية كما روّض منهم عناصر لتكون العين الساهرة في خدمة البوليس السياسي وأخرى أخذت مسؤوليات في هياكل الحزب الحاكم المنحل .. لكنّ كلّ من ثبت في مواقفه ومبادئه دفع الثمن باهضا في ميدان الخصاصة والحرمان والتنكيل والإهانة في سنوات الجمر ليكون جزاؤه الجحود والنكران من رفاق الدرب بعد الثورة .. حين يبحث المرء عن الدوافع الخافية لمثل هذه السلوكيات لدى القيادة الغنوشية يكتشف حقدا وسواد القلوب الذي تتميّز به القيادة النهضوية التي إستعلت وتكبّرت على أنصاره وأتباعها رغم أداء البيعة التي تفرض الإنضباط التنظيمي .. لقد تبيّن من خلال التعيينات التي تكرّمت بها القيادة الغنوشية بعد إنتخابات 23 اكتوبر 2011 على بعض العسكريين من المجموعة الأمنية ومجموعة 8 نوفمبر 1987 براكة الساحل أفريل 1991 فإنّ جميع العناصر العسكرية للمجموعة الأولى والتي رفضت الإنصهار في محاولة الإنقلاب الثاني لمجموعة براكة الساحل قد وقع تجاهل تلبية مطالبها في تسوية وضعياتها الإدارية للحصول على جراية تقاعد فقط .. وأمّا من تطوّع في عملية الإنقلاب الفاشل لمجموعة براكة الساحل فقد وقع تعيينه مستشارا في إحدى الوزارات أومكلفا بمهمة لدى أحد الوزراء أو رئيس مدير عام لإحدى المؤسسات العمومية أو معتمدا في إحدى القرى والولايات .. كل ذلك حدث وما زال يحدث لكبت الأنفاس عن الإفصاح بحقيقة العصابة الغنوشية وتنظيمها العسكري السري الذي تحوّل فيه العديد من الغير مغضوب عليهم من طرف سيدي الشيخ إلى عناصر تشرف وتدير الجهاز الخاص لحركة النهضة في المكتب 22 المترامي الأطراف بين وكر مون بليزير وأماكن أخرى غير معروفة ..
وحتى لا أطيل في هذا الموضوع الذي يتطلّب كتابة مجلدات حول الخيانة والعمالة التي تنهش كيانات حركة دعوية قفزت إلى تنظيم مسلّح لتصبح حزبا سياسيا فإنّني أنشر قائمة أولية لعناصر المجموعة الأمنية 8 نوفمبر 1987 والتي ما زالت العصابة الغنوشية تتنكّر إليها وترفض الإعتراف بها ..
1 ) الدكتور المنصف بن سالم .. أستاذ جامعي من مواليد فيفري 1953
2 ) السيّد الفرجاني .. سرجان بجيش الطيران من مواليد أوت 1954
3 ) الدكتور الصبي العمري .. طبيب من مواليد 1957
4 ) عبد الرؤوف الرايسي .. محافظ أمن تابع لمصلحة أمن رئيس الدولة
5 ) رامي بن سالم بن عزبزة .. حافظ أمن تابع لسرية المدرعات بفرقة النظام العام .. من مواليد جانفي 1964 .. وهو أصغر الموقوفين ..
6 ) محمد الطاهر المسهلي .. ضابط شرطة فنية بمصلحة التعريف العدلي بإدارة الأمن .. من مواليد 1954 ..
7 ) عبد الرحمان الجميعي .. ناظر أمن مساعد تابع للإدارة الفرعية للمخابرات السلكية واللاّسلكية بفرقة النظام العام .. من مواليد فيفري 1949 ..
8 ) الطيّب بن حسن بالضياف .. محافظ أمن بالادارة الفرعية للوثائق التابعة للادارة العامة للامن ..
9 ) عامر بن عمر بوزقرو .. نقيب بالجيش الوطني .. آمر سرّية للمدفعية .. من مواليد فيفري 1955 ..
10 ) سالم الماكني .. مفتش شرطة تابع للادارة الفرعية للاستعلامات وخزينة المعلومات بإدارة الأمن .. من مواليد سبتمبر 1949 ..
11 ) سامي الغربي .. نقيب تابع للصواريخ المضادة للطائرات .. آمر سرّية القيادة والمصالح .. ملحق بمدرسة الاركان .. من مواليد جوان 1955 ..
12 ) محمد علي بوعلاق .. ناظر أمن مساعد تابع لشرطة الحدود .. من مواليد 1954 ..
13 ) حمد بن محمد الغربي .. ناظر أمن تابع لشرطة الحدود في مكتب الاداريات .. من مواليد مارس 1951 ..
14 ) عبد السلام الخماري .. نقيب بالجيش الوطني تابع لادارة الشارة .. رئيس مكتب الدراسات الفنية .. من مواليد 1956 ..
15 ) الصغيّر بكار .. مهندس أول للمركز القومي للدراسات الفنية .. من مواليد أوت 1951 ..
16 ) محمد الحبيب فرح .. ضابط شرطة .. من مواليد أوت 1952 ..
17 ) عمر الماكني .. عريف أول بالحرس الوطني .. من مواليد 1953 ..
18 ) محمد الهادي الهمامي ..ضابط شرطة مساعد .. من مواليد 1954 ..
19 ) محمد التليلي .. عريف أول بالحرس الوطني ..
20 ) محمد العزوزي ..عريف أول بالحرس .. من مواليد 1954 ..
21 ) يوسف اليعقوبي .. ناظر أمن مساعد تابع لفرقة مقاومة الارهاب .. من مواليد 1953 ..
22 ) مصطفى الحباشي ..عريف بالحرس الوطني .. من مواليد 1957 ..
23 ) عبد الله غريس .. مفتش شرطة بإدارة الاستعلامات .. من مواليد 1948 ..
24 ) بلقاسم الفرشيشي .. مستشار بوزارة التربية والتعليم العالي .. من مواليد 1958 ..
25 ) الهادي الغالي .. نائب بشركة تجهيز بالمنستير .. من مواليد 1949 ..
26 ساسي بالطيّب .. نقيب تابع للاكاجيمية العسكرية .. آمر سرية .. من مواليد 1954 ..
27 ) محسن حبورية .. موظف بالمترو الخفيف .. من مواليد 1957 ..
28 ) عبد الواحد االسايح .. نقيب تابع للاكاديمية العسكرية ..من مواليد 1953 ..
29 ) التيجاني الدريدي .. ناظر امن مساعد بالشرطة البلدية .. مكن مواليد 1953
30 ) الهادي العياري ..محافظ امن تابع لفرقة مقاومة الارهاب التابعة لقوات النظام العام .. من مواليد 1950 ..
31 )حسن الحناشي .. عون حرس تابع للامن الرئاسي ..من مواليد 1957 ..
32 ) كمال السويسي .. تاجر .. من مواليد 1955 ..
33 ) نور الدين السويسي .. تاجر .. من مواليد 1954 ..
34 ) محمد الناصر التمومي .. نقيب بالجيش الوطني تابع للمدرسة التطبيقية لمختلف الاسلحة « مدرّس » .. من مواليد 1955 ..
35 ) رحيّم بن محمد الرزقي .. حافظ امن من فرقة النظام العام .. من مواليد 1955
36 ) معتةق بن محمد العير .. سائق في الشركة القومية للنقل .. رقيب سابق في الجيشس في القاعدة الجوية « الخروبة » في بنزرت ..
37 ) أحمد السلايمي .. نقيب بالجيش الوطني ..
38 ) توفيق الماجري .. ملازم اول بالحرس الوطني ..
39 ) علي الحيدري .. حافظ أمن ..
40 ) الطاهر بسوس .. عريف أول ..
41 صالح العابدي ..عريف بالجيش الوطني ..
42 ) البرني الورتاني .. عون قمارق ..
وبقية القائمة عن قريب .. وللحديث بقية ..

SAHBI AMRI

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  1. […] Abdeljelil Temimi·mardi 17 mai 2016 Séminaire sur la mémoire nationale et l’histoire du temps présent avec Docteur Sahbi Amri sur : – la branche sécuritaire armée de la tendance islamique du 8 novembre 1987, mais le coup d’état de Ben Ali de 7 novembre a mis fin à l’exécution du projet ; – un éclairage sur la réconciliation avec la Présidence par l’intermédiaire du Général Ali Sariati pour la réingration du Dr. Amri à la fonction publique après son révocation abusive en 1990 – l’explosion du hélicoptère le 30 avril 2002 à bord duquel le chef de l’Etat Major le Général Abdelaziz Skik et d’autres officiers qui ont succombé à leur sort ; – d’autres informations d’importance sur les dirigeants islamistes de l’époque. Samedi 21 Mai 2016 à 09h15 A travers divers témoignages qui recoupent la mémoire nationale, il m’est apparu le besoin de plus de temps, dans le but de scruter la vérité historique oubliée, dans les consciences des acteurs réels, en leur offrant l’occasion de mettre à notre disposition des informations historiques d’une grave importance. A travers ma discussion avec le Docteur Sahbi Amri, je me suis rendu compte de plusieurs vérités nouvelles, que je résume comme suit. – Que le Docteur, suite à une rixe avec le fils de Mansour Skhri, en 1986 concernant un différend professionnel, avec la femme de ce Lias Skhiri, en relation avec l’hôpital pédiatrique de Bab Saadoun, il voit son salaire suspendu pendant 8 mois. Chose qui l’a poussé a rejoindre l’opposition contre Bourguiba et trouvant dans sa sœur affiliée à Ennahdha un intermédiaire idéal. – Sa relation s’est nettement améliorée avec le Président du BP du Mouvement de la Tendance Islamique, Hamadi Jebali, au point de permettre à ce dernier d’user de ses propres papiers d’identité pour faire face à tout contrôle de police. De ce jour, a commencé son drame. Il a essayé au début de faire passer illégalement, sa sœur et son mari ainsi que leurs enfants, vers sa belle-famille installée en Algérie. A la demande de Hamadi Jebali, il a été l’intermédiaire et le coordinateur pour faire passer illégalement en Algérie le dénommé Fethi Maatoug, qu’il découvre par la suite impliqué dans les explosions des hôtels de Sousse et Monastir du 02 Août 1987, sachant que ce dernier a passé deux mois en cachette dans la maison de Hamed Karoui, à Sousse. Suite à cette opération, son rôle d’intermédiaire continue dans le transfert en Algérie de deux membres du Mouvement de Tendance Islamique, à savoir, Mohamed Chemli et Abdelmajid Mili, impliqués aussi dans les explosions d’hôtels à Sousse et Monastir. Après la fuite de Hamadi Jebali et Salah Karkar de Tunis, à bord du navire Habib, de la Goulette déguisés en officiers de Douanes, le 26 octobre 1987, la carte d’identité de Sahbi Amri, est restée à son insu chez Zied Dawlatli, qui lors d’une descente de police chez lui, a préféré s’en débarrasser dans le fourgon policier, avant d’entrer dans les locaux de Sureté d’Etat. Sahbi Ami, fut arrêté le 22 novembre 1987, et s’est trouvé impliqué dans le groupe sécuritaire 8 novembre 1987, qui projetait d’attaquer les prisons pour sauver le groupe Gannouchi, qui attendait le verdict de 30 peines de mort supplémentaires, en phase d’appel, mais le coup d’Etat de Ben Ali, a mélangé les cartes. Les islamistes impliqués dans les émeutes de l’été de 1987 ont été cependant libérés. Le groupe sécuritaire dépendant de la branche militaire de la Tendance Islamique n’a reçu que dénégation de la part de Rached Gannouchi, principal bénéficiaire, de la suspension du Tribunal de Sureté de l’Etat et de ses verdicts, suite à la libération du groupe sécuritaire par le régime, à l’occasion des premières festivités du 7 Novembre, après une année d’arrêt, de prison et de torture sans jugement. Suite à la rétractation de Ben Ali, après les tractations secrètes de l’été 1988 avec le groupe sécuritaire, une centaine de membre du groupe sécuritaire, du «sauvetage National» ou «sauvetage de la Direction ou le QG du Mouvement de Tendance Islamique», demeurent, à ce jour, non concernés par le premier Décret de l’Après-Révolution, amnistie générale, en date du 19 février 2011, avec une réserve claire de la part de Mouvement de Tendance Islamique, de crainte d’être classé organisation terroriste, ayant une branche militaire secrète. L’année 2006 a été d’une importance décisive pour l’élaboration de la relation du Docteur Sahbi Amri avec Ennahdha et en plus général avec l’opposition, lorsqu’il a accepté de se réconcilier avec la Présidence, après la faillite du Mouvement 18 Octobre 2005 à concrétiser ses demandes par le biais de la grève de la faim collective, et a dénudé l’opposition politique et des droits de l’homme. Il a été intermédiaire honnête de ces tractations avec le Général Ali Seriati, avec l’ex Président Ben Ali, comme l’atteste Sahbi Amri, surtout pour la régularisation de la situation des islamistes, à savoir aussi bien qui ont été relâchés des prisons et exilés à l’étranger. lorsque l’avocat Mohamed Nouri et le journaliste Slim Boukhdhir, aient entamé une grève de la faim pour l’obtention du passeport. Chose qui a été comprise par Ben Ali et ses conseillers comme une manière de porter atteinte à la célébration du 20ème anniversaire du 7 Novembre, et de ce fait il a refusé de signer l’amnistie. Le Général Ali Seriati a poursuivi sa médiation entre Sahbi Amri et Ben Ali, sur la base de la levée de la décision d’exil à Sidi Bouzid, et sa réintégration de la fonction publique à la capitale après son renvoi abusif en 1990 de la Santé Publique de l’hôpital de Dahmani, ainsi que le transfert de sa femme médecin à la capitale, et ses enfants aux écoles et lycées de la capitale aussi. Ayant aussi été privé de son passeport pendant 12 ans. Une affaire de corruption et malversation a été engagée à son encontre après la révolution, par l’avocat Samir Ben Amor, avant que celui-ci soit évincé de son poste de Conseiller politique du Président Moncef Marzouki… En 2002 il a pu se rendre à Genève puis Paris en 2003, après son recours en 1998 auprès du Tribunal Administratif levant la saisie de son passeport, pour découvrir fortuitement un capitaine de l’aviation militaire, en fuite, déclarant qu’il ait tiré des hauteurs des colline de la ville de BorjAmri, le 30 avril 2002, sur un hélicoptère, à bord duquel le Chef d’Etat-major, le Général Skik, ainsi que plusieurs autres officiers, qui ont succombé, suite à une visite d’inspection à la caserne du Kef. J’ai conclu en tant qu’historien qui s’est occupé de la mémoire nationale que la réalité historique commence à se dissiper sur des évènements déterminants et très particuliers, et de ce fait, je peux certifier que la période Ben Ali reste aussi bien complexe et qui a besoin de plus d’éclaircissements. Le Docteur m’a demandé d’inviter plusieurs personnalités Nahdhaouis : Hamadi Jebali, Lotfi Zitoun, Sayed Ferjani, Belgacem Ferchichi, Zied Doulatli, Hédi Ghali, Mohamed Chemli, Abdelmajid Mili, Fethi Maatoug, Mohamed Néjib Karoui, et quelques figures de l’ère novembrienne, à savoir Hamed Karoui, Hédi Baccouche, Kamel Ltaief, et le dernier Chef d’Etat-Major de la période de Ben Ali, à savoir le général Youssef Barakat, l’ex Directeur de la Sureté Présidentiel Ali Seriati, Khémaiess Chemmari, et l’ex Ministre de la Santé publique Hédi Mhenni… Les cadres sécuritaires et militaires, à l’instar de Moncef Ben Gbila, Ibrahim Sbaii, Mohamed Nacer, Hassen Abid, Mohamed Ali Ganzouai, Abdallah Kallal, Rafik Haj Kassem, Abderrahmen Guesmi (Boukassa), et l’ex juge d’instruction militaire Abdeljalil Abbane, l’ex-procureur général militaire Mustapha Bouaziz, Habib Ammar, Mohamed Jarii, Kamel Haj Sassi, Fraj Gdoura, Bechir Gezgez le directeur du tribunal militaire, l’avocat Hassen Godhbane, ainsi que tous les avocats qui ont plaidé lors des affaires du groupe sécuritaire du 8 novembre 1987, branche militaire secrète du Mouvement Tendance Islamiste.. Ainsi que toute autre personne qui se croit porteur d’un quelconque avis, cette tribune est et restera la seule tribune crédible, indépendante pour encadrer le véritable historique que nous devons défendre à tout prix. Ce sont les informations que va porter le Docteur Sahbi Amri, que nous allons écouter et enregistrer, et que tout le monde peut affirmer, contredire ou démentir… L’invitation est ouverte à tous ceux qui s’intéressent au sujet, samedi 21 mai 2016 à partir de 9h15. Abdeljelil Temimi ————————————————————————————————————-Adresse : Immeuble Al-Imtiaz-Centre Urbain Nord-1003 Tunis Tél. (00216) 71231444 / fax : (00216) 71 236 677 E. Mail : fondationtemimi@gnet.tn / fondationtemimi@yahoo.fr site web : http://www.fondationtemimi.tn Du meme auteur https://tunisitri.wordpress.com/2010/12/02/tunisie-1987-mti-groupe-securitaire/ […]

  2. lettre de Addassi
    aالسلام عليكم ورحمة الله وبركاته.
    يسعدني أن ألتقي بك في هذه السانحة، بل ويشرّفني أن تكون ممّن يقرؤون محاولاتٍ أردّتها أن تكون صادقة خالية من المجاملة القاتلة أو النّفاق المهالك.
    مبديّا أقول بأنّه يمكنني الإفادة عمّا أعلم حول الجهاز بما أستطيع.
    أمّا الحديث عن المجموعة الأمنيّة، فهو وإن صار من التاريخ، يظلّ من مشمولات رئيسها الدكتور المنصف بن سالم حفظه الله وختم له بالباقيات الصالحات، فهو خيرنا وأقدرنا على الحديث في هذا الباب. وإنّي كذلك لا أستطيع التقديم بين يديه.
    على كلّ حال سوف تكون لي زيارة إلى باريس ثاني أسبوع من الشهر القادم يونيو إن شاء الله تعالى. ولعلّ سروري يتمّ بملاقاتك إن شاء الله.
    التحية لك ولأهلك والشكر موصول لأخي محمّد الذي مدّ بيننا هذا الجسر الذي أسأل الله أن يكون صلبا صالحا.
    مع أفضل التحيّات، أخوك عبدالحميد العدّاسي الذي كان ذات يوم عسكريّا.

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